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Very Good Trip. Le rock au pays des rêves
Assayas Michka
MOT ET LE RESTE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782360545124
Eh oui, le grand voyage commence aujourd'hui. A partir de ce matin, pendant un mois, je vous embarque dans un very good trip, c'est promis, à travers les paysages magiques, parfois oubliés ou méconnus, de l'histoire du rock, au sens très large. Chaque semaine, ce sera un voyage différent Pour commencer, je vous convie à un grand tour dans un monde enchanté, celui de la pop mélodieuse, baroque et bizarre née lors de la période dite psychédélique. Il y a près de cinquante ans aujourd'hui - c'était un autre siècle, un autre monde - a eu lieu, dans la très jeune histoire du rock, cette révolution. Il s'agissait d'ouvrir, grâce à une musique nouvelle, de nouvelles voies à l'esprit humain, et même de lui apporter de nouvelles révélations. Alors, vous imaginez, à la radio, on s'est mis à entendre des choses extrêmement étranges. A l'été 2015, Michka Assayas, le critique rock, passeur et romancier qui a toujours su faire découvrir un pan de la culture musicale à l'aune de sa perception intime, démarre son émission Very Good Trip sur France Inter. Celle-ci a vu son premier cycle s'ouvrir sur la pop baroque des Beatles et des Beach Boys qu'il rattache au psychédélisme. Cette notion qui transcende les formes artistiques est le fil rouge de l'ouvrage : une sélection de ses émissions consacrées aux représentants originaux mais aussi actuels de cette culture. Bee Gees, Genesis, Beach House, Grizzly Bear, Queen, Radiohead, Pink Floyd ou Brigitte Fontaine apparaissent dans leurs différences mais, sous la plume savante de Michka Assayas, emmènent l'auditeur/lecteur à la découverte d'un univers homogène. Le passage de l'oralité à l'écrit se fait naturellement, offrant au lecteur des pistes d'écoutes toujours plus transversales qu'il sera libre d'arpenter à son gré.
« En novembre 2009, j'ai perdu mon passeport. J'ai déposé une demande pour en obtenir un nouveau. On m'a recalé. Dans la France d'aujourd'hui, être un Français né en France de parents français n'est pas une preuve de nationalité. Mes parents ont été naturalisés bien avant ma naissance, je n'ai jamais su au juste ni quand ni comment. Plus de soixante après, l'administration française prétend ne pas les connaître. Cela m'a révolté et aussi humilié. J'ai ressenti que c'est à eux que l'on reprochait, à travers moi, d'avoir commis une faute. Je croyais échapper à mes origines, elles m'ont rattrapé. J'ai été élevé en Île-de-France par une vieille nounou hongroise, dans un monde cosmopolite qui n'existe plus. Si j'ai une identité, c'est celle-là. J'ai écrit ce livre pour célébrer ce continent englouti, dans ses éblouissements comme dans ses failles. » M. A.
Les années vides sont celles de ce jeune homme qui intègre la sixième en 1969 quand d?autres changent, si ce n?est le monde, leur monde. Découverte de l?adolescence, des relations, souvent complexes, qui s?établissent par logique, par hasard ou par dépit. Découverte du corps aussi, par le biais d?une professeur de français maoïste qui semble conforter le garçon dans une vision crue et réaliste de sa vie. Il s?écarte toujours plus de cette jeunesse fantasmée, il est comme écrasé par le poids des anciens. Certaines expériences pourraient l?intégrer à ce monde: expérience de la fumette, du sexe en groupe, du militantisme avec la mobilisation de l?hiver 1974 ou encore des concerts, mais rien ne le touche comme il l?espère. Il se sent vide, en-dessous de ce qu?on attend d?un jeune homme de son époque, imperméable aux plaisirs de la vie lycéenne et de ses distractions qu?il rabaisse au rang de supplices. La réponse se trouve peut-être dans la découverte des Beach Boys et de l?album Pet Sounds: "Des voix d?hommes se mêlaient trop aiguës, se perchant et s?étirant jusqu?à la fêlure. Ils tentaient en vain de redevenir des enfants, mais une lourde pierre lestait déjà leur cheville: ils disaient adieu, les yeux pleins de larmes, à cet âge de leur vie. [...] Ils se noyaient et c?est cela qu?en moi je pleurais sans honte".
Alors dis-moi : comment tu en es venu à faire le con devant vingt mille personnes ? J'avais un plus grand vide à combler. Quelle sorte de vide ? Une rock star, c'est quelqu'un qui, dans son coeur, ressent un vide presque aussi vaste que la masse de son ego. Pour son unique autobiographie, Bono, le chanteur du groupe U2, se raconte au cours de longues conversations avec son ami Michka Assayas. Il aborde avec simplicité et honnêteté les sujets qui lui sont chers : son enfance à Dublin, ses rapports difficiles avec son père, la disparition brutale de sa mère, sa foi, et bien sûr sa musique et son engagement politique. Comment U2 est-il parvenu à rester soudé pendant plus d'un quart de siècle ? Comment concilier vie de famille et célébrité mondiale ? Au fil de ces échanges spontanés, il évoque également son combat aux côtés d'ONG pour l'éradication du sida en Afrique et l'effacement de la dette des pays pauvres qui le mène à rencontrer Bill Clinton, George W. Bush ou Nelson Mandela. Ici se révèlent toutes les facettes de Bono, un homme émouvant, un musicien curieux et un idéaliste militant qui, depuis les années quatre-vingt, s'est construit un statut de star planétaire unique en son genre.
La vallée de Chevreuse a vu sa population se modifier en profondeur entre la fin des années 70 et l'époque actuelle. La proximité de Paris n'était alors que virtuelle. On n'appelait pas les habitants de cette région des banlieusards: la voie ferrée qui menait de Paris à Saint-Rémy-lès-Chevreuse était encore désignée sous le nom de Ligne de Sceaux. Elle avait été construite à l'origine pour mener les Parisiens le dimanche à la campagne; Orsay était alors « la perle de la vallée de Chevreuse », et de multiples auberges parsemaient leur route. D'abord, le développement du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Saclay donna une coloration particulière à la population qui habitait Gif-sur-Yvette, Orsay ou leurs environs. Ces nouveaux habitants détonnaient par rapport aux gérants de magasin, chauffagistes ou employés de sociétés de transports qui constituaient le fond de la population. Ces nouvelles familles se distinguaient par un ancrage politique profond ? à gauche ?, par une insatisfaction, une nervosité, surtout sensibles chez leurs enfants, avides de voyages, de lectures provocantes et de musiques revendicatives, autant de signes qui heurtaient la placidité de la population traditionnelle. Physiquement aussi, ils étaient différents. Leurs complets étaient taillés d'une façon plus stricte, leur coupe de cheveux était plus nette, ils portaient des pattes, des colliers de barbe, des complets en velours avec des pellicules sur les épaules, des sacs en bandoulière avec des fermoirs, des journaux bien pliés avec des caractères rouges, ils avaient des voix plus fortes, leurs phrases étaient plus longues et leurs rires plus clairs. Ils connaissaient le nom des cinéastes américains qu'ils prononçaient avec un accent bizarre de leur invention. Bref, en ce temps-là, la région leur appartenait. - Gallimard
A partir de l'expérience au bord du lac Walden (1845-1847), Thoreau développe une conscience écologique, un modèle pour revivifier la civilisation. Il élabore une économie de vie centrée sur la pauvreté volontaire et l'étude de l'environnement. De retour à Concord, il rédige patiemment son oeuvre maîtresse, Walden, qui contient en germe ce qu'il développe dans les Essais et le Journal. Le récit de son expérience frappe l'imagination, le narrateur non conformiste donnant force à ses idées hétérodoxes : la critique de l'esprit commercial et du système industriel, la contestation d'une démocratie opprimante pour l'individu original et l'émancipation par la culture.
Tout commence, tout peut commencer à recommencer, dans la salle des pas perdus, à la gare de Paris-Saint-Lazare. Je m'y retrouvais l'autre soir, avec du temps devant moi, en attendant le train pour Rouen. Au tout début des années soixante-dix, on pouvait voir dans ces parages un homme d'une trentaine d'années habillé d'un caban et d'une casquette de marin. Il n'était ni matelot, ni pêcheur, ni armateur. Interrogé par les Renseignements Généraux, il aurait dit (du moins à voix basse) qu'il était "l'esprit en dérive de l'Europe erratique". "Territoire" est sans doute un mot-clé dans le paysage mental d'aujourd'hui. Kenneth White a traversé beaucoup de territoires, physiques et culturels, en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, toujours en quête d'un espace de l'esprit, auquel il donne substance, formes et couleurs. Il se concentre ici sur la France, sa terre d'élection, depuis le Pas-de-Calais et la côte normande jusqu'à son installation sur le littoral breton, en passant par les hauteurs du Morvan et des Pyrénées, les fins fonds du Périgord, les lumineuses terres provençales, faisant de longues marches dans les Cévennes, la Narbonnaise, l'Aquitaine, avec une incursion vers les territoires d'outre-mer.
Résumé : "Putain, putain, c'est vachement bien, nous sommes quand même tous des Européens !" En 1983, Arno Hintjens, alors leader de T.C. Matic, exprime sur fond de rock bruitiste la jubilation éprouvée à mêler les styles et les langues, le blues et la new wave, l'anglais, le flamand et le français. L'Ostendais a longtemps rêvé d'Amérique et de Swinging London, s'essayant aux sons des autres avant d'assumer le cosmopolitisme particulier formé par le croisement de ses influences et de ses origines, trouvant là sa voix et la reconnaissance. En groupe puis en solo, le chanteur ne s'interdit rien, rock agressif et java, reprise des "Filles du bord de mer" d'Adamo, pochettes mêlant les corps et leurs couleurs, paroles surréalistes ou crues, toujours sur un fil intense et sincère. Fruit d'années de recherches et de nombreux entretiens, Arno, putain, putain, une biographie propose le récit de cette carrière unique.
Etienne Daho investit les ondes au début des années quatre-vingt, dans le giron du mouvement rock rennais. Incontournable, il s'inscrit parfaitement dans son époque avec des titres comme "Week-end à Rome" ou "Sortir ce soir". Le succès propulse ainsi le jeune chanteur comme l'essentiel représentant d'une pop à la française naviguant entre chanson, new wave et synth pop - qu'il parviendra à réinventer au fil de ses treize albums. L'auteur s'attache à remonter le parcours de l'artiste en s'appuyant sur ses propres recherches, mais aussi sur les témoignages de ceux qui l'ont accompagné Brigitte Fontaine, Françoise Hardy, Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc, Jeanne Moreau, Marquis de Sade, Jacno et Elli Medeiros, Dominique A , afin de brosser le riche portrait d'un artiste global, indifférent aux frontières entre les formes d'art.