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Extrémismes religieux, violence et contexte éducatif
Arènes Jacques ; Viaux Jean-Luc
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204142458
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Résumé : De Sophocle à Dostoïevski, le parricide a hanté la société. Désormais, l'infanticide la terrorise. Des faits divers aux films de Clint Eastwood, Jacques Arènes interroge cette révolution. Par-delà l'enfant-roi, c'est toute la notion de filiation qui change. Que nous arrive-t-il ? Comment se comporter en fils quand les figures parentales sont fragilisées ? Et comment être parent s'il n'y a plus rien de permanent à transmettre ? Le nouvel ouvrage de Jacques Arènes explore ainsi la vulnérabilité des liens de filiation en ce début de xxie siècle, et analyse, d'un point de vue philosophique et psychanalytique, les difficultés que nous avons à croire au futur. Aucun pessimisme, mais du réalisme, et une volonté de penser la " fabrique " contemporaine de l'avenir : le psychanalyste ne déplore pas la fin de la verticalité des générations, pas plus qu'il ne regrette une famille traditionnelle dont l'image d'Epinal, séduisante et lointaine, illustre la couverture de ce livre. Il observe avec bienveillance le comportement des fils et des filles, obligés d'inventer leur vie en ce monde incertain qu'on leur a transféré plus que transmis. Et si l'absence de testament de la génération précédente était aussi une chance de liberté pour ceux qui arrivent ? Un livre pour comprendre et pour espérer.
Résumé : Comme l'expriment le cinéma ou la littérature la plus contemporaine, l'individu d'aujourd'hui se cherche, peine à construire son identité. Bien souvent, il se voit pris entre des extrêmes contradictoires : liberté totale ou certitudes rassurantes des sectes, survalorisation de soi ou dépression, rigidité morale ou multiplication des expériences affectives... Sans jugement de valeur, en partant de sa propre pratique de psychanalyste et de la culture moderne, Jacques Arènes interroge cette quête de soi, avec sa richesse et ses contradictions. Dépassant les analyses convenues, il dessine les traits nouveaux de la subjectivité : attirance pour le monde virtuel, violence de certaines expressions, intensité de la recherche affective ou interrogations spirituelles. Sans injonctions moralisantes ni recettes toutes faites, ce livre plonge dans la complexité fascinante de l'individu, dans l'approfondissement de soi.
Résumé : La notion d'autorité est devenue aujourd'hui un mystère qui semble de nature à éclairer les enjeux contemporains de la transmission, et, plus largement, du lien social lui-même. Si Hannah Arendt a pu écrire que " l'autorité a disparu du monde moderne ", c'est qu'aujourd'hui l'autorité a perdu l'évidence et la légitimité qui étaient les siennes. La notion génère le conflit. Elle suscite les " pro " et les " anti ". Certains souhaiteraient un retour au monde d'" avant ", plus rassurant, où les parents et les éducateurs savaient se faire obéir. D'autres défendent notre liberté chèrement gagnée sur les anciens pouvoirs. N'en restons pas cependant à cette chorégraphie conflictuelle sans intérêt autour de l'obéissance et de la liberté, et tentons d'examiner ce que cache le mystère. Il est l'énigme d'un monde, pour partie disparu, qui consolidait ses " assises " à travers la force agissante de l'autorité. L'autorité serait alors le nom de ce qui tenait le monde... Le monde est-il aujourd'hui, justement, bien " tenu " ? L'a-t-il d'ailleurs jamais été ? Comment se noue le lien humain, et subsistent les institutions, quand chacun doit porter, d'une manière beaucoup plus solitaire, sa stratégie relationnelle et le sens de sa vie ?
« Revenir à la faiblesse en nous et hors de nous, cela nous amène à redécouvrir une vérité cachée à notre époque de démonstration de force et de solitude: nous sommes affectés par l?autre; nos actes ont un poids et une gravité, vis-à-vis de nous-mêmes et de la relation à l?autre. Sans cette relation vivante à l?autre, je ne sais pas qui je suis. La conscience de mon identité est pétrie de cette présence de l?autre; autrui est au plus intime de moi-même. » Une réflexion sensible sur les moyens de retrouver l?humilité et la liberté des choses simples ? de cultiver l?esprit d?enfance.