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Diriger le sport. Perspectives sur la gouvernance du sport du XXe siècle à nos jours
Attali Michaël ; Bazoge Natalia
CNRS EDITIONS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782271073556
Le sport constitue l'un des phénomènes sociaux majeurs du xxe siècle. Il a très rapidement fait l'objet d'une institutionnalisation à l'échelon international comme au niveau territorial. En France, les modalités d'organisation du mouvement sportif se construisent entre respect de la loi républicaine et autonomie garante d une certaine indépendance. Issus de différents domaines scientifiques, les meilleurs spécialistes analysent dans cet ouvrage la diversité des postures et démarches à l'origine de cette gouvernance du sport. Plus ou moins spécifiques, les institutions qui la fondent définissent chacune des idéaux particuliers devant légitimer la place du sport. Du nationalisme a la socialisation, l'éventail des interventions publiques est large et permet de situer la diversité des modes d'appréhension. Au fil du temps, répondant a des stratégies multiples, des protagonistes étrangers au monde sportif se sont imposés sur des terrains ou se mêlent enjeux politiques et économiques, notamment a travers les événements sportifs. Autant de mutations et d'évolutions souvent paradoxales qui tendent aujourd'hui à redéfinir une nouvelle gouvernance du sport pour le xxie siècle. Michael Attali est maître de conférences-HDR à l'UFRAPS de l'Université Joseph Fourier-Grenoble 1. Il est membre du laboratoire Sport et Environnement Social (SENS-EA 3742). Il étudie en particulier les modalités de diffusion des cultures sportives dans une perspective socio-historique. Natalia Bazoge est professeure agrégée à l'UFRAPS de l'Université Joseph Fourier-Grenoble 1. Elle est chercheuse associée au laboratoire Sport et Environnement Social (SENS-EA 3742). Ses recherches portent sur l'histoire genrée des pratiques sportives et de l'éducation physique scolaire.
Résumé : En raison de sa position particulière dans l'espace scolaire et de sa dépendance aux influences sociales, politiques, culturelles, le champ de l'EPS traduit depuis 1945 et avec une sorte d'effet de loupe les tensions et les débats relatifs qui ont soutenu l'exigence générale de démocratisation. D'où l'importance particulière que revêt, pour la discipline mais aussi au-delà, le présent travail d'historiens, devenu un "classique" depuis sa première parution en 2004. A travers une triple analyse, institutionnelle, politique et culturelle, les auteurs du présent ouvrage précisent les facteurs qualitatifs et quantitatifs de cette démocratisation. Ils apportent une attention soutenue aux grandes problématiques : apprentissage de la citoyenneté, socialisation, égalité des chances, diffusion des savoirs. Le livre a été soigneusement mis à jour pour cette troisième édition et complété notamment par une approche épistémologique des pratiques d'enseignements.
A quoi sert un évènement sportif ? Présentés comme ayant des effets sociaux, plusieurs manifestations - et parmi eux les prestigieux Jeux olympiques - légitiment leur intérêt en raison des retombées sociales et culturelles qui leur seraient liées. C'est dans cette perspective que, depuis la fin des années 1990, nombre de compétitions sportives ont capté la notion d'héritage. D'abord mobilisée de manière formelle, elle est devenue un élément majeur de toutes les candidatures. Derrière les discours, il apparaît néanmoins difficile d'identifier les retombées effectives et censées être consubstantielles à l'évènement.
Attali Michaël ; Combeau-Mari Evelyne ; Mollier Je
Depuis le milieu du XIXe siècle, la presse française a intégré le fait sportif. Plus encore, elle a contribué à sa structuration, à son développement et à ses nombreuses inflexions. Dans le florilège de litres qui compose la presse, ceux appartenant à la sphère communiste s'emparent à la fin des années vingt de ce sujet pour en faire un élément à part entière des lignes éditoriales. Ce sont ces mécanismes, la place significative du sport dans la presse généraliste nationale et régionale, la création d'une presse sportive spécialisée et sa disparition que nous avons souhaités mettre à jour dans le cadre de ce recueil. D'abord opposés à une entreprise qualifiée de "bourgeoise" puis convaincus de sa diffusion, les journaux se révèlent parfois critiques, souvent propagandistes et porteurs d'un discours militant. En concurrence dans le paysage médiatique, ils se saisissent du phénomène social qu'est le sport pour mieux faire fructifier leur idéologie et leur audience. Les titres contribuent ainsi à construire une culture fondée sur des croyances collectives, sur des idéaux, sur un projet de transformation sociale, sur une conception des rapports sociaux, sur un ensemble de mornes et de valeurs partagées par des individus issus d'univers différents mais faisant corps autour d'un engagement politique. L'interface de l'histoire de la presse et de celle du sport, cet ouvrage a pour ambition d'éclairer une part de la vie politique, culturelle et sociale du XXe siècle.
Si l'histoire de la formation des enseignant. e. s de l'enseignement public est bien documentée, celle de la formation des enseignant. e. s du privé demeure encore méconnue. Afin de combler ce point aveugle, cet ouvrage porte son attention sur un établissement né à Angers en 1963 sous le nom de Centre féminin d'éducation physique et sportive (CFEPS) puis rebaptisé Institut de formation en éducation physique et sportive (IFEPSA) en 1981. Il ambitionne de comprendre les logiques sociales, politiques et éducatives ayant conduit à son développement, mais aussi de définir le type d'éducateur. rice. s formé. e. s. Si, à son origine, former des spécialistes pour l'enseignement privé s'avère prioritaire, progressivement, d'autres secteurs vont être ciblés, conduisant aujourd'hui l'institut angevin à développer une offre de formation couvrant la plupart des métiers du sport. Quatre temps scandent une histoire marquée par des acteurs dont le militantisme et les engagements vont conduire à faire évoluer les profils de celles et de ceux susceptibles de prendre en charge l'éducation des corps et des esprits par le sport. Dans une institution liée aux réseaux catholiques, ces choix s'avèrent indexés sur une philosophie de formation dont les auteurs précisent les enjeux autant que les conséquences sur les profils des professionnel. le. s du sport. Par la diversité des éclairages proposés, cet ouvrage conduit autant à interroger les dynamiques de formation de l'enseignement privé en France que les conditions de structuration d'un secteur professionnel ayant connu plusieurs transformations dans le dernier demi-siècle.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.