En 1984, la première édition de ce livre jamais égalé fut une révolution : les objets dits "domestiques" faisaient l'objet d'une étude typologique. Depuis, l'ouvrage, fréquemment réimprimé est une référence pour tous ceux qui sont attachés aux objets de notre quotidien au fil des siècles. En 1984, la première édition de ce livre jamais égalé fut une révolution : les objets dits "domestiques" faisaient l'objet d'une étude typologique. Depuis, l'ouvrage, fréquemment réimprimé est une référence pour tous ceux qui sont attachés aux objets de notre quotidien au fil des siècles. Domaine imparfaitement recensé et inégalement connu, les objets domestiques sont classés selon des critères de fonction, de formes et de matières. La première partie de l'ouvrage traite de l'alimentation, de la cuisine à la table et à tout ce qui s'y rapporte : la préparation et la cuisson, la conservation, la consommation et le service. Les chapitres suivants sont consacrés à d'autres activités domestiques, liées à la toilette, à la maison, à l'éclairage, au chauffage... Cette étude des objets s'inscrit dans le cadre d'une " archéologie contemporaine " ne s'attachant pas seulement au détruit et à l'enfoui mais aussi au récent. Elle permet aux "archivistes des vies humaines" de redécouvrir et de reconstituer certains aspects ignorés ou négligés du quotidien. En refermant le livre, le lecteur saura reconnaître le moule à dariole du moule à savarin, la cuiller à pot de la cuiller à sauce, le verre inversable du verre trompeur, ou encore la brosse à moustache de la brosse à sourcils... sans oublier le fumivore et l'éteignoir !
Résumé : La cathédrale - " ?uvre d'art totale ", disait Victor Hugo. ?uvre d'art en perpétuel renouvellement, pourrait-on ajouter, édifice d'un destin national. Plus que dans d'autres pays, la cathédrale en France impose sa silhouette irremplaçable. Curieusement, l'image qui s'est fixée est avant tout gothique. On peut le comprendre puisque la plupart des grandes cathédrales présentent encore leur silhouette surgissante de cet âge d'or de l'ère médiévale. Mais derrière l'image fétiche des flèches et des tours, on oublie que la cathédrale a d'abord été romane, qu'elle a aussi été classique, même éclectique, et que les architectes contemporains n'ont jamais cessé de la regarder. Au-delà de l'intérêt qu'on lui accorde trop souvent, c'est tout un monde de vie et de création qu'elle abrite : cité dans la cité, elle a ses quartiers canoniaux, ses palais, ses hôtels-Dieu. Par là même, c'est aussi un lieu continu de manifestations artistiques dans ses grands décors, ses vitraux, ses trésors dont nombre de chefs-d'?uvre sont, il est vrai, peu visibles, voire inaccessibles. En dépit des drames et des destructions, la cathédrale demeure un immense musée vivant au c?ur des villes. Malgré son omniprésence, la cathédrale reste le lieu d'études inédites et de découvertes à venir. Pour la première fois, trente historiens se sont réunis sous la direction de Jacques Le Goff, pour retracer depuis l'aube du Moyen Age jusqu'au troisième millénaire cette histoire fascinante, mythe véritable qui ne cesse d'exciter l'imaginaire de chacun. Il faut croire Jacques Le Goff quand il affirme que la cathédrale " est le monument par excellence de la longue durée, des continuités et des renaissances. Lieu de mémoire collective, mais surtout lieu de vie ".
Cet ouvrage se présente comme un manuel destiné à aider à l'identification des objets mobiliers utilisés de façon fixe et permanente dans une église. Il aborde aussi les objets nécessaires aux diverses cérémonies qui s'y découlent. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un livre de liturgie, l'auteur explique un minimum les rites. Explications sans lesquelles il est difficile de comprendre l'utilisation des objets.
J'aime que vous ayez constamment fait interférer les trois plans sur lesquels se déroule cette unique histoire d'amour: celui d'Israël, celui de l'Eglise, celui de l'âme - c'est-à-dire de chaque destinée personnelle -, et que vous ayez montré leur unité dans le Christ. J'aime aussi que vous ayez discerné dans les cinq poèmes successifs que vous distinguez les phases d'une seule Aventure, nous proposant ainsi, loin de toute abstraction, tout un traité du déroulement de la vie spirituelle. Les cinq poèmes dont vous exposez l'enchaînement ne décrivent pas sous leurs symboles les étapes d'une ascension continue, tel un nouvel Itinerarium mentis ad Deum: ils sont plutôt comparables aux cinq actes d'un drame.
Sait-on encore aujourd'hui que Versailles à son apogée était meublé d'argent massif, que Louis XIV, au lieu de conserver son trésor dans des coffres, l'avait fait transformer par les meilleurs orfèvres, en tables de 350 kilos de métal précieux, en miroirs de 425 kilos, en balustrades de plus d'une tonne, en gigantesques vases et cassolettes, en canapés et tabourets ?... Toutes ces merveilles, rassemblées dans le Grand Appartement du roi, y jouaient avec les ors, les marbres et surtout avec des milliers de bougies, créant ainsi une ambiance de brillance et de lumière telle qu'elle stupéfiait les contemporains. D'où est venue cette étrange idée de concevoir des meubles de métal ? D'Espagne, dès la fin du XVIe siècle. Rares dans les premiers temps, ils se multiplient à la suite de l'expérience versaillaise et, pendant un demi-siècle, de 1690 à 1740, on les retrouve dans toutes les grandes cours d'Europe, en des quantités parfois impressionnantes. Leur souvenir s'est perdu car, constituant une réserve monétaire, ces meubles ont été le plus souvent fondus. Il n'en reste que peu d'exemplaires, quelque deux cents pièces à travers le monde. Mais quels vestiges, étranges et sublimes à la fois ! L'étude de ces pièces, complétée par des recherches dans les archives, menée par une équipe internationale à l'occasion de l'exposition présentée au château de Versailles, révèle un phénomène d'une ampleur géographique insoupçonnée, d'une dimension artistique considérable mais aussi d'une signification politique affirmée comme attribut du pouvoir absolutiste.
Monument commémoratif dédié au souvenir de Louis XVI et Marte-Antoinette, la Chapelle expiatoire a été édifiée entre 1815 et 1826, sur l'emplacement de l'ancien charnier révolutionnaire de la Madeleine, à l'endroit même où furent inhumés les souverains après leur exécution. Son créateur, Pierre François Léonard Fontaine, lauréat du grand prix de Rome en 1785 puis architecte de Napoléon réalisa ici une ?uvre complexe, qui, tout en reflétant les goûts décoratifs de son époque, est riche des emprunts au monde antique, à la tradition classique française, mais aussi à l'Italie du Moyen Age et de la Renaissance. Cette ?uvre subtile, longtemps déprisée pour des raisons politiques, est à redécouvrir comme une des réalisations les plus élégantes et sophistiquées du Paris du début du XIXe siècle.
Très tôt acquis aux idées du Mouvement moderne, Jean Ginsberg (1905-1983) fait sienne cette nouvelle esthétique et la met en oeuvre dès ses premières réalisations des années 1930, des immeubles de logements destinés à une bourgeoisie éclairée et moderniste. Il utilise en façade la plastique des grandes villas d'avant-garde réalisées par ses maîtres, au premier rang desquels Le Corbusier, et crée à l'intérieur des typologies distributives répondant aux aspirations de jeunes urbains aisés recherchant des appartements plus petits et conçus de manière plus rationnelle pour limiter les coûts et le besoin en domesticité. Le succès est immédiat. Avec son associé Franz Heep, il développe le prototype de l'immeuble d'habitation de bon goût pour les couches supérieures de la société parisienne : des appartements de luxe, soumis à un rationalisme économique jusqu'alors inconnu, adoptant un fonctionnalisme de bon aloi où domine le goût du détail. Lui-même entrepreneur de ces premières réalisations, Ginsberg abandonne le contrôle de la maîtrise d'ouvrage au fur et à mesure qu'il adopte la production de série à partir des années 1950. Dans le contexte du boom économique de la fin des années 1960, il construira également des résidences immobilières sur la côte méditerranéenne, notamment à Cannes et à Monaco.
Fleuron de la collection, Architecture, méthode et vocabulaire de Jean-Marie Pérouse de Montclos fait autorité en la matière, depuis sa première édition en 1972. Unique au monde, il fait aujourd?hui l?objet d?une nouvelle édition avec un texte revu et enrichi par l?auteur. Une iconographie généreusement augmentée et ouverte à la couleur permet d?établir une relation étroite entre le texte et l?image, tandis que l?appareil de notes précise les références historiques et bibliographiques. Plus de 1 200 illustrations figurent les quelque 1 200 termes d?architecture définis dans les 3 grands chapitres de l?ouvrage: le premier étant dédié au vocabulaire général (de la représentation à la construction), le suivant décomposant les différentes parties d?un édifice (de ses fondations au décor en passant par les baies, les couvertures, les escaliers, etc.) et le dernier s?attachant aux spécificités des édifices suivant leur typologie (religieux, public, militaire, etc.).
Résumé : Du règne de Louis XIV au Second Empire, toute l'Europe s'est émerveillée de l'éclat de la cour de France et de la société parisienne. A Versailles comme à Paris, princes et courtisans arboraient les plus somptueux costumes, se parant d'étoffes précieuses, de pierreries, perles et diamants, insignes éblouissants de leur pouvoir. Ils dictaient ainsi la mode, offrant la plus belle des vitrines à l'industrie du luxe parisien et, en particulier, à l'inimitable savoir-faire des artisans joailliers de la capitale. Il ne subsiste à ce jour que très peu de ces bijoux et parures dynastiques - souvent propriété du Trésor de l'Etat - que les souverains enrichissaient chacun à leur tour et que l'on remettait sans cesse au goût du jour. A défaut des bijoux eux-mêmes, restent les portraits de l'époque qui nous permettent d'entrevoir la splendeur de ces atours et d'admirer la virtuosité avec laquelle peintres et graveurs ont su restituer la magnificence des joyaux. A travers de splendides portraits conservés dans les collections du château de Versailles, cet ouvrage propose un panorama du goût de la parure aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.