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L'interprétation politique des oeuvres littéraires
Arcuri Carlo ; Pfersmann Andréas ; Combes Malika
KIME
26,00 €
Épuisé
EAN :9782841746491
Le binémie "politique-littérature" s'inscrit en taux contre le discours régnant (fans les disciplines littéraires, marquées aujourd'hui par le poids envahissant des sciences cognitives qui prolifèrent sur fond de néo-kantisme et de philosophie analytique. Qu'à cela ne tienne, les promoteurs de ce recueil, issu d'un colloque qui s'est tenu en juillet 2012 à l'Université de Paris 3 - Sorbonne nouvelle dans le cadre du projet ANR : "Hermès", estiment d'une part que le potentiel politique des phénomènes artistiques n'est pas en contradiction avec leur autonomie, et de l'autre que la connaissance véhiculée par les textes ne saurait être dissociée de leur teneur politique au sens large. Dès lors, s'interroger sur l'interprétation politique des oeuvres littéraires ne revient pas à privilégier une option herméneutique au détriment d'autres, mais tout d'abord à taire l'inventaire d'un vaste chantier, avec ses lumières (les esthétiques "résistantes" de ThW Adorno, W Benjamin, B Brecht, L Goldmann, F Jameson, G Lukacs, Sartre) et ses ombres (les appropriations fascistes de la tradition littéraire, les "panthéonisations" instrumentales de certains auteurs, le quadrillage policier, voire "consensuel", de l'herméneutique des textes dans les pays où la critique est au service d'un contrôle implacable des consciences). Loin de conduire à une attitude désenchantée ou résignée, au diapason du discrédit de la politique auquel nous sommes quotidiennement confrontés, un tel repérage semble aboutir à un premier constat paradoxal. Il se peut qu'une lecture politique des oeuvres littéraires soit à la fois une menace et la seule façon de rendre radicalement justice à un acte de création censé jouir d'une autonomie maintes fois postulée.
Arcudi John ; Mahnke Doug ; Touboul Philippe ; Ric
Etrange relique d'origine inconnue, le Masque confère à celui qui le porte des pouvoirs étonnants. Même la plus pathétique créature se transforme en une machine indestructible capable instantanément de tracer un sillage sanglant et de semer la dévastation sur son passage dans une vertigineuse surenchère. Mais la pente est glissante. On y est vite accro et plus on met le Masque, plus on y prend goût et le retour à la normale a vite tendance à devenir ennuyeux, voire à porter sur les nerfs... Sans oublier qu'avec de telles capacités de destruction, on a également la fâcheuse manie de se sentir tout-puissant tout en se créant sans cesse de nouveaux ennemis prêts à tout pour se l'approprier. Voici les premières histoires de The Mask restées inédites jusqu'à ce jour ! Ce personnage culte de la BD indépendante créé au tout début des années 1990, qui allait connaître la consécration cinématographique grâce au blockbuster familial avec Jim Carrey dans le rôle-titre, va enfin se révéler au grand jour dans toute sa férocité ! 256 pages de folie, de destruction et d'humour noir !
Arcudi John ; Mignola Mike ; Allie Scott ; Fiumara
Alors qu'il s'émancipe du BPRD dans une quête en solo pour connaître son destin, Abe Sapien traverse une Amérique dévastée, où des cités en ruines sont jonchées de cadavres de monstres. En chemin, il va devoir affronter des Ogdru Hem et autres créatures, tandis que le monde est au bord du chaos et de l'effondrement. Arrivera-t-il à survivre sans l'aide de ses anciens coéquipiers ?
Arcudi John ; Mignola Mike ; Campbell Laurence ; S
Présentation de l'éditeur Après Le Retour du maître, la division russe des sciences occultes emmène le B.P.R.D. affronter des démons infernaux, pendant que Johann dirige une équipe pour sauver les agents disparus à Chicago. Ces derniers découvrent une ville dévastée, envahie par des Ogdru Hum et une armée de mutants humains. Quant à Liz et Fenix, elles tentent de lutter contre un culte dadorateurs de monstres.
Le B.P.R.D. enquête sur le site d'un rituel magique vieux de cent ans lorsqu'il découvre que des vampires y vivent reclus, prêts à détruire tous les intrus qui pénètrent sur leur territoire. Et quand en plus un des scientifiques échappés du massacre en Russie tente de monter un culte paranormal, il faut toute l'élite du B.P.R.D. pour empêcher la destruction d'un monde déjà au bord de l'apocalypse.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.