Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Après le diplôme. Les parcours migratoires au sortir des hautes écoles
Rérat Patrick
ALPHIL
27,00 €
Épuisé
EAN :9782940489367
Que deviennent les jeunes diplômés des hautes écoles une fois leur formation terminée ? Combien d'entre eux retournent dans leur région d'origine ? Qui sont les diplômés qui reviennent ? Quel est le profil de ceux qui s'installent dans une autre région ? Quels critères ont-ils pris en considération dans leur décision ? Telles sont les principales questions auxquelles répond cette recherche en prenant comme étude de cas les diplômés en provenance du canton du Jura (Suisse). La mobilité des jeunes diplômés renvoie à d'importants enjeux en termes de développement régional et se trouve au coeur des préoccupations de nombreuses collectivités territoriales. Cette recherche s'intéresse aux différentes dimensions des parcours migratoires des diplômés des hautes écoles et en propose une analyse approfondie sur la base de questionnaires et d'entretiens. L'étude montre que les flux migratoires sont en premier lieu orientés vers certaines zones urbaines mais qu'ils sont accompagnés d'un nombre non négligeable de migrations de retour. Elle révèle que le comportement des jeunes diplômés varie en fonction de leurs caractéristiques socio-familiales, de leur histoire migratoire et de leur carrière professionnelle. Elle met également en évidence le fait que leurs motivations migratoires renvoient à une combinaison de facteurs relatifs aux opportunités professionnelles, au lien social et au cadre de vie mais très peu aux questions financières.
Bierlaire Michel ; Kaufmann Vincent ; Rérat Patric
Au travers de neuf questions, simples en apparence, cet ouvrage aborde divers enjeux liés à la mobilité. Les réponses proposées n'ont pas vocation à figer un discours. Par un dialogue interdisciplinaire, elle visent à offrir une mise en perspective et des méthodes permettant aux personnes intéressées d'investiguer de leur propre chef. De la position citoyenne, l'ouvrage participe à l'élaboration d'une posture experte qui ne tient pas à des réponses toutes faites, mais à des manières de questionner la société contemporaine.
Résumé : Comment faire revivre les événements, les passions, les rites et les modes d'un temps lointain recouvert par l'oubli ? Pierre Rétat retrouve, à deux siècles de distance, les rumeurs et les humeurs du dernier règne de l'Ancien Régime ; il restitue le foisonnement des nouvelles dans la fraîcheur de leur nouveauté ; il se fait l'observateur quasi journalier du présent. Voici donc une chronique continue de la Cour et de la ville, des m?urs et des lettres, des affaires publiques et des échos du monde. Elle évoque les actes d'autorité et la bonté du roi, les baquets de Mesmer et les spéculations des agioteurs, les fêtes de rosières, les prix de vertu, les crimes, les procès, les récoltes, les disettes, les émeutes... C'est dans les journaux du temps que l'auteur a puisé sa matière ; c'est grâce à ces archives infinies de l'actualité qu'il a pu se glisser dans le personnage de l'observateur contemporain, et devenir le chroniqueur d'une histoire éphémère et aveugle, rendue à la liberté de l'incertitude dans une totale ignorance de l'avenir. Au fils des pages se dessinent ainsi le portrait inédit d'une époque, les traits d'une culture politique et l'éclat d'un monde perdu, dont la Révolution a presque effacé le souvenir.
Les Académies nationales de médecine et de pharmacie se sont saisies de la question des OGM en matière de santé et ont procédé conjointement à une analyse approfondie des risques sanitaires pouvant éventuellement résulter de leur utilisation en alimentation et en thérapeutique. Leur bilan est clairement positif : les OGM, qui améliorent les productions agricoles en quantité, contribuent aussi à améliorer la qualité de l'alimentation sans présenter de risque pour la santé qui ne soit parfaitement contrôlable, les OGM ne présentent pas plus de risques toxiques et allergiques que n'importe quelle nouvelle protéine. La règle doit être celle de l'analyse au cas par cas, les OGM sont consommés quotidiennement depuis de nombreuses années par des centaines de millions de personnes dans les plus grands pays du monde (Etats-Unis, Canada, Brésil, Inde, Chine, etc.) sans qu'aucun effet nocif sur la santé n'ait été rapporté. Les OGM thérapeutiques ouvrent l'accès à une nouvelle variété de molécules dont la synthèse par voie chimique s'avère difficile, voire impossible, pour traiter aujourd'hui certaines maladies incurables. C'est pourquoi les Académies nationales de médecine et de pharmacie recommandent la création de structures de coordination scientifique et économique pour le développement et l'emploi des OGM. Elles expriment en particulier leur souhait que les dispositions législatives et réglementaires de l'Union européenne soient revues dans un sens moins restrictif. Dans le contexte actuel d'inquiétude et de méfiance de l'opinion européenne par rapport aux OGM, les deux académies estiment de leur devoir d'expliquer et de communiquer. Elles apportent ici les éléments scientifiques nécessaires à une compréhension raisonnée et à la levée de certaines inhibitions qui risquent, à terme, d'entraver la recherche et l'innovation et d'hypothéquer ainsi paradoxalement le bien-être et la santé de tous.
A l'occasion de sa nouvelle exposition permanente, le Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel interroge ses collections et les fait dialoguer à travers le prisme du mouvement, une notion à la fois individuelle et universelle. Un éclairage inédit et interdisciplinaire est proposé au public par un questionnement pluriel. Quels sont les profils et les motivations des personnes migrantes ? Quels rôles jouent les guerres et le négoce international dans les déplacements ? Quelle est la nature des biens produits et les stratégies mises en oeuvre pour les exporter ? Quels sont les liens entre les réseaux commerciaux et la traite négrière ? Que cherchent les artistes sous des ciels lointains ? Quels obstacles rencontrent les migrants et migrantes dans leur quotidien ? Un parcours au fil des petites et grandes histoires où se reflètent mémoire et richesse des destinées. L'ouvrage collectif réunit les textes d'exposition rédigés par les conservatrices et conservateurs du Musée. Il livre une vaste sélection d'objets qui nous saisissent par leur beauté, la maîtrise technique de leur créateur ou leur histoire. Placés dans un contexte mondial, ces objets permettent d'établir des liens avec les enjeux contemporains, comme le débat mémoriel autour du passé colonial de la ville de Neuchâtel. Le questionnement s'étend ici jusqu'à l'espace public et témoigne de la nécessité du Musée de refléter un monde en mutation.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
Depuis l'introduction de l'assurance obligatoire des soins en 1996, les controverses sur l'organisation et le financement de l'assurance-maladie, les coûts croissants du système de santé ou encore les relations tendues entre assureurs et professions médicales, constituent autant de points d'achoppement majeurs de la politique suisse. Malgré cette actualité brûlante, l'histoire du système de santé demeure largement méconnue. En s'appuyant sur des archives jusqu'alors inexploitées, ce livre éclaire pour la première fois l'histoire de longue durée des caisses-maladie, qui forment le socle institutionnel du système de financement des soins. Il révèle la façon dont les myriades de sociétés de secours mutuels du XIXe siècle, à fort ancrage local et s'adressant en premier lieu aux hommes de la classe ouvrière, se sont transformées au cours du XXe siècle en caisses-maladie opérant sur l'ensemble du territoire national. La diffusion de l'assurance-maladie auprès de couches toujours plus larges de la population a modifié la gouvernance et le fonctionnement des sociétés mutuelles, qui ont progressivement adopté les technologies commerciales issues du monde de l'assurance-vie. Cet effacement des anciens idéaux mutualistes et leur remplacement par des mécanismes de marché se sont accompagné d'une concentration sectorielle croissante et ont conduit à l'émergence, après la Seconde Guerre mondiale, de l'assurance-maladie en tant que produit de consommation de masse. La thèse de doctorat dont ce livre est issu a reçu le Prix Pierre du Bois 2021, récompensant annuellement la meilleure thèse en histoire défendue à l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?