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Le débât d'idées dans le roman français
Artigas-Menant Geneviève ; Couprie Alain
SUP
22,00 €
Épuisé
EAN :9782840507086
Le débat d'idées peut-il tuer le roman? Les dix-huit études ici réunies montrent avec une grande originalité comment au contraire il vivifie le genre en influençant en profondeur le projet, la structure, l'écriture d'oeuvres romanesques multiples et comment il constitue un licteur d'unité du roman français à travers les siècles. De Rabelais à Butor, de Mme de Lafayette à Martine Robier, de Robert Challe, Marivaux, Voltaire, Diderot, à Proust, Martin du Gard, Sartre, Vercors, Camus, Aragon. Simone de Beauvoir, en passant par Mme de Staël, Benjamin Constant, Stendhal, Eugène Sue, Flaubert, etc., le roman français invente des mises en scène, des dénouements, des inachèvements qui mettent en relief la confrontation des idées: conversations entre personnages, dialogues du romancier avec son lecteur, échanges entre les peuples de l'Europe, par exemple entre Allemands et Français, joutes théoriques des écrivains entre eux. Par sa large audience, le roman est un puissant moyen de diffuser les idées, que les particularités du genre modifient ou infléchissent inévitablement. La conclusion pessimiste de cette vaste enquête novatrice met en évidence les menaces que les évolutions récentes du genre font peser sur cette féconde tradition du roman français.
Diderot est à la fois auteur, lecteur et éditeur de manuscrits philosophiques clandestins. Sa philosophie radicale et non systématique, son recours à la clandestinité et l'évolution de sa pratique vers une diffusion sous forme d'imprimés destinés à un très large public, son travail en équipe aussi (Encyclopédie, Histoire des deux Indes), sont certainement emblématiques de l'évolution du mouvement des Lumières. Il s'agit de passer d'un espace public restreint et clandestin à un espace public généralisé. Ce passage a un prix philosophique qu'il est intéressant de mesurer, d'autant que ce dossier s'accompagne de la réponse de Jonathan Israel au compte rendu de ses travaux publié par Antoine Lilti dans les Annales : il y oppose de façon très claire ses principes méthodologiques aux reproches qui lui ont été adressés. On trouvera aussi dans ce numéro, outre un dossier substantiel de comptes rendus, une étude approfondie des papiers concernant Diderot dans les archives de la Bastille, des notes de lecture sur le libertinage philosophique au XVIIe siècle, une analyse du grand projet philosophique de Boullanger, ainsi qu'un rubrique bibliographique très fournie, qui témoigne de la vitalité et de la dynamique des recherches sur la philosophie clandestine.
La politique de l'Amérique du Sud demeure une énigme. Alors que s'effacent les images de dictateurs en uniforme, le sous-continent peine à trouver son équilibre. Les choix malheureux d'un nouveau populisme incarné par Menem, Fujimori, Chavez ou le pittoresque Bucaram ont détruit le capital de confiance dont bénéficiait la sortie des régimes autoritaires. Par ailleurs, ces sociétés contrastées et fragiles ont mal résisté à la vague de libéralisme économique des années 1990. Dès lors, dans ces pays disloqués se développent de nouvelles formes sociales fondées sur la violence et le crime organisé ou, inversement, sur de nouvelles communautés économiques ou culturelles. Dans ces conditions, que deviennent les structures traditionnelles comme l'Etat, l'Eglise ou même l'armée? Comment se transforment les villes et les campagnes? Quel crédit doit-on accorder aux initiatives de regroupement régional comme le Mercosur ou à l'arrivée de Lulla à la tête du Brésil? Telles sont les questions auxquelles répond cet ouvrage, fondé sur une abondante documentation, jusqu'alors peu explorée.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "