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Démocratie, modernité et christianisme en Asie
Arotçarena Guillaume ; Jobin Paul ; Sabouret Jean-
INDES SAVANTES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782846542043
En Asie, le christianisme, religion importée, n'entame guère les grandes traditions (bouddhisme, hindouisme ou islam), mais connaît un certain succès chez les peuples de traditions animistes, chez les minorités ethniques : est-ce parce que, plus ou moins consciemment, ces peuples trouvent dans le christianisme les outils nécessaires à la défense de leur identité en même temps qu'à leur entrée dans la modernité ? On constate en même temps la forte visibilité du christianisme dans des classes moyennes urbaines en particulier dans les sociétés confucéennes (Chine, Singapour, Vietnam, Corée, Chinois d'Indonésie). L'explication est-elle la même que pour les minorités ethniques ? La présence chrétienne importante dans les sociétés civiles des pays industrialisés indique une certaine proximité avec la modernité démocratique. Ce sont, parmi d'autres, des questions de société très actuelles auxquelles les auteurs apportent des réponses, en faisant notamment appel à l'histoire
Singapour, la ville-monde emblématique du capitalisme international et de la mondialisation libérale, donne lieu habituellement à une série de clichés souvent générés par une communication gouvernementale efficace : ordonnée, policée, disciplinée, beaucoup d'espaces verts, paradis du shopping et des affaires, place financière sûre, gestion économique exemplaire, la cité-Etat est souvent encensée dans les revues d'économie. Quant au touriste, au journaliste ou à l'homme d'affaires de passage, ils jettent un regard distrait sur la société locale, notant qu'on y mange très bien, que le téléphone fonctionne, et qu'il n'y a pas de blindés de l'armée à tous les coins de rue. Tout cela, certes, n'est pas faux. Ayant passé dix-sept années de sa vie à Singapour, immergé dans la population locale, l'auteur nous propose cependant une autre vision des choses : l'envers de la médaille en quelque sorte. Au-delà de son histoire personnelle atypique, par petites touches, il dessine le portrait plus contrasté d'une population chaleureuse et généreuse, beaucoup moins passive qu'on ne l'imagine, bien loin des clichés habituels qui en font une armée de fantassins disciplinés au service du capitalisme international. Il décrit aussi très concrètement les difficultés à exister d'une société civile à peine tolérée, toujours suspecte. Il évoque enfin l'évolution sociale rapide que connaît aujourd'hui la cité-Etat, confrontée à des difficultés importantes : démographie en chute libre, exiguïté du territoire, des infrastructures qui ne sont pas extensibles à l'infini, une immigration massive de moins en moins bien tolérée. De plus en plus, les citoyens de Singapour estiment avoir leur mot à dire et le font savoir.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.