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Les arts en action. L'activation esthétique à partir de Nelson Goodman
Arbo Alessandro ; Pouivet Roger
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9791041306633
Que penser d'un tableau de Rembrandt servant à boucher une fenêtre ? De l'Ulysse de Joyce utilisé pour caler une armoire branlante ? De Notre-Dame de Paris où, lors de la Révolution française, furent entreposées des barriques de vin ? Des premières notes de la Ve Symphonie de Beethoven comme sonnerie de téléphone ? De gravures du XVIIe siècle pour emballer du poisson sur un marché espagnol ? Dans ces conditions, ce tableau, ce roman, cette cathédrale, cette symphonie, ces gravures, sont-ils encore des oeuvres d'art ? La notion d'activation chez Goodman permet de répondre à ces questions. Cette notion est le fil conducteur de ce livre qui tente, d'un côté, de l'examiner afin de mieux la comprendre et, de l'autre, d'en tester la fonctionnalité dans la compréhension de la réalité artistique et patrimoniale contemporaine. Ce qui conduit à examiner plusieurs arts et pratiques associées aux arts.
4e de couverture : "J'ai cru que l'événement de ces dernières semaines, c'était ma rencontre avec Vincent, mais sur ce chemin qui me menait à lui, j'ai retrouvé la mémoire. Et en ouvrant la trappe où j'avais jeté mes souvenirs, la petite est revenue, elle attendait, l'oreille collée à la porte de mon existence."Cette histoire nous entraîne sur les traces d'une femme, Mona, qu'une passion amoureuse renvoie à un passé occulté. Un passé fait de violence, à l'ombre d'une mère à la dérive et d'un père tyrannique, qui l'initiait au vol à l'étalage comme au mensonge.Le silence, l'oubli et l'urgence d'en sortir hantent ce roman à la langue ciselée comme un joyau, qui charrie la mémoire familiale sur trois générations. De la Tunisie des années 1960 au Paris d'aujourd'hui, Une nuit après nous évoque la perte et l'irrémédiable, mais aussi la puissance du désir et de l'écriture.
A quoi correspondent les savoirs de l'esthétique musicale ? Quels sont ses rapports avec l'herméneutique, la théorie de la réception, la sémiologie, la socio-politique ou l'analyse ? Sur quels principes ou critères de légitimation se fonde aujourd'hui son discours ? Quels en sont les enjeux lorsqu'elle est conçue comme une histoire des idées sur la musique ? Dans quelle mesure une réflexion sur l'émotion la concerne-t-elle ? Ces questions ont animé le colloque international "Méthodes et perspectives de l'esthétique musicale : entre théorie et histoire / Methods and Perspectives of Musical Aesthetics : Theory and History " qui a eu lieu à Strasbourg les 18 et 19 Novembre 2005, et dont ce livre réunit les actes.
L'écoute connaît depuis quelques années un important regain d'intérêt dans les savoirs musicologiques, plus traditionnellement concentrés sur l'analyse de la partition et la mise en contexte des uvres et des compositeurs. Elle a fait cependant depuis longtemps l'objet de l'attention des philosophes et des écrivains. Mais que signifie décrire ou expliquer la musique en tant qu'objet d'une audition ? Comment un discours s'organise-t-il autour d'un objet apparemment fuyant ?
Résumé : L'émergence des qualités esthétiques de la musique de Fausto Romitelli - une musique qui se plaît au paroxysme et à l'exploration des seuils perceptifs, qui ambitionne de tordre l'espace "en mille anamorphoses" - dépend dans une large mesure du formidable répertoire de gestes instrumentaux et de références symboliques qu'elle met en oeuvre. Pour comprendre ses créations, pour expliquer l'impact émotionnel qu'elles peuvent avoir sur l'auditeur, il convient alors de se concentrer sur leur fonctionnement effectif, en prenant en compte la finesse d'une écriture qui a su intégrer de surprenants matériaux hétéroclites, ainsi que des modes de jeu particuliers, bouleversant nos habitudes d'écoute. C'est ce qu'ont cherché à faire les auteurs des textes réunis dans ce volume, qui entend jeter une lumière nouvelle sur la manière dont ce compositeur de talent a greffé sur les techniques spectrales de puissantes stratégies de saturation, déformation et dégradation de la matière sonore, au sein d'une création musicale qui semble définitivement brouiller les limites entre culture "savante" et "populaire".
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?