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Les politiques
ARISTOTE
FLAMMARION
10,00 €
Épuisé
EAN :9782080704900
L'extraordinaire intérêt que notre époque porte aux Politiques d'Aristote n'est pas seulement un effet de la révérence due aux grands livres, mais une marque de perspicacité. Car derrière un texte qui se fixe comme horizon une réalité moribonde à l'époque même d'Aristote, la cité, le lecteur d'aujourd'hui ne peut s'empêcher de déceler la fondation, et donc le fondement, de la manière dont nous pensons les rapports des hommes entre eux, et plus généralement le monde des "choses humaines". La structure et l'histoire des sociétés, les diverses productions humaines, mais aussi le bruit et la fureur des passions des hommes, leurs ruses et leurs vertus, et jusqu'à l'ombre des dieux sur terre, tout est dans ce texte inépuisable que nous commentons, parfois sans le savoir, depuis vingt-quatre siècles.
Le traité De l'âme est l'un des traités du Corpus aristotélicien qui présente le plus d'unité. Cela pourrait expliquer que son influence a été des plus importantes tant dans l'Antiquité qu'au Moyen Âge - grâce à la médiation des philosophes musulmans, de leurs commentaires et interprétations - et aux temps modernes. Ce qui, pour l'époque contemporaine, constitue la psychologie est, aux yeux d'Aristote, une partie de la physique. Cette science étudie les effets des êtres soumis au mouvement, au changement, et en premier lieu les vivants. L'âme est d'abord la vie, ou plutôt le principe de vie.
Texte original à l'intérieur du corpus zoologique d'Aristote, le livre I des Parties des animaux se présente comme un discours préliminaire à l'étude du vivant et, à travers lui, de la nature tout entière (défense de l'explication finaliste en physique, critique de la méthode platonicienne de division...). Une manière de faire de la philosophie naturelle considérée jusqu'à une date récente comme obsolète mais dont on redécouvre aujourd'hui la force et la permanence.
Aristote meurt en 322 avant J.-C., exilé à Chalcis. On ne saurait rien de cette Invitation à la philosophie si un philosophe néo-platonicien, Jamblique (vers 250), ne s'était senti obligé d'en reprendre littéralement un très long fragment, qu'exhume notre édition, au sein de son oeuvre. On y découvre un jeune Aristote encore à l'Académie, sous l'influence de l'enseignement de Platon. Il s'adresse à Thémison, roi d'une cité-Etat de Chypre, pour le convertir à la philosophie. Très populaire dans l'Antiquité, ce texte exerce une profonde influence sur Epicure et sur Cicéron; il modela la grande tradition philosophique occidentale.