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La division politique
Aspe Bernard
NOUS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782370841421
Ce livre propose deux gestes symétriques pour clarifier le rapport entre philosophie et politique : d'une part les aborder comme deux régimes de pensée hétérogènes. D'autre part montrer que leur articulation est nécessaire, et que c'est de cette articulation seulement que peut naître une approche féconde de la situation que nous vivons aujourd'hui. Ce double geste ne relève en aucune manière de la discipline nommée "philosophie politique". Les tenants de cette discipline veulent ignorer qu'il n'y a de politique que là où l'évidence supposée du cours des choses est contestée, et où sont combattues les décisions prises par ceux qui nous gouvernent. Dans la mesure où le pouvoir de ces derniers repose sur une confiscation du sens même de "politique", toute politique effective se caractérise avant tout par le fait qu'elle doit se battre pour se faire reconnaître en tant que telle. C'est là une des figures de la division politique, entendue comme conflictualité - entre des manières de voir, de faire, de penser irréconciliables -, qui est à la fois le point de départ et le coeur de toute politique ; conflictualité qui, dans sa partialité même, est condition de la clarté, car le "tout" se voit depuis la division.
Si Jacques Rancière peut aujourd'hui être considéré comme l'un des philosophes les plus lus et traduits au monde, il n'existe à ce jour que de rares livres sur son oeuvre, la plupart publiés à l'étranger. En articulant les deux axes fondamentaux de sa pensée - politique et esthétique - Partage de la nuit propose une analyse aussi claire que radicale des enjeux de la philosophie de Jacques Rancière, avec laquelle le travail de Bernard Aspe n'a cessé de dialoguer. L'oeuvre de Rancière se caractérise par le geste de rendre indissociables la politique et l'esthétique. Pour saisir cette indissociabilité, il faut d'abord comprendre que la politique n'est pas l'art de gouverner, et que l'esthétique n'est pas une discipline académique. La politique est selon Rancière la mise en oeuvre d'une égalité réelle au sein même des dispositifs qui semblent la récuser. Ces dispositifs que Rancière dit "policiers" correspondent à cet art de la gestion des populations qu'exercent les gouvernants. La politique est toujours la contestation active de cet art de gouverner, une contestation que Rancière identifie comme une logique de l'émancipation. L'esthétique - telle que l'entend Rancière, et en particulier dans son livre le plus important sur la question, Aisthesis -, loin d'être une discipline spécialisée, est un régime de pensée et de visibilité qui engage non seulement la définition même de l'art, mais aussi ses effets sur la sensibilité. Ce régime se définit, à l'instar de la politique, par la mise en oeuvre d'un présupposé égalitaire. Au-delà des opinions politiques des artistes ou des écrivains, la littérature de Flaubert, la peinture de Murillo, et plus tard le cinéma de Chaplin ou de Godard sont autant d'exemples d'une démocratie radicale inscrite à même l'ordre du sensible. Cette démocratie est une promesse dont l'esthétique a en charge de rappeler à la politique qu'elle doit rester son véritable horizon. C'est ici que se trouve le point de jonction le plus profond entre l'esthétique et la politique, leur caractère proprement révolutionnaire.
Résumé : Macabre découverte dans un grand restaurant de Blankenberge, sur la côte belge : le corps sans vie d'une (très jolie) femme au fond d'un vivier à homards. Sur sa fesse gauche, un mystérieux tatouage, la lettre M en caractère runique, emblème d'un groupuscule d'extrême droite. Le commissaire Van In et le fidèle Versavel se lancent sur ses traces pour se retrouver au coeur d'une véritable guerre entre catholiques intégristes, cellules islamistes et néonazies. Toujours aussi mordant, toujours aussi réjouissant : le maître du polar flamand excelle à mêler suspense et humour, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs !
Dans l'ordre démocratique-policier, les humaines sont rassemblées sous le coin ceux qui ont des titres à commander, titres prouvés par le fait qu'ils commandent. La politique est rupture de cet ordre-là. "L'Instant d'après" survient sur les traces immédiates de cette rupture. C'est où se décide si, une fois de plus, elle va aboutir au désaccord entre le dire et le faire, ou si au contraire, elle va permettre l'émergence de nouvelles formes de vie. Il ne s'agit pas de proposer de nouvelles théories politiques, encore moins des systèmes d'organisation. Il s'agit plutôt de montrer comment sortir des oasis, de ces refuges dans notre fuite, que sont aussi bien 1a création d'une ?uvre, la "réalisation de soi" ou l'action militante. Car "beaucoup de ceux qui ont regardé les événement de novembre 2005 ont d'abord éprouvé l'absence d'un espace politique à la hauteur de ces événements (...°). C'est à eux, justement, les êtres les plus quelconque; perdus dans leurs études et leurs métiers, c'est à eux que revient de faire en sorte que de l'imprévisible, et donc du réellement menaçant, ait lieu". En donnant un sens nouveau à des notions anciennes -l'éthique, le messianisme, le jeu- en convoquant là où elles sont peu attendues de grandes figures philosophiques -Kierkegaard, Wittgenstein- Bernard Aspe explore le sable du désert autour des oasis où nous attendons l'instant d'après. "Sur le sable, il y a aussi des pas d'autres. Ambivalence des empreintes: elles peuvent nous livrer à la police, mais elles sont aussi la preuve que"Nous ne sommes pas seuls. ""
Résumé : La canicule qui s'abat sur Bruges invite ses habitants au farniente. Même le commissaire Van In et sa compagne Hannelore, juge d'instruction de son état, aspirent au repos. La découverte d'un carnage dans une villa des quartiers huppés va bousculer leurs plans. Une mère et ses deux enfants ont été sauvagement assassinés. Le mari, principal suspect, est retrouvé... au bout d'une corde ! Un drame familial, à première vue. mais Van In, qui a connu le présumé coupable, a des doutes. et des sueurs froides, malgré la chaleur. Un des meilleurs suspenses de Pieter Aspe, maître du polar flamand et père du désormais célèbre commissaire Van In, dont les nouvelles aventures mêlent humour, sexe et bonne chère sur fond de secrets politiques.
Demande au muet est une série de dialogues courts où un maître, d'une intelligence relative, répond à son disciple, guère plus malin. Néanmoins, de temps à autres, tout comme une montre arrêtée finit par donner l'heure exacte, un jaillissement du sens, une fulgurance de la pensée ne sont pas impossibles. Oscillant entre nonsense et sagesse, ils traitent du monde avec l'absolu sérieux et la distance ironique qui conviennent.
Pasolini Pier Paolo ; Chiesi Roberto ; Atzei Patri
La rage est un poème filmique en prose et en vers, un essai polémique mêlant radicalité et lyrisme. On y trouve le Pasolini le plus âpre et le plus clairvoyant. Traduit en français pour la première fois, La rage est le texte littéraire le plus explicitement politique de Pasolini. En interrogeant les événements et la société de son temps, avant l'avènement définitif de l'uniformisation, La rage éclaire aussi, d'une façon saisissante, notre temps. La joie de l'Américain qui se sent identique à un autre million d'Américains dans l'amour de la démocratie : voilà la maladie du monde futur ! Quand le monde classique sera épuisé - quand tous les paysans et les artisans seront morts - quand l'industrie aura rendu inarrêtable le cycle de la production et de la consommation - alors notre histoire prendra fin. La classe propriétaire de la richesse. Parvenue à une telle familiarité avec la richesse, qu'elle confond la nature et la richesse. Si perdue dans le monde de la richesse qu'elle confond l'histoire et la richesse. Si touchée par la grâce de la richesse qu'elle confond les lois et la richesse. Si adoucie par la richesse qu'elle attribue à Dieu l'idée de la richesse.
Dans un monde déclaré sans dehors, enfermé dans l'interconnexion généralisée, la philosophie ne peut apparaître que comme une hérésie. Parce qu'elle est dangereusement atopique - hantée par quelque chose de l'ordre d'un sans-lieu lui permettant ses déplacements improbables. Cette atopie n'est pas propre à la philosophie : elle constitue le coeur sombre et lointain de toute pensée, de toute parole, de toute existence. Nous aimons, nous créons, nous refusons, nous nous coalisons parce que nous sommes voués au dehors. Contre les pensées en termes d'objets, contre les géolocalisations identitaires assistées par ordinateur, contre un monde saturé d'immanence, ce livre propose un existentialisme radicalisé attentif aux désastres psychiques et écologiques qui ravagent le monde.
Aspe Bernard ; Atzei Patrizia ; Balaud Léna ; Casa
Occupation, hégémonie, féminisme, poésie... Cet exemple numéro 4 peut apparaître comme un hétéroclite assemblage. Nous ne renonçons pas à l'hétéroclite, nous voulons seulement qu'il nourrisse les certitudes les plus tranchées. Celles qui permettent de tisser une alliance. Y voir clair : telle est la première exigence. Et le premier obstacle : notre embarras, notre habitude à nous éprouver ainsi : encombrés de nous-mêmes. Englués dans une réflexion" plus ou moins esseulée, qui nous a donné ce pli : sur tout ce qui peut concerner l'existence, et l'existence politique, il faut tout d'abord hésiter, ne pas savoir, avouer que l'on ne comprend pas tout, que l'on n'est pas à la hauteur. Nous voulons en finir avec cette modestie. Revient le temps des manifestes. Le temps des affirmations, des prises de parti, le temps où il nous faut tirer les conséquences. Nous ne voulons plus de ce monde de tiédeur douceâtre, qui régente même nos manières d'être ensemble. Nous voulons le retour de l'incandescence. Nous voulons que brûlent des feux nouveaux.