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Singapour vu d'en bas. Chronique d'un Basque en Asie (1980-1989)
Arotçarena Guillaume
INDES SAVANTES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782846543552
Singapour, la ville-monde emblématique du capitalisme international et de la mondialisation libérale, donne lieu habituellement à une série de clichés souvent générés par une communication gouvernementale efficace : ordonnée, policée, disciplinée, beaucoup d'espaces verts, paradis du shopping et des affaires, place financière sûre, gestion économique exemplaire, la cité-Etat est souvent encensée dans les revues d'économie. Quant au touriste, au journaliste ou à l'homme d'affaires de passage, ils jettent un regard distrait sur la société locale, notant qu'on y mange très bien, que le téléphone fonctionne, et qu'il n'y a pas de blindés de l'armée à tous les coins de rue. Tout cela, certes, n'est pas faux. Ayant passé dix-sept années de sa vie à Singapour, immergé dans la population locale, l'auteur nous propose cependant une autre vision des choses : l'envers de la médaille en quelque sorte. Au-delà de son histoire personnelle atypique, par petites touches, il dessine le portrait plus contrasté d'une population chaleureuse et généreuse, beaucoup moins passive qu'on ne l'imagine, bien loin des clichés habituels qui en font une armée de fantassins disciplinés au service du capitalisme international. Il décrit aussi très concrètement les difficultés à exister d'une société civile à peine tolérée, toujours suspecte. Il évoque enfin l'évolution sociale rapide que connaît aujourd'hui la cité-Etat, confrontée à des difficultés importantes : démographie en chute libre, exiguïté du territoire, des infrastructures qui ne sont pas extensibles à l'infini, une immigration massive de moins en moins bien tolérée. De plus en plus, les citoyens de Singapour estiment avoir leur mot à dire et le font savoir.
Arotçarena Guillaume ; Jobin Paul ; Sabouret Jean-
En Asie, le christianisme, religion importée, n'entame guère les grandes traditions (bouddhisme, hindouisme ou islam), mais connaît un certain succès chez les peuples de traditions animistes, chez les minorités ethniques : est-ce parce que, plus ou moins consciemment, ces peuples trouvent dans le christianisme les outils nécessaires à la défense de leur identité en même temps qu'à leur entrée dans la modernité ? On constate en même temps la forte visibilité du christianisme dans des classes moyennes urbaines en particulier dans les sociétés confucéennes (Chine, Singapour, Vietnam, Corée, Chinois d'Indonésie). L'explication est-elle la même que pour les minorités ethniques ? La présence chrétienne importante dans les sociétés civiles des pays industrialisés indique une certaine proximité avec la modernité démocratique. Ce sont, parmi d'autres, des questions de société très actuelles auxquelles les auteurs apportent des réponses, en faisant notamment appel à l'histoire
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.