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Le sport dans la presse communiste
Attali Michaël ; Combeau-Mari Evelyne ; Mollier Je
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753528246
Depuis le milieu du XIXe siècle, la presse française a intégré le fait sportif. Plus encore, elle a contribué à sa structuration, à son développement et à ses nombreuses inflexions. Dans le florilège de litres qui compose la presse, ceux appartenant à la sphère communiste s'emparent à la fin des années vingt de ce sujet pour en faire un élément à part entière des lignes éditoriales. Ce sont ces mécanismes, la place significative du sport dans la presse généraliste nationale et régionale, la création d'une presse sportive spécialisée et sa disparition que nous avons souhaités mettre à jour dans le cadre de ce recueil. D'abord opposés à une entreprise qualifiée de "bourgeoise" puis convaincus de sa diffusion, les journaux se révèlent parfois critiques, souvent propagandistes et porteurs d'un discours militant. En concurrence dans le paysage médiatique, ils se saisissent du phénomène social qu'est le sport pour mieux faire fructifier leur idéologie et leur audience. Les titres contribuent ainsi à construire une culture fondée sur des croyances collectives, sur des idéaux, sur un projet de transformation sociale, sur une conception des rapports sociaux, sur un ensemble de mornes et de valeurs partagées par des individus issus d'univers différents mais faisant corps autour d'un engagement politique. L'interface de l'histoire de la presse et de celle du sport, cet ouvrage a pour ambition d'éclairer une part de la vie politique, culturelle et sociale du XXe siècle.
A quoi sert un évènement sportif ? Présentés comme ayant des effets sociaux, plusieurs manifestations - et parmi eux les prestigieux Jeux olympiques - légitiment leur intérêt en raison des retombées sociales et culturelles qui leur seraient liées. C'est dans cette perspective que, depuis la fin des années 1990, nombre de compétitions sportives ont capté la notion d'héritage. D'abord mobilisée de manière formelle, elle est devenue un élément majeur de toutes les candidatures. Derrière les discours, il apparaît néanmoins difficile d'identifier les retombées effectives et censées être consubstantielles à l'évènement.
Attali Michaël ; Saint-Martin Jean ; Villaret Sylv
Le programme de l'épreuve écrite des concours de recrutement de l'Education nationale - le CAPEPS et l'agrégation d'éducation physique et sportive - porte sur des périodes historiques qui se recoupent. Ce nouveau manuel convient à la préparation de l'un et de l'autre. Dans la première partie, les auteurs, professionnels du secteur, livrent une analyse historique de l'épreuve qui révèle l'esprit qui la sous-tend. La deuxième partie - réservée à la méthode de travail - porte sur le fond et sur la forme de la dissertation. Etape par étape, à l'appui d'exemples réels, on y apprend comment traiter un sujet de concours. Dans des encadrés bien distincts, on trouvera les conseils de préparation ainsi que des synthèses rappelant ce qu'il faut faire et ce qu'on doit éviter. La dernière partie comprend dix corrigés types traitant de thèmes inédits dans les concours : finalités et pratiques, réussite, loisirs et travail, cultures corporelles, laïcité, statuts professionnels, handicaps, mixité, violence et force. Chaque devoir applique la méthodologie requise tout en exposant des connaissances qui pourront enrichir la réflexion des candidats. Au-delà, tous les étudiants des filières STAPS pourront puiser ici connaissances et méthodes qui leur serviront tout au long de leur cursus.
Si l'histoire de la formation des enseignant. e. s de l'enseignement public est bien documentée, celle de la formation des enseignant. e. s du privé demeure encore méconnue. Afin de combler ce point aveugle, cet ouvrage porte son attention sur un établissement né à Angers en 1963 sous le nom de Centre féminin d'éducation physique et sportive (CFEPS) puis rebaptisé Institut de formation en éducation physique et sportive (IFEPSA) en 1981. Il ambitionne de comprendre les logiques sociales, politiques et éducatives ayant conduit à son développement, mais aussi de définir le type d'éducateur. rice. s formé. e. s. Si, à son origine, former des spécialistes pour l'enseignement privé s'avère prioritaire, progressivement, d'autres secteurs vont être ciblés, conduisant aujourd'hui l'institut angevin à développer une offre de formation couvrant la plupart des métiers du sport. Quatre temps scandent une histoire marquée par des acteurs dont le militantisme et les engagements vont conduire à faire évoluer les profils de celles et de ceux susceptibles de prendre en charge l'éducation des corps et des esprits par le sport. Dans une institution liée aux réseaux catholiques, ces choix s'avèrent indexés sur une philosophie de formation dont les auteurs précisent les enjeux autant que les conséquences sur les profils des professionnel. le. s du sport. Par la diversité des éclairages proposés, cet ouvrage conduit autant à interroger les dynamiques de formation de l'enseignement privé en France que les conditions de structuration d'un secteur professionnel ayant connu plusieurs transformations dans le dernier demi-siècle.
Résumé : En raison de sa position particulière dans l'espace scolaire et de sa dépendance aux influences sociales, politiques, culturelles, le champ de l'EPS traduit depuis 1945 et avec une sorte d'effet de loupe les tensions et les débats relatifs qui ont soutenu l'exigence générale de démocratisation. D'où l'importance particulière que revêt, pour la discipline mais aussi au-delà, le présent travail d'historiens, devenu un "classique" depuis sa première parution en 2004. A travers une triple analyse, institutionnelle, politique et culturelle, les auteurs du présent ouvrage précisent les facteurs qualitatifs et quantitatifs de cette démocratisation. Ils apportent une attention soutenue aux grandes problématiques : apprentissage de la citoyenneté, socialisation, égalité des chances, diffusion des savoirs. Le livre a été soigneusement mis à jour pour cette troisième édition et complété notamment par une approche épistémologique des pratiques d'enseignements.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.