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La république a-t-elle encore un sens ?
Arnaud Daniel
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782296554795
Le modèle républicain français se trouve au coeur de bien des interrogations. Qu'une collectivité locale soit dotée d'un statut particulier, et c'est la " République une et indivisible " qui semble mise en cause. Que le système éducatif soit en crise, et c'est " l'école républicaine " qui paraît menacée. À l'heure d'une mondialisation néolibérale qui se joue des frontières, la République telle qu'elle s'est construite en France depuis la Révolution, et qui entretient un rapport indéfectible à la Nation, pourrait même faire figure de modèle archaïque, dépassé et obsolète. D'où le caractère inévitable de la question : la République a-t-elle encore un sens ? Et puis d'abord, dans quel sens du mot république ? Des républiques, il en existe des libérales, des bourgeoises, des socialistes, et même des islamiques. En France, elle puise dans un double héritage, à la fois social et humaniste. La poursuite de l'idéal républicain exige, entre autres évolutions nécessaires, la refondation d'un projet éducatif exigeant, au service de tous, et garant d'une réelle égalité des chances. Elle suppose du reste désormais de penser le bien commun non seulement au niveau national, mais d'abord au niveau local et régional, ainsi qu'au niveau international (notamment par rapport aux normes européennes en matière de droits de l'homme).
Incivilités, racket, brimades entre élèves ou burn-out des professeurs: les grands titres consacrés à l'Education nationale conduisent parfois à se demander si elle demeure le lieu de la transmission des savoirs. 4,9 % des élèves du premier degré subissent un harcèlement sévère, 29 % des collégiens sont moqués pour leur bonne conduite. La profession enseignante détient le triste record du taux de suicide le plus élevé: 34 pour 1000.Face à ce constat, Daniel Arnaud détourne la forme du guide de survie pour aider les enseignants, parents et élèves à retrouver leurs marques dans un milieu devenu hostile. Avec humour, l'auteur donne des conseils simples pour assurer le respect mutuel des différents agents de l'éducation et permettre à chacun d'appréhender l'école de manière plus apaisée.
Sans la Bible et surtout sans Verdi, le nom même de Nabuchodonosor II (605-562 av. J.-C.) nous serait aujourd'hui à peu près inconnu, et c'est tardivement (aux XIXe et XXe siècles) que l'archéologie et l'épigraphie nous ont appris les splendeurs du règne de ce roi, en particulier la célébrissime porte d'Ishtar, conservée à Berlin. Cette biographie, la première du genre, replace l'homme et le roi dans son époque et dans son cadre, la Babylonie et l'ensemble du Proche-Orient antique. Ainsi fait-on connaissance avec un souverain à la personnalité exceptionnelle, et peut-on en admirer l'?uvre, dont les ruines retrouvées à Babylone même et ailleurs, plus encore que les textes, portent encore témoignage. L'impulsion donnée fut si forte que Nabonide (556-539) se résolut à parfaire l'action de son prédécesseur par une réforme religieuse audacieuse: cette tentative montre éloquemment de quelles possibilités était encore riche de la tradition babylonienne. En achevant son propos sur ce règne, ce livre porte ainsi un jugement équilibré sur Nabuchodonosor et ressuscite la civilisation dont il se voulut le symbole sans son plus bel éclat.
Le témoignage sur le vif d'Ernst Jünger, combattant de la Grande Guerre, rejoint celui de poilus français. Ses pamphlets nationalistes de l'entre-deux-guerres et ceux écrits par son frère cadet, Friedrich Georg, sont, en revanche, un témoignage indirect sur le mal-être de certains jeunes vétérans allemands après la défaite de 1918. Conscients du danger que le régime nazi représentait pour les minorités vivant sur le sol allemand, les frères Jünger dénoncèrent ses agissements avec force, dès 1934. Deux signes, deux symboles furent précurseurs, selon eux, du dépérissement de la culture occidentale, la tragédie du Titanic et l'affaire Dreyfus : deux naufrages. L'un, à la suite de l'hybris de l'homme, sa foi dans la technique, l'autre, au plan spirituel, la défaillance de l'armée, son non-respect des valeurs de la Chevalerie.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.