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Fantômas ! Biographie d'un criminel imaginaire
Artiaga Loïc ; Letourneux Matthieu
AMSTERDAM
14,00 €
Épuisé
EAN :9782350960739
Fantômas ! Le nom du " Génie du crime " a traversé tout le XXe siècle. A bien des égards, Pierre Souvestre et Marcel Allain ont enfanté en 1911 une ?uvre monstre. Fantômas, revers obscur et grimaçant de notre monde, y invente, page après page, une violence sans visage, sans motivations et sans signification apparente. La série des Fantômas a fasciné les avant-gardes des années 1920-1930, qui en ont loué le génie créatif et la puissance subversive. Le mythe du criminel voleur d'identités, tueur cruel, virtuose de la mise en scène morbide, a inspiré tableaux, films expérimentaux, textes poétiques et polémiques. Nourri par un travail de collecte inédit, cet ouvrage propose de relire Fantômas à la lumière des travaux qui ont questionné la place des fictions dans les sociétés contemporaines. La trajectoire du protagoniste éclaire l'organisation du champ littéraire, partagé entre littérature légitime et productions de grande consommation. Consacrant la toute-puissance de l'information et des faits divers, l'?uvre apparaît bien comme " l'Enéide des temps modernes ", selon la formule de Blaise Cendrars. La modernité du XXe siècle naissant y est, il est vrai, partout : grands magasins, chirurgie plastique, nouvelles techniques policières... En subvertissant les logiques classiques du détective navel où la raison et la progression de l'enquête priment sur le crime, Fantômas questionne les identités sociales, le maintien de l'Ordre et la répression des pulsions.
Résumé : On retrouve, dans ce recueil de quatorze nouvelles, toute la férocité qui a valu à Guillermo Arriaga d'être l'un des scénaristes fétiches d'Alejandro González Inárritu. Et c'est la rue qui, dans chacune d'entre elles, cristallise les angoisses, les frustrations et les vices de ces personnages qui ont les nerfs à vif. Qu'ils soient adultes, enfants, médecins ou policiers, le temps de l'innocence semble un paradis perdu, depuis longtemps troqué contre un enfer inextinguible. Comment ne pas détourner le regard devant la barbarie des petits Roberto et Rodrigo, la violence du Viking, l'angoisse viscérale de Rómulo ou devant le spectre de Katty ? Dans le quartier sud de Mexico, pesant, corrompu et corrompant, les pulsions y sont plus de mort que de vie.
Résumé : Jamais rééditée d'après le texte original depuis sa publication en 1911-1913, la saga de Fantômas paraît ici pour la première fois dans sa version intégrale, en huit volumes rassemblant les trente-deux titres de la série. Un siècle après sa création, l'oeuvre de Pierre Souvestre et Marcel Allain - saluée par Guillaume Apollinaire comme "un extraordinaire roman-fleuve plein de vie et d'imagination" et par Blaise Cendrars comme "l'Énéide des Temps modernes" - garde toute sa vitalité inventive et jubilatoire. Et le mystère engendré par son personnage principal demeure l'un des plus fascinants qui soient, digne des figures les plus troublantes de la littérature contemporaine. Porteur d'un "secret formidable", le Génie du mal renaît sans cesse de ses cendres, utilise les stratagèmes les plus improbables pour transgresser les lois, narguer les puissants et pénétrer toutes les couches de la société urbaine, à Paris, à Londres ou ailleurs. Regorgeant d'intrigues échevelées et de rebondissements inattendus, cette série offre aussi, en s'inspirant de faits divers qui ont fait la une des journaux du moment et de personnages réels, une plongée passionnante dans l'histoire d'un monde révolu. Mêlant roman de moeurs, roman policier et roman d'espionnage, les aventures de Fantômas continueront sans nul doute de captiver de nouvelles générations de lecteurs.
Pierre Souvestre (1874-1914), avocat, journaliste et écrivain, était le petit-neveu d?Emile Souvestre (1806-1854), écrivain et ethnographe de la Bretagne. Jeune homme brillant et pressé, fasciné par la modernité qui envahit la vie quotidienne, Pierre Souvestre collabore au journal L?Auto, publie en 1906 une Histoire de l?automobile, en 1909 La Traversée de la Manche en aéroplane (avec une préface de Louis Blériot), écrit des pièces de théâtre et des romans. Il s?associe en 1911 avec son jeune secrétaire Marcel Allain pour relever le défi que lui propose l?éditeur Arthème Fayard: écrire une série de romans policiers à paraître chaque mois. Le premier volume est en vente le 10 février 1911. Le dernier paraîtra en septembre 1913. Marcel Allain (1885-1969) survivra plus d?un demi-siècle à son twin-brother, à la fois frère et double (plusieurs exemplaires de l?édition originale lui sont ainsi dédicacés), dont il épousera la compagne en 1926.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.
La Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.
La quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre. Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.