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Rien n'est perdu. Récit
Asso Françoise
CHAMP VALLON
11,50 €
Épuisé
EAN :9782876733046
Ce livre n'est pas dans le courant. Il est un courant lui-même, dans lequel il suffit de se faire transporter - à son petit galop, doucement plaintif -, pour se retrouver sur un chemin où s'exposent, se déroulent, sont mis à nu des sentiments à l'état pur. Quatre textes, ou chapitres, parcourent des passions différentes, en couches superposées : la première respire encore à l'air libre, puis petit à petit elles s'enfoncent, dans la mémoire, dans l'enfer, dans l'enfance. La nouveauté de ce livre, de ce ton, est de révéler des blessures sans les envelopper de circonstances. Pourquoi n'est-ce pas un livre angoissant ? Ni même triste ? Pourquoi nous entame-t-il dans des vertiges d'intimité comme dans une promenade à la campagne ? Parce qu'il explique un paysage. Et c'est un paysage à la fois tout à fait connu (le paysage de la souffrance qu'on dit " sans raison "), et tout à fait inconnu (rien n'est plus étranger que la souffrance elle-même, si semblable soit-elle à la nôtre). Ou, pour mieux dire, tous les éléments du paysage nous sont familiers, le guide est un petit paysan qu'on a vu naître, et chaque pas pourtant nous enfonce sous un ciel de plomb dont la lumière d'acier et de brume découvre une nouvelle manière d'exil.
L'Association des astronautes autonomes a été lancée en 1995, avec comme pour premier objectif la constitution d'un réseau planétaire de groupes ou individualités en faveur du développement de programmes spatiaux indépendants. Auto-dissoute avec le vieux siècle, elle laisse la trace de ses cheminements vers les étoiles dans cette anthologie, où sont abordées des questions aussi diverses et complémentaires que la Guerre de l'information, les projets d'habitacles humains dans l'espace, les expériences sexuelles, théâtrales et chorégraphiques en apesanteur et les secrètes apocalypses que nous réserve le ballet funeste des sondes spatiales et des satellites militaro-scientifiques.
Résumé : In 1982, conflict erupts between Great Britain and Argentina, putting important forces into play. Argentina decides to seize the Falkland Islands, which had been occupied by the United Kingdom silice the beginning of the 19th century. On April 2, an island landing of Argentine forces succeeds, taking the government of Margaret Thatcher by surprise. Argentina asserts its sovereignty over the Islands. While hoping for a diplomatic solution, No. 10 Downing Street prepares a large-scale operation to regain control of the Falkland Islands. Along with the use of traditional combat techniques, these opérations also provide an extraordinary test of modern electronic weaponry.
Le Théâtre du génocide rend compte de toute une orientation du théâtre engagé dans la représentation et la dénonciation des crimes de génocide depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Oscillant du théâtre-récit au théâtre documentaire, du théâtre de la monstration au théâtre de la survivance, il offre un espace à la mémoire collective et individuelle, rend la parole aux victimes, donne un visage au bourreau et interpelle sans relâche le spectateur.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.