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Bono par Bono. Conversations avec Michka Assayas
Assayas Michka
MOT ET LE RESTE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782361396220
Alors dis-moi : comment tu en es venu à faire le con devant vingt mille personnes ? J'avais un plus grand vide à combler. Quelle sorte de vide ? Une rock star, c'est quelqu'un qui, dans son coeur, ressent un vide presque aussi vaste que la masse de son ego. Pour son unique autobiographie, Bono, le chanteur du groupe U2, se raconte au cours de longues conversations avec son ami Michka Assayas. Il aborde avec simplicité et honnêteté les sujets qui lui sont chers : son enfance à Dublin, ses rapports difficiles avec son père, la disparition brutale de sa mère, sa foi, et bien sûr sa musique et son engagement politique. Comment U2 est-il parvenu à rester soudé pendant plus d'un quart de siècle ? Comment concilier vie de famille et célébrité mondiale ? Au fil de ces échanges spontanés, il évoque également son combat aux côtés d'ONG pour l'éradication du sida en Afrique et l'effacement de la dette des pays pauvres qui le mène à rencontrer Bill Clinton, George W. Bush ou Nelson Mandela. Ici se révèlent toutes les facettes de Bono, un homme émouvant, un musicien curieux et un idéaliste militant qui, depuis les années quatre-vingt, s'est construit un statut de star planétaire unique en son genre.
La vallée de Chevreuse a vu sa population se modifier en profondeur entre la fin des années 70 et l'époque actuelle. La proximité de Paris n'était alors que virtuelle. On n'appelait pas les habitants de cette région des banlieusards: la voie ferrée qui menait de Paris à Saint-Rémy-lès-Chevreuse était encore désignée sous le nom de Ligne de Sceaux. Elle avait été construite à l'origine pour mener les Parisiens le dimanche à la campagne; Orsay était alors « la perle de la vallée de Chevreuse », et de multiples auberges parsemaient leur route. D'abord, le développement du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Saclay donna une coloration particulière à la population qui habitait Gif-sur-Yvette, Orsay ou leurs environs. Ces nouveaux habitants détonnaient par rapport aux gérants de magasin, chauffagistes ou employés de sociétés de transports qui constituaient le fond de la population. Ces nouvelles familles se distinguaient par un ancrage politique profond ? à gauche ?, par une insatisfaction, une nervosité, surtout sensibles chez leurs enfants, avides de voyages, de lectures provocantes et de musiques revendicatives, autant de signes qui heurtaient la placidité de la population traditionnelle. Physiquement aussi, ils étaient différents. Leurs complets étaient taillés d'une façon plus stricte, leur coupe de cheveux était plus nette, ils portaient des pattes, des colliers de barbe, des complets en velours avec des pellicules sur les épaules, des sacs en bandoulière avec des fermoirs, des journaux bien pliés avec des caractères rouges, ils avaient des voix plus fortes, leurs phrases étaient plus longues et leurs rires plus clairs. Ils connaissaient le nom des cinéastes américains qu'ils prononçaient avec un accent bizarre de leur invention. Bref, en ce temps-là, la région leur appartenait. - Gallimard
Les années vides sont celles de ce jeune homme qui intègre la sixième en 1969 quand d?autres changent, si ce n?est le monde, leur monde. Découverte de l?adolescence, des relations, souvent complexes, qui s?établissent par logique, par hasard ou par dépit. Découverte du corps aussi, par le biais d?une professeur de français maoïste qui semble conforter le garçon dans une vision crue et réaliste de sa vie. Il s?écarte toujours plus de cette jeunesse fantasmée, il est comme écrasé par le poids des anciens. Certaines expériences pourraient l?intégrer à ce monde: expérience de la fumette, du sexe en groupe, du militantisme avec la mobilisation de l?hiver 1974 ou encore des concerts, mais rien ne le touche comme il l?espère. Il se sent vide, en-dessous de ce qu?on attend d?un jeune homme de son époque, imperméable aux plaisirs de la vie lycéenne et de ses distractions qu?il rabaisse au rang de supplices. La réponse se trouve peut-être dans la découverte des Beach Boys et de l?album Pet Sounds: "Des voix d?hommes se mêlaient trop aiguës, se perchant et s?étirant jusqu?à la fêlure. Ils tentaient en vain de redevenir des enfants, mais une lourde pierre lestait déjà leur cheville: ils disaient adieu, les yeux pleins de larmes, à cet âge de leur vie. [...] Ils se noyaient et c?est cela qu?en moi je pleurais sans honte".
Quand le passé décide de bousculer une vie, il prend souvent la voix d'une femme - et, dans cette histoire, la femme s'appelle Tatiana... Un jour, Denis, une petite gloire de la culture rock, trouve en effet un étrange message sur la boîte vocale de son téléphone: c'est Tatiana, une fille avec qui "ça s'était mal terminé" trois ans plus tôt, qui révèle qu'elle a été enceinte de lui, qu'elle a avorté sans qu'il le sache, et qu'il doit maintenant payer. La somme est dérisoire, mais cette brutale reconnaissance de dette bouleverse un anti-héros qui, jusque-là, vivait en bons termes avec ses compromis et qui, soudain, se voit contraint de regarder en face son existence, ses illusions, ses incertitudes. Au passage, il devra dresser le bilan d'une génération immature, la sienne, celle des quarantenaires qui n'ont jamais voulu grandir et qui laissent en héritage, sinon des mythes ou des légendes urbaines, le culte de l'argent et de la célébrité, et le mépris pour ceux qui n'ont ni l'un, ni l'autre.
Dans les années soixante-dix, le sud des Etats-Unis voit émerger une vague de groupes talentueux, fédérés sous la bannière du southern rock. Si chacun cultive sa propre identité, The Allman Brothers Band, Lynyrd Skynyrd, ZZ Top, Molly Hatchet ou encore Blackfoot, tous partagent des caractéristiques communes : un ancrage dans les musiques du Deep South (blues, soul, country) et un esprit rebelle qui les voit adopter un son chaud, râblé, ardent. Avec plusieurs guitaristes solistes ? particularité du genre ?, ils multiplient les possibilités harmoniques et favorisent les longs soli à la manière des improvisations que l'on retrouve dans le jazz. Une fois posé le vernaculaire de cet élan spontané, Arnaud Choutes présente les différents protagonistes du rock sudiste, de 1969 à nos jours.
Lorsqu'en 1994, Miossec est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson " Non, non, non, non (Je ne suis plus saoul) ", le trentenaire a déjà écumé les bars brestois pour s'essayer à la guitare, usé sa plume jusqu'au-delà les mers comme journaliste ou pour une respectable maison d'édition parisienne, sans compter quantité d'autres emplois comme autant d'expériences nouvelles. A l'écoute des premiers albums Baiser ou Boire, toute une génération est saisie par une langue neuve et crue qui bouscule la chanson française et se reconnaît dans l'universalisme d'un quotidien livré à découvert par les paroles. Avec ce même talent d'écriture, Miossec écrira pour d'autres : Juliette Gréco, Johnny Hallyday, Dani, Jane Birkin ou Alain Bashung. Le regard clair et l'expression riche du Brestois ou le titre de son onzième opus Les Rescapés en disent long sur le chemin parcouru par cette " bonne carcasse "
Résumé : Entre "Mirza", "Le téléfon" ou "Le sud", Nino Ferrer a illuminé les années soixante en recréant un rhythm'n'blues à la française, puis s'est lancé dans les années soixante-dix dans une musique ambitieuse guère éloignée du rock progressif. Cas à part dans l'univers musical français, il est un paradoxe à lui seul : rares sont les artistes à avoir bénéficié d'une telle notoriété, en ayant connu une aussi longue traversée du désert. Il a choisi de bâtir sa carrière en coupant tous les ponts avec le show-business, en s'exonérant de la charge qui incombe à un artiste populaire. A partir des interviews données par Nino Ferrer, de rencontres avec sa famille et des témoins essentiels, cet ouvrage retrace le parcours d'un homme libre et replace son oeuvre dans la grande histoire de la pop music au-delà des classiques.
A partir de l'expérience au bord du lac Walden (1845-1847), Thoreau développe une conscience écologique, un modèle pour revivifier la civilisation. Il élabore une économie de vie centrée sur la pauvreté volontaire et l'étude de l'environnement. De retour à Concord, il rédige patiemment son oeuvre maîtresse, Walden, qui contient en germe ce qu'il développe dans les Essais et le Journal. Le récit de son expérience frappe l'imagination, le narrateur non conformiste donnant force à ses idées hétérodoxes : la critique de l'esprit commercial et du système industriel, la contestation d'une démocratie opprimante pour l'individu original et l'émancipation par la culture.