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La Lettre Clandestine N° 16/2008 : Voltaire et les manuscrits philosophiques clandestins
Artigas-Menant Geneviève ; Seguin Maria Susana ; C
SUP
29,00 €
Épuisé
EAN :9782840506089
Le roi Voltaire n'a cessé de tenir le devant de la scène, sans déclin depuis 1778, aussi bien du côté du grand public que du côté de la critique universitaire. Les manuscrits philosophiques clandestins, eux, ne sont sortis de l'ombre qu'en 1912. Mais on découvre alors qu'ils fournissaient à Voltaire et aux autres vedettes des Lumières " tout l'arsenal des arguments critiques, historiques et philosophiques contre la religion et la spiritualité ou l'immortalité de l'âme " (Lanson). Voici que le personnage protéiforme de Voltaire s'enrichit encore des rôles de lecteur, collectionneur et éditeur de manuscrits philosophiques clandestins. Quand Voltaire a-t-il connu leur existence ? Lesquels a-t-il lus et quand les a-t-il lus ? Quand a-t-il eu l'idée de les utiliser et comment ? Quels sont ses critères pour les éditer ? Comment débrouiller les énigmes de la chronologie comparée des manuscrits et des imprimés ? Ce sont quelques-unes des nombreuses questions qui inspirent l'étude des rapports complexes et encore mystérieux entre l'illustre représentant des Lumières et ses obscurs prédécesseurs. Ce volume annuel fournit également une bibliographie exhaustive, des études, une documentation, des informations sur la littérature philosophique clandestine à l'Âge classique et sur les recherches qui sont conduites dans le monde entier à son sujet.
Le débat d'idées peut-il tuer le roman? Les dix-huit études ici réunies montrent avec une grande originalité comment au contraire il vivifie le genre en influençant en profondeur le projet, la structure, l'écriture d'oeuvres romanesques multiples et comment il constitue un licteur d'unité du roman français à travers les siècles. De Rabelais à Butor, de Mme de Lafayette à Martine Robier, de Robert Challe, Marivaux, Voltaire, Diderot, à Proust, Martin du Gard, Sartre, Vercors, Camus, Aragon. Simone de Beauvoir, en passant par Mme de Staël, Benjamin Constant, Stendhal, Eugène Sue, Flaubert, etc., le roman français invente des mises en scène, des dénouements, des inachèvements qui mettent en relief la confrontation des idées: conversations entre personnages, dialogues du romancier avec son lecteur, échanges entre les peuples de l'Europe, par exemple entre Allemands et Français, joutes théoriques des écrivains entre eux. Par sa large audience, le roman est un puissant moyen de diffuser les idées, que les particularités du genre modifient ou infléchissent inévitablement. La conclusion pessimiste de cette vaste enquête novatrice met en évidence les menaces que les évolutions récentes du genre font peser sur cette féconde tradition du roman français.
Les manuscrits philosophiques qui circulent sous le manteau aux XVIIe et XVIIIe siècles présentent une grande complexité intellectuelle. C'est à leur relation avec les différentes formes de la pensée matérialiste que s'attache le dixième dossier thématique présenté dans ce quatorzième numéro de La Lettre clandestine. Quelle est leur spécificité par rapport au matérialisme épicurien, stoïcien, de tradition aristotélicienne, par rapport aux courants de la Renaissance, aux mécanismes marqués par le cartésianisme, aux matérialismes médicaux ? Quel rapport ont-ils avec les doctrines des grands auteurs matérialistes du XVIIIe siècle ? Un riche ensemble d'études souligne la diversité des cas et l'insertion du matérialisme dans un paysage philosophique où se manifestent de multiples interférences. Ce volume annuel fournit également une bibliographie exhaustive, des études, une documentation, des informations sur la littérature philosophique clandestine à l'Age classique et sur les recherches qui sont conduites dans le monde entier à son sujet.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "