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Pratiques en santé mentale N° 3/2017 : L'accompagnement
Arveiller Jean-Paul
CHAMP SOCIAL
14,00 €
Épuisé
EAN :9791034604050
Le terme d'accompagnement vient de l'ancien français "compain" c'est-à-dire celui qui mange son pain avec. Accompagnant et accompagné partagent le pain, et font côte à côte un bout de chemin ensemble. Qu'est-ce que l'accompagnement de nos jours ? Qu'est-ce qui le définit et comment les pratiques ont-elles évolué depuis une dizaine d'années ? Quelles sont ses caractéristiques et ses aspects ? Quelles formes prend-il actuellement ? Quelle éthique et quelles bases théo-riques sous tendent cette notion ? Dans la Loi du 11 février 2005, l'accompagnement constitue un mode de compensation pour les personnes en situation de handicap psychique, et en modifie les contours. Le po-sitionnement et le rôle de chacun des protagonistes de la relation d'accompagnement ont évolué. "L'accompagné" n'a plus ce statut passif, soumis aux directives de l'accompagnateur supposé savoir. Par le passé les services d'orientation prenaient des décisions sans même de-mander l'avis du principal concerné. Le sujet est devenu acteur de cette relation, avec une assise citoyenne à part entière, pouvant s'exprimer sur ses besoins (même s'il ne peut pas toujours les formuler clairement), sur les orientations qu'il souhaite prendre (même si celles-ci ne sont pas toujours linéaires, ou avec des détours qui sont autant d'expériences vécues). Il est sujet de son désir, et continuellement consulté sur son parcours. L'accompagnateur est près de lui, proche ou éloigné selon les moments, le guide, propose des voies, montre des chemins, écoute les suggestions mais en définitive c'est l'accompagné qui décide du chemin à prendre. Accompagner c'est être avec l'accompagné, c'est être avec lui, une présence pour lui, c'est lui être proche, le revaloriser.
Après la Deuxième Guerre mondiale et au cours des années 1960, l'internement psychiatrique a progressivement décru. Cela a fait que certains, dans l'effervescence de mai 1968, ont pu espérer sa totale abolition. Il a fallu attendre 1990 pour une réforme. Elle maintient le régime de privation de liberté, tout en inversant son application : de règle en 1838, il devient seulement d'exception en 1990. Par contre, à partir de la loi de 2011 apparaissent des soins sans consentement étendus à l'ambulatoire. Le dernier rapport du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL) s'inquiète du recours croissant aux pratiques dépourvues de consentement, avec isolement et contention.
L'offre de formation proposée par Santé Mentale France s'appuie sur un réseau de formateurs professionnels regroupés en son sein et répartis sur l'ensemble du territoire national. Ce réseau permet de couvrir une grande partie des activités et des compétences spécialisées nécessaires à des accompagnements de qualité pour les personnes concernées par la souffrance ou le handicap psychique. Dans une période de profonde mutation du champ de la santé mentale, la formation des intervenants est devenue plus que jamais indispensable avec des enjeux multiples : - actualisation des connaissances, - adaptation aux évolutions en cours sans perdre pour autant ses valeurs, - développement de nouvelles compétences et de la promotion professionnelle, - création de passerelles entre les intervenants pour favoriser le décloisonnement des cultures et des dispositifs. Ces formations, soucieuses des réalités psychiques et au fait des avancées scientifiques, ont pour ambition d'accompagner la constante évolution des pratiques pour favoriser une réelle amélioration de la qualité des soins et de la réinsertion des personnes confrontées à la maladie mentale et au handicap psychique. Les formateurs de Santé Mentale France s'attachent à inscrire ces formations dans une réflexion plus globale sur l'homme et sur les valeurs que sont la singularité de la personne et de sa souffrance, l'humanité, la citoyenneté ainsi que la luge contre la stigmatisation. Ces formations prennent également en compte la continuité et la proximité du soin dans la cité, le développement des liens avec les usagers ainsi que leur entourage familial et social dans une perspective de partenariat qui est devenu une exigence incontournable. Le détail de l'ensemble des formations proposées est disponible sur le site de la Fédération Santé Mentale France : santementalefrance.fr
Chaque société crée un certain type de folie sociale et tente d'y apporter des réponses. A partir de son expérience clinique, de l'analyse de l'évolution rapide d'un social à la recherche de nouveaux modèles, d'une certaine chronicisation des modes d'assistance, l'auteur pose la question de la pertinence des réponses proposées par la psychiatrie à l'actuelle folie sociale. Redéfinir les champs et les missions de la psychiatrie, adapter les pratiques aux situations nouvelles tout en questionnant les valeurs soignantes fondamentales, tel est l'enjeu de l'analyse que propose cet ouvrage.
La révolution psychiatrique de l'après-guerre en France a été fondamentale dans ce secteur : la reconnaissance de l'humanité du malade et l'articulation des soins avec la vie sociale deviennent les fondements mêmes de l'éthique soignante dans un combat militant qui n'est jamais définitivement gagné. Depuis 1952, la Fédération Croix-Marine, qui regroupe aujourd'hui quatre cents associations et établissements, a été un des supports de cette psychiatrie sociale. Elle a pris des positions et une place dans la lutte pour une psychiatrie humaine et sociale : psychothérapie institutionnelle, mise en place du secteur, participation des malades à leur traitement, soins de réadaptation, réhabilitation psychosociale, insertion, réinsertion... Cet ouvrage retrace son histoire et donne la parole à des praticiens de cette politique militante de santé mentale. Histoire de la psychiatrie et souvenirs personnels, évolution des idées et petite histoire fédérale, apports théoriques et perspectives d'avenir, il témoigne de ce melting-pot dans lequel une certaine psychiatrie a pris ses racines et ouvre son avenir.
La notion, récente, de "handicap psychique" est aujourd'hui à l'articulation des discours sur la folie, tant dans le domaine médical que dans les champs social et politique. Sa pénétration fulgurante, dans les pratiques professionnelles comme au sein des institutions, a rapidement modifié les perspectives en santé mentale, d'abord sous l'impulsion d'une certaine désespérance. Face à la radicalisation inhérente à la notion de "handicap psychique" et au déclin de la pensée psychiatrique et des modes de prise en charge en santé mentale, l'ouvrage propose de mettre en lumière le nid inextricable de paradoxes où se trouve la folie moderne, coincée entre l'urgence et la ségrégation, la nécessité et l'impossible.
Jusqu'au XIXe siècle face aux difficultés que pose l'individu dans sa famille et la société, surtout dans les grands centres urbains, celui-ci est écarté afin de protéger le groupe. L'histoire de Camille Claudel est éloquente, elle passa 30 ans dans un asile psychiatrique et ce jusqu'à sa mort. Au début du XXe siècle une alternative s'offre alors pour la résolution de ces problèmes, alternative centrée sur la personne, la psychanalyse était née. Freud dira qu'il faut garder la famille en dehors de la cure. Pourtant, il fera de la systémie sans le savoir avec la cure du petit Hans, par l'intermédiaire du père de l'enfant, alors que la psychanalyse n'envisage pas l'intervention d'une tierce personne. Une autre voie verra donc le jour en 1950 à Palo Alto en Californie avec l'apparition de la systémie. L'individu est indissociable de son groupe, de sa famille. Dans cet ouvrage, nous évoquerons l'histoire de la systémie, ses concepts, mais surtout les outils utilisés, véritables supports pour libérer la parole. Ils permettent des médiations entre les membres de la famille, les groupes d'enfants dans les structures, les groupes d'adultes... Ils peuvent être utiles aux travailleurs sociaux, aux psychologues, aux psychiatres, à tous ceux qui sont en lien avec des personnes en difficultés.
La nécessité de penser les effets des outils techniques que les pratiques professionnelles mobilisent se fait pressante. Les pratiques concernées s'appliquent à des sujets humains, que ce soit dans l'action sociale, la santé ou l'éducation. Les dispositifs qui font travailler ensemble des partenaires de cultures professionnelles et institutionnelles différentes mobilisent le courrier électronique et c'est à propos des usagers, des bénéficiaires, des patients, des enfants ou de leurs parents que des informations sont échangés et que les décisions sont prises. Parfois (de plus en plus fréquemment), l'usager est lui-même impliqué dans l'échange électronique (suivi médical, tutorat à distance, e - thérapie...). L'ouvrage explore, selon différentes approches disciplinaires et méthodologiques, la manière dont le courrier électronique (choisi pour son développement rapide et son omniprésence) transforme les pratiques professionnelles.