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UN BEL IMMEUBLE
ARRIVE MICHEL
CHAMP VALLON
17,00 €
Épuisé
EAN :9782876735224
Il faut de tout pour faire un immeuble: un architecte, un propriétaire, une concierge, et, surtout, des locataires. Le 26 bis rue Pougens, à Montrouge, abrite quinze familles. Au rez-de-chaussée, deux vieilles demoiselles infirmes dorlotent leur neveu, ce demeuré de Bornichet. Il se prépare consciencieusement au métier un peu inquiétant qui lui est promis à l'hôpital voisin. Au premier, le docteur Ménétrier et sa trop jolie femme Solange se déchirent, séparés à la fois par leurs différends sentimentaux et leur rivalité professionnelle. Dans une chambre de bonne du sixième, le vieux père Gandillot médite amèrement sur les raisons de l'exil auquel l'a condamné son aristocratique épouse. C'est un garagiste retraité de soixante-quinze ans, Joël Escrivant, qui a fait le projet d'écrire les histoires entrelacées de tous les locataires du "bel immeuble". Il découvre progressivement les joies et, surtout, les angoisses de la création littéraire. Réussira-t-il vraiment à mener son ouvrage jusqu'à son terme?
Le français d aujourd hui évolue sous nos yeux à un rythme stupéfiant. Il conserve une bonne part de ses caractères de jadis et il s enrichit des innombrables innovations lexicales que lui apportent les mutations de la société et de ses moeurs.Les verbes sont les témoins privilégiés de cette évolution de la langue, parce qu ils désignent des activités qui, il y a peu encore, n étaient pas nommées, pour la meilleure des raisons: elles n existaient pas: chatter, coocooner, débloguer, fragnoler, paparazzer, titriser, twitter, verdir (au sens écolo), yourser, zipper, etc En évitant de se crasher ou de sescratcher. Ce qui ne les empêche pas de continuer, parfois sous des formes nouvelles, à brader, cafter et chiner (sans chinoiser?), à consommer et, hélas, à consumer, à (se) chambrer ou (se) cuisiner et (s )engueuler, parfois à flipper, gafferou tilter.C est l univers de ces verbes, sages ou fous, souvent sages et fous, anciens, et, surtout récents, parfois tout récents, qui révèlent les modes de vie des Français et des Francophones dans les premières années du XXIe siècle, querévèle l auteur de façon savante et drôle.
Un village, près de Fribourg, en Allemagne. Le nazisme règne sur le pays, la guerre se prépare, puis éclate. Une petite fille réussit à être à peu près heureuse. Avec sa grand-mère, institutrice retraitée, elle apprend à écrire, aux deux sens du mot : elle trace avec délices les belles lettres de l'écriture gothique, et elle commence à composer des contes, sur le modèle des frères Grimm. Bientôt, hélas, sans qu'elle en décèle vraiment la cause, elle perdra, pour longtemps, le véritable don d'écriture qu'elle a eu jusqu'à l'âge de douze ans.. Une station de ski déserte, au début de l'été, une trentaine d'années plus tard. Un notable de province, professeur de pharmacie et expert en mycologie, entreprend d'étrangler sa maîtresse, qui vient de lui signifier son congé. Mais il manque d'expérience : elle survit.. La jeune femme qui vient d'échapper à la mort ne serait-elle pas la petite fille allemande qui ne pouvait plus écrire ? On se pose la question avec une insistance croissante en lisant les récits alternés que le professeur et la Walkyrie - elle aurait donc retrouvé le don de l'écriture ? - font de leur lune de miel passionnée et orageuse. . . Michel Arrivé, qui est linguiste de son état, et a beaucoup écrit sur le langage et l'inconscient, est aussi un spécialiste de Jarry. La Walkyrie et le professeur est son cinquième roman, après, notamment, Les Remembrances du vieillard idiot (Flammarion, 1977, Prix du premier roman), et Une très vieille petite fille (Champ Vallon, 2006).
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.