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Yawar fiesta (La fête du sang)
Arguedas José-Maria
METAILIE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782864243694
L'atmosphère des tragédies grecques antiques ? la fureur et l'austérité d'Eschyle, la truculence d'Euripide ? plane sur cette âpre épopée en forme de conte, cette histoire d'une corrida du désespoir, ultime bravade d'un peuple déchu - de ses droits, de sa langue, de sa culture : les Indiens des Andes. Arguedas brosse à grands traits le tableau d'un microcosme suspendu entre Terre et ciel, accroché aux cornes sanglantes de son taureau légendaire, Minotaure combattu à la dynamite. Dynamités du même coup, sur ces arènes de poussière, les corps sociaux, notables, métis, Indiens, classes montantes. Dynamitée aussi la langue espagnole : par le quechua, les injures, les chants éplorés des femmes. Yawar Fiesta propose un univers de tourmente, une vision historique et une synthèse politique stupéfiantes, mais aussi un feu d'artifice de poésie pure (servi par une excellente traduction) ? en bref, une ?uvre majeure à découvrir ou redécouvrir. --Scarbo
Le jeune Gabriel est incarcéré au pénitencier El Sexto, au centre de Lima, dans le cadre de larépression des mouvements d?opposition étudiants. Là, il va rencontrer des représentants despartis politiques qui luttent contre le pouvoir despotique. Il découvre les hiérarchies de la prison,où en fonction des étages se côtoient en haut les politiques, puis les droits communs et lesdélinquants sexuels, et enfin, au rez-de-chaussée, les clochards. Les politiques se divisent entrepartisans de l?APRA (de gauche) et communistes, considérés comme ?vendus à l?étranger?.Sous la direction de Poignard les droits communs font régner leur loi, distribuent la drogue etforcent les homosexuels à la prostitution.Gabriel se lie avec Camac, son compagnon de cellule originaire des Andes, syndicalistecommuniste, un homme honnête et droit auquel tous rendront hommage quand il mourra. Il fait laconnaissance de Pucasmayo, l?homme jovial, espoir du parti apriste de sa région, qui abattu par lamaladie se suicidera pour protester contre l?avilissement auquel est soumis le jeune La Fleur,prostitué par Poignard et devenu fou.Les maîtres de cet inframonde, Poignard, Maravi et Rosita, l?homosexuel à la voix d?ange, luttantpour le pouvoir, s?affrontent à mort. L?assassinat de Poignard déclenchera une répression brutalequi mettra à jour la totale malhonnêteté des autorités légales.Construit sur des dialogues ce roman est, comme le souligne M. Vargas Llosa, remarquable par lastructuration des ?personnages collectifs, ces entités grégaires absorbant l?individu effacé parl?ensemble, fonctionnant avec une synchronie de ballet?.J. M. Arguedas, emprisonné en 1938 pour avoir manifesté contre l?arrivée à Lima d?un représentantde Mussolini, a défini El Sexto comme, à la fois, une école du vice et une école de la générosité.Un grand classique de la littérature latino-américaine. Ce roman a été inspiré à l?auteur par son expérience de la prison politique en 1938.
Résumé : Ce document, écrit par le meilleur conteur péruvien contemporain, est aussi un grandiose wertern andin. Autour de deux frères, grands seigneurs péruviens, l'un farouchement opposé au progrès et l'autre qui essaie, sans succès, de composer avec la civilisation moderne, évoluent des centaines de personnages dans un climat passionnel : Indiens libres ou serfs, grands propriétaires et petits blancs, financiers internationaux et hommes de main, etc., constituent une inoubliable fresque épique.
Dans les vallées du Pérou du Sud arrosées par l'Apurímac, le Pachachaca, un avocat pauvre erre de ville en village à la recherche d'une résidence idéale. Son jeune fils, Ernesto, l'accompagne dans ce périple et raconte avec beaucoup de gravité et de poésie comment il découvre le monde à travers cette existence nomade.Et lorsque son père le laisse dans un collège religieux de la province, Ernesto connaît le désarroi au milieu de camarades brutaux ou vulnérables. Au cours de ses escapades, il voit le misérable sort des péons. Lors d'une révolte, il suit les métisses dans leur bruyante émeute. Une épidémie de typhus s'abat sur les hameaux indiens : cette vision digne de l'Apocalypse constitue pour l'enfant le sommet d'une crise où tout, dans sa solitude, lui aura été révélé.
Revisitant une réflexion menée il y a dix ans, l'auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d'années. Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d'efficacité, de rendement, d'utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J Lacarrière, "ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l'un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d'une organisation méticuleuse. Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu'essaient alors de reconstituer P Barret et J-N Gurgand ont disparu sous les "coquelicots, les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d'autres. Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d'initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité. Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient. Tout chemin est d'abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.
Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama
Résumé : Shannon, le jeune Irlandais désespéré par la guerre qu'il a faite en Italie, a trouvé refuge auprès d'une équipe de flotteurs de bois qui descend le Haut-Tage. Emporté par le fleuve, il découvre l'univers quotidien d'une société proche de la terre, imprégnée de picaresque, d'honneur, de violence et de révolte. Aux côtés de l'Americano, convalescent des illusions révolutionnaires, de Damaso le cruel, de Galerilla l'enfant qui apprend son métier d'homme et de la troublante Paula, innocente et captive de sa condition de femme jeune et belle dans un monde d'hommes, Shannon va de rencontre en rencontre dans une traversée initiatique de l'hiver des montagnes à la renaissance du printemps et de la vie. José Luis Sampedro raconte, avec la passion et la profonde humanité que ses lecteurs lui connaissent, des personnages forts confrontés à leur destin. Avec eux, il nous entraîne dans une aventure singulière dont le fleuve règle le rythme.
Au large de la Patagonie une baleine blanche est chargée de protéger les morts mapuches puis, lorsque la fin des temps sera venue, de guider toutes les âmes au-delà de l'horizon. Tout est prévu et écrit dans le temps des mythologies. Cependant l'homme vit dans un monde où tout bouge et, au xixesiècle, la chasse à la baleine se développe. La baleine blanche va devoir défendre son monde immobile contre ces prédateurs, en particulier le baleinier Essex du capitaine Achab. Elle va livrer une guerre sans merci aux baleiniers et devenir un grand mythe de la littérature.Luis Sepúlveda nous raconte cette histoire du point de vue de la baleine blanche qui nous explique comment elle vit et s'intègre dans l'ordre du monde, ce qu'elle découvre des hommes, sa mission secrète, puis sa guerre et les mystères qu'elle protège. Enfin, c'est la mer qui nous parle.Un texte beau et fort, avec un souffle épique. Du grand Sepúlveda.Les images superbes de Joëlle Jolivet magnifient cette histoire.Luis Sepúlveda est en 1949 à Ovalle, dans le nord du Chili. Étudiant, il est emprisonné sous le régime de Pinochet pendant deux ans et demi. Libéré puis exilé, il voyage à travers l'Amérique latine et fonde des groupes de théâtre en Équateur, au Pérou et en Colombie.En 1978 il participe à une recherche de l'unesco sur " l'impact de la colonisation sur les populations amazoniennes " et passe un an chez les Indiens Shuars qu'il mettra en scène dans Le vieux qui lisait des romans d'amour. Après avoir vécu à Hambourg et à Paris, il s'installe en 1996 à Gijón, dans le nord de l'Espagne, où il fonde le Salon du livre ibéro-américain. Il écrit des chroniques pour plusieurs journaux italiens.Auteur de nombreux romans, chroniques, récits, nouvelles et fables pour enfants, il a reçu plusieurs prix pour son ?uvre. Il est publié dans 52 pays. Le vieux qui lisait des romans d'amour (1992), son premier roman traduit en français, connaît un succès planétaire, de même que l'Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler (1996) ? cinq millions d'exemplaires !