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L'en-dehors : éloge et variations. Consistances de la littérature, des arts, de la philosophie
Arcuri Carlo ; Passerone Giorgio
KIME
29,50 €
Épuisé
EAN :9782841744817
En-dehors ", " en dehors de... " : on pourrait se demander comment il se fait que l'oxymore qui désigne la souplesse " en extériorité " du corps du danseur (semblable à celle des marionnettes de Kleist) en vient à amorcer un tel mouvement d'exclusion. Peut-être a-t-on pris l'habitude de tenir pour non avenu ce qui, au c?ur des événements les plus imperceptibles, évoque l'idée d'une intériorité d'emblée braquée sur ce qui l'excède. D'où l'idée de prendre à rebrousse-poil les disciplines et les arts afin de les ramener à cette " logique de l'indistinct " qui s'inscrit en faux contre leur état présent. Dès lors il ne s'agit pas de convoquer côte à côte la littérature, les arts, la philosophie afin de mieux définir leurs compétences voire leurs " jardins " respectifs, mais d'envisager une nouvelle consistance en dehors des partages consensuels du sensible et du pensable. A l'époque où l'on tente scandaleusement d'arrimer jusqu'aux flux des sans patrie aux logiques identitaires les plus lugubres, l'" en-dehors " tout simplement, est à ce prix.
Résumé : Le binémie "politique-littérature" s'inscrit en taux contre le discours régnant (fans les disciplines littéraires, marquées aujourd'hui par le poids envahissant des sciences cognitives qui prolifèrent sur fond de néo-kantisme et de philosophie analytique. Qu'à cela ne tienne, les promoteurs de ce recueil, issu d'un colloque qui s'est tenu en juillet 2012 à l'Université de Paris 3 - Sorbonne nouvelle dans le cadre du projet ANR : "Hermès", estiment d'une part que le potentiel politique des phénomènes artistiques n'est pas en contradiction avec leur autonomie, et de l'autre que la connaissance véhiculée par les textes ne saurait être dissociée de leur teneur politique au sens large. Dès lors, s'interroger sur l'interprétation politique des oeuvres littéraires ne revient pas à privilégier une option herméneutique au détriment d'autres, mais tout d'abord à taire l'inventaire d'un vaste chantier, avec ses lumières (les esthétiques "résistantes" de ThW Adorno, W Benjamin, B Brecht, L Goldmann, F Jameson, G Lukacs, Sartre) et ses ombres (les appropriations fascistes de la tradition littéraire, les "panthéonisations" instrumentales de certains auteurs, le quadrillage policier, voire "consensuel", de l'herméneutique des textes dans les pays où la critique est au service d'un contrôle implacable des consciences). Loin de conduire à une attitude désenchantée ou résignée, au diapason du discrédit de la politique auquel nous sommes quotidiennement confrontés, un tel repérage semble aboutir à un premier constat paradoxal. Il se peut qu'une lecture politique des oeuvres littéraires soit à la fois une menace et la seule façon de rendre radicalement justice à un acte de création censé jouir d'une autonomie maintes fois postulée.
Le B.P.R.D. enquête sur le site d'un rituel magique vieux de cent ans lorsqu'il découvre que des vampires y vivent reclus, prêts à détruire tous les intrus qui pénètrent sur leur territoire. Et quand en plus un des scientifiques échappés du massacre en Russie tente de monter un culte paranormal, il faut toute l'élite du B.P.R.D. pour empêcher la destruction d'un monde déjà au bord de l'apocalypse.
Arcudi John ; Mignola Mike ; Campbell Laurence ; S
Présentation de l'éditeur Après Le Retour du maître, la division russe des sciences occultes emmène le B.P.R.D. affronter des démons infernaux, pendant que Johann dirige une équipe pour sauver les agents disparus à Chicago. Ces derniers découvrent une ville dévastée, envahie par des Ogdru Hum et une armée de mutants humains. Quant à Liz et Fenix, elles tentent de lutter contre un culte dadorateurs de monstres.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.