La chasse de l'Antiquité à la Renaissance. Voilà l'objet de ce petit ouvrage savant Tableaux de chasse qui ouvre plusieurs réflexions entre littérature et philosophie. Le dernier axe de la recherche de Dominique Voisin l'ayant plus particulièrement mise en contact avec les images de la chasse, ses collègues et amis, Evrard Delbey, Sylvie Ballestra-Puech, Fabrice Wendling, Béatrice Charlet-Mesdjian, désireux de saluer ses travaux, notamment à l'occasion de son départ en retraite, ont choisi ce sujet pour recueillir un florilège d'articles leur apportant, d'une manière ou d'une autre, un écho thématique, dans divers tableaux de chasse. Correspondant à l'empan de la recherche de Dominique Voisin, l'éventail des études qui lui sont offertes déploie son panorama de la littérature latine de l'époque de l'Empire romain, avec l'article d'Evrard Delbey, jusqu'à la Renaissance, avec la contribution de Béatrice Charlet-Mesdjian sur la facétie 2 du Pogge. Dans l'intervalle, Sylvie Ballestin-Puech lance pour sa part des investigations autour d'Oppien, dans le domaine grec que l'éditrice de Parthénios de Nicée a elle-même exploré à l'occasion, et Fabrice Wendling propose une étape de la réflexion située au Moyen Age, à propos de Nicolas de Cues. De la poésie antique jusqu'à la Renaissance, Dominique Voisin a mis "en valeur ce que la latinité a fait fleurir de plus délicatement civilisé, dans les arts et dans les relations humaines". Pour lui rendre hommage, des collègues dessinent ici le "tableau d'une existence en équilibre, dans un paysage harmonieux, lestée par l'exercice de la réflexion, de la sagesse et de l'art".
Au premier soir, la vision d'une gentiane s'impose sur le Plateau, un peu comme une extase furtive où la conscience et le bonheur d'exister s'éprouveraient dans des sensations d'herbe sous le vent. Cette gentiane est-elle un signe, l'indication d'une présence tutélaire qui se dresse à l'orée d'une semaine où s'égrène l'attente ? L'air suggère les traits d'un visage. Quand il se manifeste enfin, après l'essoufflement des courses d'une traite dans l'orbe des volcans, là où le velours des puys tapisse le poitrail mordoré de la terre autrefois prolifique de feu, il est bien tard. Au-delà des mesures du silence s'ouvre le lest étrange des libertés. Restent une silhouette d'homme, nimbée d'indistinction, qui s'agite dans l'ombre bleue d'une gentiane, et un jour pour se reconnaître et imaginer la douceur.
Comment un dramaturge du Ve siècle av. J.-C., à la fois poète et philosophe, imagine-t-il l'espace aérien et ses substances ? Pour s'en rendre compte, les perspectives d'une exploration bachelardienne de cette poésie antique doivent être adaptées, comme à travers une étude ethnologique, en quelque sorte. Car les mouvements symboliques de roulement, d'élévation ou de chute correspondent à l'imaginaire d'une psychè, à une définition ou une perception de la transcendance et à une science du cosmos qui ne peuvent plus guère être analysés selon les normes, les termes et les critères anthropologiques de la modernité. Des spécialistes de deux continents, Europe et Amérique latine, conjuguent leurs méthodes philologiques et comparatistes pour parvenir à cerner la spécificité de ces représentations du domaine supraterrestre et leur originalité à l'intérieur même de la littérature grecque.
A l'époque d'Euripide, des théories philosophiques très différentes se développent en Grèce. Le poète fréquente tous les penseurs de son temps, mais il ne s'assujettit à aucune doctrine particulière. Toutefois, de nombreux échos des discussions qui agitent alors Athènes figurent dans son œuvre et ces passages caractéristiques révèlent l'intérêt qu'Euripide éprouve pour la philosophie. D'ailleurs, l'aspiration à la connaissance se manifeste partout dans son théâtre. Mais, de manière originale, Euripide imagine et propose des réponses à des interrogations très profondes surtout grâce aux procédés de la création poétique. La poésie exprime alors et devient même, par excellence, une philosophie de la vie. Ce mode d'expérimentation du savoir, intuitif et incertain, n'abolit pas, mais, au contraire, nourrit le sentiment du tragique d'Euripide, fondé essentiellement sur le désarroi ressenti devant les limites et les dangers de l'esprit humain.
Adary Assaël ; Volatier Benoît ; Mas Céline ; Cont
Oui, évaluer l?efficacité de la communication c?est possible! Quel est l?impact d?une campagne de publicité? Ma marque est-elle préférée sur le marché et pourquoi? Comment évaluer un site internet? Cet évènement a-t-il généré l?impact attendu? La newsletter est-elle lue et appréciée? Qui sont mes alliés et mes potentiels détracteurs sur les réseaux sociaux? Puis-je piloter plus efficacement l?ensemble des actions de communication sur lesquelles j?investis? Autant de questions qui animent le quotidien des communicants et auxquelles il est possible de répondre grâce à des outils de mesure adaptés. Illustrée de nouveaux exemples, cette seconde édition est enrichie des sujets qui font l?actualité comme l?évaluation des actions web.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.