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Quand Versailles était meublé d'argent
Arminjon Catherine
RMN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782711853571
Sait-on encore aujourd'hui que Versailles à son apogée était meublé d'argent massif, que Louis XIV, au lieu de conserver son trésor dans des coffres, l'avait fait transformer par les meilleurs orfèvres, en tables de 350 kilos de métal précieux, en miroirs de 425 kilos, en balustrades de plus d'une tonne, en gigantesques vases et cassolettes, en canapés et tabourets ?... Toutes ces merveilles, rassemblées dans le Grand Appartement du roi, y jouaient avec les ors, les marbres et surtout avec des milliers de bougies, créant ainsi une ambiance de brillance et de lumière telle qu'elle stupéfiait les contemporains. D'où est venue cette étrange idée de concevoir des meubles de métal ? D'Espagne, dès la fin du XVIe siècle. Rares dans les premiers temps, ils se multiplient à la suite de l'expérience versaillaise et, pendant un demi-siècle, de 1690 à 1740, on les retrouve dans toutes les grandes cours d'Europe, en des quantités parfois impressionnantes. Leur souvenir s'est perdu car, constituant une réserve monétaire, ces meubles ont été le plus souvent fondus. Il n'en reste que peu d'exemplaires, quelque deux cents pièces à travers le monde. Mais quels vestiges, étranges et sublimes à la fois ! L'étude de ces pièces, complétée par des recherches dans les archives, menée par une équipe internationale à l'occasion de l'exposition présentée au château de Versailles, révèle un phénomène d'une ampleur géographique insoupçonnée, d'une dimension artistique considérable mais aussi d'une signification politique affirmée comme attribut du pouvoir absolutiste.
Centre du pouvoir et des arts, Versailles est aussi une cour savante où la science est omniprésente. Louis XIV ne peut en négliger les enjeux et en créant l'Académie des Sciences en 1666, il instaure un nouveau contrat entre le pouvoir et les savants. Il octroie une pension à ces derniers; en échange, leurs recherches doivent servir au bien du royaume, et cela durant les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Le chantier de Versailles, le creusement du Grand Canal, la machine de Marly, qui permet d'élever les eaux de la Seine afin de les amener jusqu'aux jardins du Roi, profitent des études les plus poussées en hydraulique, géométrie et astrophysique. Les jeunes princes reçoivent un enseignement, incluant désormais les sciences et assorti d'une pédagogie pratique, qui les prépare à tous les aspects de leur futur statut. Car ce sont bien les rois qui lancent les grandes expéditions d'exploration de la Terre, font créer à Trianon un véritable centre de recherche en zoologie, botanique et agronomie, se prêtent aux interventions des chirurgiens et des médecins, et soutiennent des démonstrations porteuses d'avenir, comme celles de Nollet sur l'électricité ou de Montgolfier sur les ballons.
Nous voudrions voir Jésus. " La demande, un jour adressée à l'apôtre Philippe par des Grecs présents à Jérusalem pour les Fêtes, n'exprime-t-elle pas le désir, avoué ou secret, de tant d'hommes et de femmes, eux aussi en quête aujourd'hui du Visage sur lequel " La Lumière du monde " en sa plénitude a resplendi ? Le Quatrième Evangile est le lieu privilégié d'une pareille rencontre. Jean, l'un des premiers disciples à avoir suivi Jésus, a voulu, dirait-on, ne laisser se perdre aucun des traits ni des mots, ni même la plus imperceptible inflexion de voix de son Maître. Verset après verset, il nous révèle le coeur d'infinie tendresse sur lequel il a reposé et où il nous invite à sa suite à pénétrer. Ce premier volume parcourt les onze premiers chapitres de l'évangile de jean. Un second tome commentera les chapitres concernant la Passion et la Résurrection du Seigneur (12-21).
Résumé : " Je te chanterai sur la lyre à dix cordes... " écrit le psalmiste pour inviter l'homme à la louange de Dieu. Croisant la lecture des psaumes avec la pratique des Exercices spirituels d'Ignace de Loyola, Blaise Arminjon épouse le mouvement du psalmiste lui-même et pénètre en l'intime de son âme, de sa structure et de son unité. " A suivre le psalmiste dans son cheminement, les lecteurs découvriront avec étonnement un être extraordinairement sensible à tout ce qui les touche, un véritable frère en humanité. Il a vécu nos espoirs et nos angoisses. Il a été la victime des " puissants ". Il s'est scandalisé, et il le clame très fort, du sort réservé aux malheureux de la terre comme de l'impunité dont semblent jouir ceux qui les oppriment. " Cette " lectio divina " de quelque trente-quatre psaumes reprend le plan et la démarche des Exercices : la disposition et l'hymne à Dieu, la réconciliation, l'attente messianique, le combat spirituel et le discernement des esprits, la consolation et la désolation, la méditation de la résurrection et l'action de grâce... Un grand classique de spiritualité.
Résumé : A partir du milieu du XIXe siècle, l'adoption de Constitutions dans le monde musulman inaugure un profond renouvellement de la pensée politique islamique. De la découverte du régime constitutionnel jusqu'aux controverses actuelles sur les droits de l'homme, la démocratie, la colonisation ou encore l'usage de la violence, cet ouvrage retrace les grandes étapes de l'histoire contemporaine de la pensée politique à la fois au sein du sunnisme et du shi'isme. En la situant dans l'histoire des Etats, l'ouvrage analyse l'évolution des courants de pensée politique dans une perspective comparative, et permet de discerner les préoccupations communes à l'ensemble des penseurs musulmans ainsi que les thèmes et modèles spécifiques à chacune des deux branches de l'islam. Prégnantes dans la mémoire, on découvre ainsi que les traditions ne sont ni univoques ni immobiles.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.