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Exprimer le génocide des Arméniens. Connaissance, arts et engagement
Asso Annick ; Demirdjian Héléna ; Louvier Patrick
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753551305
Cent ans après les faits, le génocide des Arméniens n'est toujours pas reconnu par la Turquie, héritière de l'Empire ottoman. Devenu au cours du XXe siècle un enjeu politique, le génocide est, dans le cas arménien, non seulement un objet d'Histoire mais aussi un objet politisé, ce qui influe sur les formes de ses représentations et les discours historiographiques, et détermine les textes et les discours qu'il a produits. Les contributions de cet ouvrage proposent une approche pluridisciplinaire, analysant à la fois la réception de l'événement en France et les formes de ses représentations dans la littérature et les arts. Si la négation du génocide s'est constituée en politique d'Etat en Turquie, la société civile progresse vers la reconnaissance, initiant un dialogue des mémoires arménienne et turque. Ces lectures croisées invitent à un parcours heuristique au cours duquel l'événement 1915 est mis en tension dans le temps de l'Histoire collective et individuelle et dans les différents espaces qu'il occupe. Alors que l'Arménie est le pays garant de la transmission, la Turquie continue à en porter les stigmates béants et la diaspora, éclatée de par le monde, explore un deuil infini.
L'Association des astronautes autonomes a été lancée en 1995, avec comme pour premier objectif la constitution d'un réseau planétaire de groupes ou individualités en faveur du développement de programmes spatiaux indépendants. Auto-dissoute avec le vieux siècle, elle laisse la trace de ses cheminements vers les étoiles dans cette anthologie, où sont abordées des questions aussi diverses et complémentaires que la Guerre de l'information, les projets d'habitacles humains dans l'espace, les expériences sexuelles, théâtrales et chorégraphiques en apesanteur et les secrètes apocalypses que nous réserve le ballet funeste des sondes spatiales et des satellites militaro-scientifiques.
Le Théâtre du génocide rend compte de toute une orientation du théâtre engagé dans la représentation et la dénonciation des crimes de génocide depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Oscillant du théâtre-récit au théâtre documentaire, du théâtre de la monstration au théâtre de la survivance, il offre un espace à la mémoire collective et individuelle, rend la parole aux victimes, donne un visage au bourreau et interpelle sans relâche le spectateur.
Ce livre n'est pas dans le courant. Il est un courant lui-même, dans lequel il suffit de se faire transporter - à son petit galop, doucement plaintif -, pour se retrouver sur un chemin où s'exposent, se déroulent, sont mis à nu des sentiments à l'état pur. Quatre textes, ou chapitres, parcourent des passions différentes, en couches superposées : la première respire encore à l'air libre, puis petit à petit elles s'enfoncent, dans la mémoire, dans l'enfer, dans l'enfance. La nouveauté de ce livre, de ce ton, est de révéler des blessures sans les envelopper de circonstances. Pourquoi n'est-ce pas un livre angoissant ? Ni même triste ? Pourquoi nous entame-t-il dans des vertiges d'intimité comme dans une promenade à la campagne ? Parce qu'il explique un paysage. Et c'est un paysage à la fois tout à fait connu (le paysage de la souffrance qu'on dit " sans raison "), et tout à fait inconnu (rien n'est plus étranger que la souffrance elle-même, si semblable soit-elle à la nôtre). Ou, pour mieux dire, tous les éléments du paysage nous sont familiers, le guide est un petit paysan qu'on a vu naître, et chaque pas pourtant nous enfonce sous un ciel de plomb dont la lumière d'acier et de brume découvre une nouvelle manière d'exil.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.