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Dormir à terre et autres nouvelles
Revueltas José
FONDEURS BRIQUE
19,30 €
Épuisé
EAN :9782916749075
Dormir à terre est une anthologie inédite en français des meilleures nouvelles de l'auteur. Elle s'efforce d'offrir un éventail représentatif de l'art révueltien de la nouvelle, dont le petit chefd'oeuvre Dormir à terre (1959) donne une idée, tout en privilégiant un tant soit peu les textes les plus récents, leur facture étant souvent originale et même parfois franchement audacieuse : c'est le cas de Hegel et moi (1973), qui met en scène, en prison, un truand assimilé au philosophe allemand par sa manière de discourir ; de Lit numéro onze (1965), qui associe l'autobiographie à la fantasmagorie ; de Ezéchiel ou le massacre des innocents (1969), qui transmet une impression obscure de découragement mais laisse entrouverte une porte étroite à la lutte car il est bien précisé dans les dernières lignes que le personnage "franchit la confusion des vitres pour entrer dans le bois du monde" .
Lors de la publication en 1949 de ce troisième roman de José Revueltas, l'enthousiasme de la critique de droite s'éveilla immédiatement et provoqua la colère et la condamnation brutale des "compagnons de route" de l'auteur. Le livre fut retiré des librairies à sa demande, suite à la polémique qu'il suscita, et, naturellement, "réhabilité" dans les années soixante. Dans le roman, des militants à la fois proches du peuple et partisans de la liberté de conscience s'opposent à d'autres militants dont le manque d'ouverture idéologique et l'éthique erronée causent équivoques et tragédies. Mal interprété par certains idéologues de l'époque, ce texte, à la fois philosophique, poétique et méditatif traite des relations entre l'art, la morale et la politique, questions récurrentes dans le Mexique post révolutionnaire des années trente dont il recrée l'univers. Il présente avec une acuité toujours actuelle la problématique de l'engagement politique et du destin personnel. L'œuvre de José Revueltas (1914-1976) est l'exemple même d'une littérature ne cédant pas aux tâches que la politique lui impose. Eternel marginal, il fut envoyé au bagne pour son appartenance au Parti communiste mexicain dont il fut ensuite exclu pour non-conformité au dogme... Plongée au plus profond des méandres de l'âme, son style poétique, vierge de tout sentimentalisme, puise autant dans une religiosité dostoïevskienne que dans l'existentialisme dont il partagea l'engagement et la foi dans l'humain.
Résumé : Avec Le deuil humain, qui obtint en 1943 le Prix national de littérature, le Mexicain José Revueltas a donné une contribution exemplaire à ce que l'histoire littéraire ne tarderait pas à désigner comme le trait caractérisant le roman sud-américain : le réalisme halluciné. Le thème du roman, c'est la lutte sans pitié que se livrèrent, au lendemain de la révolution de 1910, les paysans du Mexique, divisés en partisans du Christ-Roi, soutenus par les forces conservatrices du pouvoir, et en révolutionnaires, anciens soldats de Pancho Villa et de Zapata. La région où l'histoire se déroule est celle, d'une pauvreté extrême, que les agriculteurs désertent, menacés tour à tour par la sécheresse et les crues dévastatrices du fleuve qui la traverse. C'est ce dernier bouleversement qui intervient lorsque meurt la petite fille d'un couple de paysans et qu'il s'agit d'aller chercher le curé sur l'autre rive du fleuve... Les eaux n'ayant cessé de monter pendant la veillée funèbre, voilà les personnages du roman, anciens amis ou ennemis dans la lutte révolutionnaire, réfugiés sur le toit de la maison, tandis que les zopilotes - des vautours - attendent le moment de les dévorer. Alors, déjà comme en marge du temps, chacun se remémore les instants les plus brûlants de sa vie. Et, page après page, ils deviennent les figures d'une tragédie archaïque où sont en jeu la faim, la vengeance, le passé du Mexique, et les questions primordiales de la condition humaine : Pourquoi lutter ? Pour quelle justice ? A quelle fin ?
Le texte a paru tout d'abord en feuilleton à El Paso (Etats-Unis) en 1916. Repris en volume au Mexique en 1920, le livre connut à partir de 1924 un succès qui en fit le roman fondateur de la littérature révolutionnaire mexicaine. Le livre fut rapidement traduit en anglais, en allemand, en français (une première édition en 1928 dans la revue du parti communiste, Monde, sous l'impulsion de Henri Barbusse, puis une deuxième en 1930 préfacée par Valery Larbaud sur laquelle nous basons notre édition). Il fit l'objet d'adaptations théâtrale (1929) et cinématographique (1940), et influença les peintres muralistes comme Orozco. Rénovateur des lettres mexicaines, Azuela annonce les oeuvres de Martín Luis Guzmán (L'Aigle et le serpent, 1926 ; L'Ombre du caudillo, 1929) qui installèrent le thème révolutionnaire au coeur de la production littéraire du pays.
Résumé : Composée de vingt-deux articles (1981-1999), cette première anthologie en français présente ce journaliste d'exception que fut Joaquin Vidal. Depuis son siège des arènes de Madrid (tendido bas 10, rang 6, place 17) ou pendant les ferias de Pampelune ou de Valence, il composa, grâce à la rigueur de son point de vue et à l'élégance ironique de son style, plus que de simples comptes rendus des courses. Quelquefois, le spectacle de la piste n'obtenait même que la portion congrue (Les Rois de la claque et L'esprit du gradin 8 reste vivace à propos du public ; Reste encore à le raconter sur la condition de journaliste taurin...). Si, dans le monde de la critique taurine, il se situait clairement du côté de la critique (Ici sévit une mafia), il ne ménageait pas ses enthousiasmes lors des rares occasions où taureau de combat et véritable torero se rencontraient.
Résumé : Ce recueil de 15 articles (avec deux appendices contenant des lettres au poète Cortines y Murube et à Eugenio Noel) parus dans la presse hispanique entre 1896 et 1936, nous donne le point de vue du philosophe, figure majeure de la génération de 98, sur la "soi-disant fête nationale espagnole" . Point de vue sacrilège puisqu'il rejette le jeu tauromachique comme symbole de l'hispanité, au même titre que le flamenco.
B. Traven reste la personnalité littéraire la plus consciencieusement insaisissable du XXe siècle. Qui fut l'auteur de la dizaine de romans, dont le célèbre Trésor de la sierra Madre, et recueils de nouvelles mettant en scène des exploités? Fut-il Ret Marut, ce jeune acteur et poète anarchiste arrêté lors de la rébellion munichoise de 1919? Ou bien T. Torsvan, un explorateur et scientifique norvégien? Ou alors Hal Croves, scénariste et agent littéraire américain? On parla même de lui comme du fils illégitime du Kaiser Guillaume II... Il est néanmoins établi qu'il vécu et travailla au Mexique, sous diverses identités, du milieu des années vingt jusqu'à sa mort, survenue en 1969. Attiré par cette énigme, en 1975 Jonah Raskin est invité à Mexico par la veuve de l'écrivain pour écrire sa biographie. Il y rencontra ceux qui le connurent, eut accès à ses archives et parcourut les lieux arpentés par l'écrivain. Dans A la recherche de B. Traven, nous contemplons cette identification qui le conduisit au bord de la folie. Cette troublante mise en abîme est le plus bel hommage rendu à l'écrivain qui déclarait dès 1926 :. " Mon histoire personnelle ne décevrait pas les lecteurs, mais elle ne regarde que moi et je tiens à ce qu'il en soit ainsi."