Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La métaphysique
ARISTOTE
FLAMMARION
13,00 €
Épuisé
EAN :9782080705631
Au le, siècle avant J.-C., les cahiers qu'Aristote avait rédigés pour ses fameuses leçons au Lycée sont rassemblés par te péripatéticien Andronicus de Rhodes en un corpus; le livre Alpha est placé au début de ces quatorze traités qui constituent la Métaphysique. Disciple de Platon, Aristote (384-322 avant J.-C) considère que les hommes commencent à philosopher dès qu'ils s'étonnent des phénomènes étranges et des énigmes de l'univers qui les entoure. Le livre Alpha se présente comme une introduction générale à l'étude de cette science qu'Aristote appelait donc la philosophie première, et il s'attache à définir les divers degrés de la connaissance: te savoir empirique, la capacité technique et ta science. Ce texte constitue aussi la toute première histoire de la philosophie occidentale, de Thalès à Platon.
Présentation de l'éditeur A sa mort, en 322 av. J. C., Aristote laisse une oeuvre savante aux proportions gigantesques - et qui demeure aujourd'hui très vaste, même si une grande partie en a été perdue. Fondements de la philosophie et de la science occidentales, les nombreux traités dans lesquels il scrute et pense le monde sous ses aspects les plus divers ont fait longtemps considérer leur auteur, selon le mot de Dante, comme "le maître de ceux qui savent". Ils ont laissé une empreinte profonde dans la conception même que nous nous faisons des sciences et de la connaissance. Si l'image dogmatique que la scolastique a véhiculé de cette philosophie lui fait parfois encore du tort, elle ne résiste pourtant pas à la lecture des textes. Aristote se réclame d'une double originalité : celle de pouvoir trancher, mieux que d'autres, des questions controversées, et celle de pouvoir engager de manière assurée le savoir sur de nouvelles pistes. Pour ce faire, il prête la plus grande attention aux opinions d'autrui, celles du plus grand nombre comme celles des spécialistes. C'est pour lui un principe de méthode, maintes fois rappelé. L'immense contribution au savoir universel que forme son oeuvre demeure irremplaçable, sinon par son contenu doctrinal, du moins par les procédures qu'elle instaure et par les questions qu'elle pose. Depuis Boèce jusqu'à nos jours, chaque traduction d'Aristote est l'occasion d'une nouvelle interprétation et une possibilité de redécouverte. Les traités réunis dans ce volume sont tous (à une exception près, l'Ethique à Nicomaque, dont la version française a été révisée par son auteur, Richard Bodéüs) proposés dans des traductions inédites et accompagnés d'un appareil critique qui, tout en profitant de la littérature savante, spécialisée, ne s'y substitue pas : il vise "simplement" à rendre l'oeuvre d'Aristote accessible au lecteur d'aujourd'hui.
L'extraordinaire intérêt que notre époque porte aux Politiques d'Aristote n'est pas seulement un effet de la révérence due aux grands livres, mais une marque de perspicacité. Car derrière un texte qui se fixe comme horizon une réalité moribonde à l'époque même d'Aristote, la cité, le lecteur d'aujourd'hui ne peut s'empêcher de déceler la fondation, et donc le fondement, de la manière dont nous pensons les rapports des hommes entre eux, et plus généralement le monde des "choses humaines". La structure et l'histoire des sociétés, les diverses productions humaines, mais aussi le bruit et la fureur des passions des hommes, leurs ruses et leurs vertus, et jusqu'à l'ombre des dieux sur terre, tout est dans ce texte inépuisable que nous commentons, parfois sans le savoir, depuis vingt-quatre siècles.
Tout cela vient d'être dit pour donner un avant-goût des êtres et des caractères à considérer, et on en parlera avec précision par la suite, mais il faut en saisir d'abord les différences et les attributs communs. Après, on tentera d'en trouver les causes. Il est ainsi conforme à la nature de mettre en oeuvre cette méthode, en constituant d'abord une information sur chaque point. Car le domaine et les ressorts de la démonstration en procèdent clairement. Il faut d'abord prendre les parties dont les animaux sont constitués, car c'est surtout et d'abord en fonction d'elles que les animaux se différencient, soit en possédant soit en ne possédant pas telle partie, soit par leur position et leur ordre, soit selon les différences déjà exposées, par la forme, l'excès, l'analogie et par l'opposition des caractères."
Texte original à l'intérieur du corpus zoologique d'Aristote, le livre I des Parties des animaux se présente comme un discours préliminaire à l'étude du vivant et, à travers lui, de la nature tout entière (défense de l'explication finaliste en physique, critique de la méthode platonicienne de division...). Une manière de faire de la philosophie naturelle considérée jusqu'à une date récente comme obsolète mais dont on redécouvre aujourd'hui la force et la permanence.