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Horizon inverse
Aspe Bernard
NOUS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782913549869
Est-il encore possible de concevoir un retournement de la situation mondiale, à partir duquel seulement pourrait se dessiner un nouvel horizon? Qu'il puisse y avoir un « horizon inverse »: cela ne signifie pas que nous devons concevoir une de ces « alternatives » que le capitalisme pourrait tourner à son avantage. S'il y a alternative, celle-ci doit être formulée dans toute sa radicalité: voulons-nous la route mortifère promise par le capital, l"accélération sur fond de vide enespérant ne pas trop mal s en tirer de son côté. Ou bien voulons-nous dessiner une forme de la vie commune qui préserve la possibilité même du futur? Le fait même de poser cette question oblige à redéfinir la politique celle qui vise l'instauration de l égalité. Sa visée ne se limite pas à une « redistribution des richesses »: elle est de transformer les relations jusque dans la vie la plus ordinaire. Son enjeu est de restituer à la vie ordinaire la possibilité de tenir la promesse qu elle contient: être le lieu du bonheur."
Résumé : Ce devait être le mariage de l'année. L'élite de la ville était conviée au château de Torens, y compris le commissaire Van In et sa compagne Hannelore, juge d'instruction de son état. Mais après la cérémonie, Thierry Steen, le marié, héritier d'un empire industriel et patron d'une agence de publicité très convoitée et menacée d'une OPA, est assassiné. Le début d'une enquête complexe pour Van In et son équipe qui ne sont pas à l'abri d'un mauvais "coup de pub" ! Humour, suspense et Duvel à flots ! Quand Pieter Aspe s'attaque au "cinquième pouvoir", la très respectable Bruges n'est pas à la noce. "Des enquêtes à la Simenon. Sud-Ouest. Parfait pour la plage." Cosmopolitan. Tous les livres de Pieter Aspe sont au Livre de Poche.
Dans l'ordre démocratique-policier, les humaines sont rassemblées sous le coin ceux qui ont des titres à commander, titres prouvés par le fait qu'ils commandent. La politique est rupture de cet ordre-là. "L'Instant d'après" survient sur les traces immédiates de cette rupture. C'est où se décide si, une fois de plus, elle va aboutir au désaccord entre le dire et le faire, ou si au contraire, elle va permettre l'émergence de nouvelles formes de vie. Il ne s'agit pas de proposer de nouvelles théories politiques, encore moins des systèmes d'organisation. Il s'agit plutôt de montrer comment sortir des oasis, de ces refuges dans notre fuite, que sont aussi bien 1a création d'une ?uvre, la "réalisation de soi" ou l'action militante. Car "beaucoup de ceux qui ont regardé les événement de novembre 2005 ont d'abord éprouvé l'absence d'un espace politique à la hauteur de ces événements (...°). C'est à eux, justement, les êtres les plus quelconque; perdus dans leurs études et leurs métiers, c'est à eux que revient de faire en sorte que de l'imprévisible, et donc du réellement menaçant, ait lieu". En donnant un sens nouveau à des notions anciennes -l'éthique, le messianisme, le jeu- en convoquant là où elles sont peu attendues de grandes figures philosophiques -Kierkegaard, Wittgenstein- Bernard Aspe explore le sable du désert autour des oasis où nous attendons l'instant d'après. "Sur le sable, il y a aussi des pas d'autres. Ambivalence des empreintes: elles peuvent nous livrer à la police, mais elles sont aussi la preuve que"Nous ne sommes pas seuls. ""
Si Jacques Rancière peut aujourd'hui être considéré comme l'un des philosophes les plus lus et traduits au monde, il n'existe à ce jour que de rares livres sur son oeuvre, la plupart publiés à l'étranger. En articulant les deux axes fondamentaux de sa pensée - politique et esthétique - Partage de la nuit propose une analyse aussi claire que radicale des enjeux de la philosophie de Jacques Rancière, avec laquelle le travail de Bernard Aspe n'a cessé de dialoguer. L'oeuvre de Rancière se caractérise par le geste de rendre indissociables la politique et l'esthétique. Pour saisir cette indissociabilité, il faut d'abord comprendre que la politique n'est pas l'art de gouverner, et que l'esthétique n'est pas une discipline académique. La politique est selon Rancière la mise en oeuvre d'une égalité réelle au sein même des dispositifs qui semblent la récuser. Ces dispositifs que Rancière dit "policiers" correspondent à cet art de la gestion des populations qu'exercent les gouvernants. La politique est toujours la contestation active de cet art de gouverner, une contestation que Rancière identifie comme une logique de l'émancipation. L'esthétique - telle que l'entend Rancière, et en particulier dans son livre le plus important sur la question, Aisthesis -, loin d'être une discipline spécialisée, est un régime de pensée et de visibilité qui engage non seulement la définition même de l'art, mais aussi ses effets sur la sensibilité. Ce régime se définit, à l'instar de la politique, par la mise en oeuvre d'un présupposé égalitaire. Au-delà des opinions politiques des artistes ou des écrivains, la littérature de Flaubert, la peinture de Murillo, et plus tard le cinéma de Chaplin ou de Godard sont autant d'exemples d'une démocratie radicale inscrite à même l'ordre du sensible. Cette démocratie est une promesse dont l'esthétique a en charge de rappeler à la politique qu'elle doit rester son véritable horizon. C'est ici que se trouve le point de jonction le plus profond entre l'esthétique et la politique, leur caractère proprement révolutionnaire.
Résumé : La canicule qui s'abat sur Bruges invite ses habitants au farniente. Même le commissaire Van In et sa compagne Hannelore, juge d'instruction de son état, aspirent au repos. La découverte d'un carnage dans une villa des quartiers huppés va bousculer leurs plans. Une mère et ses deux enfants ont été sauvagement assassinés. Le mari, principal suspect, est retrouvé... au bout d'une corde ! Un drame familial, à première vue. mais Van In, qui a connu le présumé coupable, a des doutes. et des sueurs froides, malgré la chaleur. Un des meilleurs suspenses de Pieter Aspe, maître du polar flamand et père du désormais célèbre commissaire Van In, dont les nouvelles aventures mêlent humour, sexe et bonne chère sur fond de secrets politiques.
Une terrasse : cette journée où les détails se pressent en terrasse, où le bruit d'une pierre qu'on frotte annonce des éclats d'écriture que tu disposes sur les surfaces voisines, cette surface mince de carte à jouer je l'ai prise une fois pour m'envelopper, voilà cette journée est une carte à jouer je m'enveloppe avec, peut-être que ça me fait un peu tituber.
Dans un monde déclaré sans dehors, enfermé dans l'interconnexion généralisée, la philosophie ne peut apparaître que comme une hérésie. Parce qu'elle est dangereusement atopique - hantée par quelque chose de l'ordre d'un sans-lieu lui permettant ses déplacements improbables. Cette atopie n'est pas propre à la philosophie : elle constitue le coeur sombre et lointain de toute pensée, de toute parole, de toute existence. Nous aimons, nous créons, nous refusons, nous nous coalisons parce que nous sommes voués au dehors. Contre les pensées en termes d'objets, contre les géolocalisations identitaires assistées par ordinateur, contre un monde saturé d'immanence, ce livre propose un existentialisme radicalisé attentif aux désastres psychiques et écologiques qui ravagent le monde.
Aspe Bernard ; Atzei Patrizia ; Balaud Léna ; Casa
Occupation, hégémonie, féminisme, poésie... Cet exemple numéro 4 peut apparaître comme un hétéroclite assemblage. Nous ne renonçons pas à l'hétéroclite, nous voulons seulement qu'il nourrisse les certitudes les plus tranchées. Celles qui permettent de tisser une alliance. Y voir clair : telle est la première exigence. Et le premier obstacle : notre embarras, notre habitude à nous éprouver ainsi : encombrés de nous-mêmes. Englués dans une réflexion" plus ou moins esseulée, qui nous a donné ce pli : sur tout ce qui peut concerner l'existence, et l'existence politique, il faut tout d'abord hésiter, ne pas savoir, avouer que l'on ne comprend pas tout, que l'on n'est pas à la hauteur. Nous voulons en finir avec cette modestie. Revient le temps des manifestes. Le temps des affirmations, des prises de parti, le temps où il nous faut tirer les conséquences. Nous ne voulons plus de ce monde de tiédeur douceâtre, qui régente même nos manières d'être ensemble. Nous voulons le retour de l'incandescence. Nous voulons que brûlent des feux nouveaux.