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Pratiques en santé mentale N° 4, novembre 2018 : Soins psychiques en prison
Arveiller Jean-Paul
CHAMP SOCIAL
14,00 €
Épuisé
EAN :9791034604616
L'offre de formation proposée par Santé Mentale France s'appuie sur un réseau de formateurs professionnels regroupés en son sein et répartis sur l'ensemble du territoire national. Ce réseau permet de couvrir une grande partie des activités et des compétences spécialisées nécessaires à des accompagnements de qualité pour les personnes concernées par la souffrance ou le handicap psychique. Dans une période de profonde mutation du champ de la santé mentale, la formation des intervenants est devenue plus que jamais indispensable avec des enjeux multiples : - actualisation des connaissances, - adaptation aux évolutions en cours sans perdre pour autant ses valeurs, - développement de nouvelles compétences et de la promotion professionnelle, - création de passerelles entre les intervenants pour favoriser le décloisonnement des cultures et des dispositifs. Ces formations, soucieuses des réalités psychiques et au fait des avancées scientifiques, ont pour ambition d'accompagner la constante évolution des pratiques pour favoriser une réelle amélioration de la qualité des soins et de la réinsertion des personnes confrontées à la maladie mentale et au handicap psychique. Les formateurs de Santé Mentale France s'attachent à inscrire ces formations dans une réflexion plus globale sur l'homme et sur les valeurs que sont la singularité de la personne et de sa souffrance, l'humanité, la citoyenneté ainsi que la luge contre la stigmatisation. Ces formations prennent également en compte la continuité et la proximité du soin dans la cité, le développement des liens avec les usagers ainsi que leur entourage familial et social dans une perspective de partenariat qui est devenu une exigence incontournable. Le détail de l'ensemble des formations proposées est disponible sur le site de la Fédération Santé Mentale France : santementalefrance.fr
L'Espagne particulièrement instable en ce tout début du XXe siècle, une région, la Catalogne à la recherche d'une identité et surtout un petit village proche de Barcelone et dénommé Horta, constituent la toile de fond de ce roman qui retrace la biographie d'un personnage particulier, la Patacons, savant mélange de sainte femme et de harpie redoutée par tous à commencer par ses proches. A partir des souvenirs de ses neveux et nièces le livre essaie de resituer son cheminement psychologique et de comprendre comment elle a pu leur laisser, malgré l'aide permanente qu'elle leur apporta, des souvenirs pour le moins contrastés. Les malheurs qui ont émaillé sa vie ainsi que les combats de légitimité qu'elle eut à affronter entre deux voies semblant incompatibles, permettent d'illustrer la chronologie d'une vie peu ordinaire.
Depuis les années 1990 l'hôpital général a considérablement développé la fonction d'accueil des urgences. La plupart des urgences psychiatriques lui sont adressées. Les hôpitaux généraux et la psychiatrie se sont parfois rapprochés. Cela peut aller de la présence sporadique d'un psychiatre aux urgences, à la création d'unités spécifiques au sein des urgences générales. Des dispositifs spécifiques propres à la psychiatrie, sectoriels ou intersectoriels, ont été développés ici et là. Ils sont divers (centres d'accueil et de crise, dispositifs mobiles, CMP ouverts à des soins non programmés... .) L'inégalité des réponses est flagrante selon l'établissement et le territoire. Nous proposons dans ce numéro une présentation de différentes réponses aux situations d'urgence et de crise psychiatriques. Si la psychiatrie française peut être décrite comme peu mobile et réactive, que dire des dispositifs et initiatives qui voient le jour dans différents lieux de soin et de quelle façon pouvons-nous
Après la Deuxième Guerre mondiale et au cours des années 1960, l'internement psychiatrique a progressivement décru. Cela a fait que certains, dans l'effervescence de mai 1968, ont pu espérer sa totale abolition. Il a fallu attendre 1990 pour une réforme. Elle maintient le régime de privation de liberté, tout en inversant son application : de règle en 1838, il devient seulement d'exception en 1990. Par contre, à partir de la loi de 2011 apparaissent des soins sans consentement étendus à l'ambulatoire. Le dernier rapport du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL) s'inquiète du recours croissant aux pratiques dépourvues de consentement, avec isolement et contention.
Ce numéro devrait aider à tirer des enseignements de la crise Covid pour la santé mentale. Les inégalités d'accès aux soins et aux accompagnements, liées à l'hétérogénéité des moyens et des pratiques, ont une nouvelle fois été mises en lumière. Mais surtout, des établissements et services ont démontré leur capacité d'adaptation et de remise A en question des cadres et organisations préétablis. Des initiatives allant dans le sens d'une mobilité, réactivité et individualisation plus grandes des réponses, ont été développées. La situation de crise a pu, ici ou là susciter une dynamique et une créativité qui ont bousculé la chronicisation dans laquelle a tendance à s'installer inévitablement toute institution. On peut même aller jusqu'à penser que, dans certains cas des équipes ont redécouvert une certaine militance, base de nombreuses évolutions récentes dans nos domaines. Il s'agit désormais de A mettre en valeur et de conforter ces découvertes.
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.
Cette chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre de province est un récit composé de différentes réflexions élaborées sur une période de vingt ans passés avec des enfants autistes et psychotiques dans le cadre du service public de psychiatrie. Tenir le pari de la durée avec eux est une des conditions de possibilité du soin en psychiatrie. L'idée de la musique est très proche de ces préoccupations psychopathologiques et thérapeutiques. Elle est référée au sentiment continu d'exister (Winnicott) dans la mesure où cet art de la voix et de ses représentants, les instruments de musique, se développe à partir de la temporalité et du rythme. Aussi, ces quelques textes sont-ils présentés selon une " logique " musicale. Après un prélude sur les rapports entre sensations et représentations, une première suite est tournée vers la fonction d'accueil de l'enfant selon ses différentes problématiques. En effet, il s'agit de l'accueillir de telle façon qu'il se sente attendu par le travail que ses parents auront fait à ce sujet, et dont nous mesurons tous les jours l'importance pour sa singularité. Comment donc être assez chaleureux pour lui indiquer l'intérêt que nous lui portons, mais assez à la bonne distance pour qu'il ne souffre pas d'intrusion ? La possibilité même de le soigner en dépend. Une deuxième suite aborde l'enfant par le biais de la clinique. Non seulement la clinique des livres de médecine qui est importante, mais aussi celle du signifiant, celle du message contenu dans le signe et celle du processus de sémiotisation. Enfin, un postlude reprend en un ch?ur final les articulations complexes entre le symbolique, les identifications et l'institutionnel.
La nécessité de penser les effets des outils techniques que les pratiques professionnelles mobilisent se fait pressante. Les pratiques concernées s'appliquent à des sujets humains, que ce soit dans l'action sociale, la santé ou l'éducation. Les dispositifs qui font travailler ensemble des partenaires de cultures professionnelles et institutionnelles différentes mobilisent le courrier électronique et c'est à propos des usagers, des bénéficiaires, des patients, des enfants ou de leurs parents que des informations sont échangés et que les décisions sont prises. Parfois (de plus en plus fréquemment), l'usager est lui-même impliqué dans l'échange électronique (suivi médical, tutorat à distance, e - thérapie...). L'ouvrage explore, selon différentes approches disciplinaires et méthodologiques, la manière dont le courrier électronique (choisi pour son développement rapide et son omniprésence) transforme les pratiques professionnelles.