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Dialogue des gentianes
Assaël Jacqueline
L'HARMATTAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782343054186
Au premier soir, la vision d'une gentiane s'impose sur le Plateau, un peu comme une extase furtive où la conscience et le bonheur d'exister s'éprouveraient dans des sensations d'herbe sous le vent. Cette gentiane est-elle un signe, l'indication d'une présence tutélaire qui se dresse à l'orée d'une semaine où s'égrène l'attente ? L'air suggère les traits d'un visage. Quand il se manifeste enfin, après l'essoufflement des courses d'une traite dans l'orbe des volcans, là où le velours des puys tapisse le poitrail mordoré de la terre autrefois prolifique de feu, il est bien tard. Au-delà des mesures du silence s'ouvre le lest étrange des libertés. Restent une silhouette d'homme, nimbée d'indistinction, qui s'agite dans l'ombre bleue d'une gentiane, et un jour pour se reconnaître et imaginer la douceur.
Jacqueline Assaël enseigne la langue et la littérature grecques à la Faculté des lettres de Nice-Sophia Antipolis. Elle a notamment dirigé et publié des ouvrages sur la poésie et le théâtre dans l'Antiquité grecque. Elian Cuvillier est professeur de Nouveau Testament à la Faculté de théologie protestante de Montpellier. Il a notamment publié Divine violence: Approche exégétique et anthropologique, avec Jean-Daniel Causse et André Wénin (Cerf, 2011), et L'Evangile de Marc (Bayard/Labor et Fides, 2002).
La chasse de l'Antiquité à la Renaissance. Voilà l'objet de ce petit ouvrage savant Tableaux de chasse qui ouvre plusieurs réflexions entre littérature et philosophie. Le dernier axe de la recherche de Dominique Voisin l'ayant plus particulièrement mise en contact avec les images de la chasse, ses collègues et amis, Evrard Delbey, Sylvie Ballestra-Puech, Fabrice Wendling, Béatrice Charlet-Mesdjian, désireux de saluer ses travaux, notamment à l'occasion de son départ en retraite, ont choisi ce sujet pour recueillir un florilège d'articles leur apportant, d'une manière ou d'une autre, un écho thématique, dans divers tableaux de chasse. Correspondant à l'empan de la recherche de Dominique Voisin, l'éventail des études qui lui sont offertes déploie son panorama de la littérature latine de l'époque de l'Empire romain, avec l'article d'Evrard Delbey, jusqu'à la Renaissance, avec la contribution de Béatrice Charlet-Mesdjian sur la facétie 2 du Pogge. Dans l'intervalle, Sylvie Ballestin-Puech lance pour sa part des investigations autour d'Oppien, dans le domaine grec que l'éditrice de Parthénios de Nicée a elle-même exploré à l'occasion, et Fabrice Wendling propose une étape de la réflexion située au Moyen Age, à propos de Nicolas de Cues. De la poésie antique jusqu'à la Renaissance, Dominique Voisin a mis "en valeur ce que la latinité a fait fleurir de plus délicatement civilisé, dans les arts et dans les relations humaines". Pour lui rendre hommage, des collègues dessinent ici le "tableau d'une existence en équilibre, dans un paysage harmonieux, lestée par l'exercice de la réflexion, de la sagesse et de l'art".
A l'époque d'Euripide, des théories philosophiques très différentes se développent en Grèce. Le poète fréquente tous les penseurs de son temps, mais il ne s'assujettit à aucune doctrine particulière. Toutefois, de nombreux échos des discussions qui agitent alors Athènes figurent dans son œuvre et ces passages caractéristiques révèlent l'intérêt qu'Euripide éprouve pour la philosophie. D'ailleurs, l'aspiration à la connaissance se manifeste partout dans son théâtre. Mais, de manière originale, Euripide imagine et propose des réponses à des interrogations très profondes surtout grâce aux procédés de la création poétique. La poésie exprime alors et devient même, par excellence, une philosophie de la vie. Ce mode d'expérimentation du savoir, intuitif et incertain, n'abolit pas, mais, au contraire, nourrit le sentiment du tragique d'Euripide, fondé essentiellement sur le désarroi ressenti devant les limites et les dangers de l'esprit humain.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.