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La Corse et l'idée républicaine
Arnaud Daniel
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782296005259
La Corse fait régulièrement la une de l'actualité. Lutte clandestine, attentats et assassinats alimentent l'idée selon laquelle l'île demeurerait un " territoire perdu " de la République. Les tenants et les aboutissants du problème sont pourtant mal connus du grand public. En effet, ce dossier est trop souvent réduit par les médias à une simple opposition entre État de droit d'une part, et rejet de celui-ci par une population repliée sur elle-même d'autre part. Bousculant bien des idées reçues, l'auteur jette un éclairage à contre-courant sur la Corse et sur les Corses. Il donne de cette manière les clefs indispensables pour comprendre les enjeux de la question corse dans la République une et indivisible, mais aussi pour s'interroger sur la place des cultures minoritaires à l'heure de la mondialisation.
Aucun peuple de l'Antiquité n'eut pire réputation que les Assyriens, au Ier millénaire avant notre ère. La brutalité de ces conquérants inlassables terrifia le Proche-Orient asiatique. Mais ils étaient aussi bâtisseurs et sculpteurs, aimaient la musique et leurs scribes étaient des maîtres dans l'art d'écrire. Le long règne d'Assurbanipal (668-630) marque l'apogée de cette civilisation assyrienne. Le monarque maintint la cohérence de l'Empire par la diplomatie et la guerre, tandis qu'il faisait de sa capitale, Ninive, le centre du monde. Là, les artistes à son service produisirent des bas-reliefs, chefs-d'oeuvre de l'art universel, pendant qu'Assurbanipal y rassemblait tout le savoir de son temps. Ce livre fait pénétrer le lecteur dans l'intimité d'un prince qui appréciait autant l'étude de l'écriture cunéiforme que les exercices du corps, de cet intellectuel devenu homme de pouvoir. Ce monarque au caractère tourmenté - on le voit dans ces pages - fut un administrateur attentif et même tatillon. Il affronta avec une inlassable sagesse virile de vieux problèmes laissés irrésolus par les générations précédentes: la soumission définitive de l'Elam à l'est, la maîtrise de la Babylonie au sud, le contrôle de l'Egypte, la protection de l'Empire contre les nomades d'Anatolie ou les Arabes. Cet ouvrage s'élargit ainsi à tout le Proche-Orient du VIIe siècle, dont il montre les diversités, rassemblées sous le pouvoir d'un seul: Assurbanipal, l'Assyrien. Biographie de l'auteur Daniel Arnaud, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, professeur d'Université de la classe exceptionnelle, est directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Sorbonne). Historien, épigraphiste, spécialiste du Proche-Orient asiatique ancien, homme de terrain (Iraq et Syrie), il a publié d'importants lots de textes cunéiformes en sumérien, en assyro-babylonien et en dialectes locaux. D'autres de ses travaux portent sur tous les aspects de l'histoire de la région, en particulier sur ses idéologies et ses mentalités. Il a publié, chez Fayard, Nabuchodonosor II, roi de Babylone (2004).
A la fois narrateur et personnage principal de cette histoire, André Moreau est un enseignant qui se trouve ballotté d'une académie à l'autre. Si le regard qu'il jette sur un système éducatif en faillite est cynique, il plaide au bout du compte pour la refondation d'une école renouant avec la transmission des savoirs et assurant une réelle égalité des chances. II dégage au passage les clefs qui viennent éclairer les crises de notre époque, mais aussi le pourquoi de la victoire de Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2007. Lucide, Daniel Arnaud a su trouver les mots pour répondre au François Bégaudeau d'Entre les murs, ainsi, qu'à tous ceux qui s'extasient sur la "créativité du parler banlieue". Elèves, professeurs, bureaucrates de l'institution scolaire, adeptes du "pas de vagues" et bien-pensants de tous ordres: chacun en prend pour son grade. Un ouvrage décapant. Biographie de l'auteur Daniel Arnaud est philosophe et écrivain. Il enseigne par ailleurs le français et l'histoire- géographie. Voyageur infatigable, il vit aujourd'hui à Ajaccio et se partage entre la Corse, Paris et l'Orient. Site Internet: http://generation69.blogs.nouvelobs.com.
L'action se déroule en Corse au début des années 2000, mais pas seulement. Elle s'ouvre avec une description d'Ajaccio, "cité impériale" . Elle se poursuit avec le harcèlement subi par un professeur de philosophie, relégué dans un collège, puis par une principale adjointe, avec en toile de fond un système éducatif ruiné. Cependant, les événements auraient pu se produire en d'autres lieux et connaître le même aboutissement tragique ; les maux décrits, que ce soit la violence institutionnelle ou bien les crispations identitaires, n'étant pas spécifiques à cette île, loin de là, ici choisie par pur attachement. Au travers des destins croisés des deux principaux protagonistes - de la Corse au Proche-Orient, en passant par l'Asie du Sud-Est à l'époque des "boat-people" et le Paris des attentats islamistes de 1995 -, le livre évoque des thèmes nombreux : l'exil sous différentes formes, le voyage, l'identité, la faillite de la transmission d'une culture dans une société consumériste et mondialisée, l'inversion des valeurs. Ce roman à clefs propose en outre une métaphore de l'Enfer, un thème récurrent de la littérature (lexique en fin d'ouvrage). Lago en est ici l'entrée.
Le modèle républicain français se trouve au coeur de bien des interrogations. Qu'une collectivité locale soit dotée d'un statut particulier, et c'est la " République une et indivisible " qui semble mise en cause. Que le système éducatif soit en crise, et c'est " l'école républicaine " qui paraît menacée. À l'heure d'une mondialisation néolibérale qui se joue des frontières, la République telle qu'elle s'est construite en France depuis la Révolution, et qui entretient un rapport indéfectible à la Nation, pourrait même faire figure de modèle archaïque, dépassé et obsolète. D'où le caractère inévitable de la question : la République a-t-elle encore un sens ? Et puis d'abord, dans quel sens du mot république ? Des républiques, il en existe des libérales, des bourgeoises, des socialistes, et même des islamiques. En France, elle puise dans un double héritage, à la fois social et humaniste. La poursuite de l'idéal républicain exige, entre autres évolutions nécessaires, la refondation d'un projet éducatif exigeant, au service de tous, et garant d'une réelle égalité des chances. Elle suppose du reste désormais de penser le bien commun non seulement au niveau national, mais d'abord au niveau local et régional, ainsi qu'au niveau international (notamment par rapport aux normes européennes en matière de droits de l'homme).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.