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Du pillage à la conscience patrimoniale en Grèce et dans l'Empire ottoman : le rôle des Français et
Apostolou Irini ; Zambon Alessia
AUSONIUS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782356134813
Comment, entre le XVIIe et le début du XXe siècle, passe-t-on du pillage acharné des antiquités, mené surtout par les pays occidentaux, à l'émergence d'une conscience patrimoniale en Grèce et dans l'Empire ottoman ? Tout aussi étrange que cela puisse paraître, ces aspects sont les deux faces de la même médaille qu'il faut étudier en parallèle pour saisir toute la portée du phénomène. Réunissant les contributions de spécialistes issus de plusieurs pays - France, Grèce, Turquie, Italie, Espagne, Belgique, Etats-Unis, - ce volume retrace quelques éléments marquants de la période allant de la redécouverte d'Olympie au XVIIIe siècle au don d'antiquités par la Grèce à l'université de Paris en 1919. Il s'agit d'environ 150 ans pendant lesquels on assiste à une lente évolution du regard porté par les populations locales et par le monde occidental sur l'héritage antique de la Grèce et de l'Empire ottoman. L'inertie initiale des autorités ottomanes a permis et encouragé plusieurs siècles de spoliations de la part des Européens, dont le but - officieux ou officiel - était d'enrichir les collections publiques ou privées. Le nouvel Etat grec essaye, dés sa fondation en 1830, de mettre un terme à ces enlèvements, tandis que l'Empire ottoman fut plus lent à saisir l'enjeu de la protection de son patrimoine antique. Malgré l'adoption par les deux pays de lois encadrant ou interdisant carrément l'exportation d'antiquités, les grandes puissances européennes continueront tout au long du XIXe siècle à piller les monuments antiques des deux côtés de l'Egée, sans regard pour la législation locale et sous le prétexte de recherches scientifiques. Le volume montre aussi comment les Occidentaux - et en particulier les Français - ont contribué, par leurs acquisitions ou par leurs réactions face aux pillages des autres, à éveiller une conscience patrimoniale auprès des Grecs et des Ottomans, accélérant dans certains cas la mise en place de mesures de protection.
Doxiadis Apostolos ; Papadimitriou Christos ; Papa
Comment sont nées les mathématiques ? Qui sont ces philosophes qui ont se sont cassé la tête pour répondre à cette question ? Leur réflexion a-t-elle été nourrie par leurs tourments personnels et amoureux, par la guerre qui faisait rage ? Bertrand Russell et Ludwig Wittgenstein sont des noms qui vous disent quelque chose ? Cette BD très documentée, très accessible et tout à fait passionnante sur l'histoire de la logique et des mathématiques, mêlée à la vie de philosophes célèbres, traduite en près de 15 langues, est tout simplement un régal incontournable !
Engélibert Jean-Paul ; Lampropoulos Apostolos ; Po
La métaphore du débordement suggère à la fois une fonction de l'oeuvre littéraire ou artistique, voire une aptitude qui lui est inhérente, et une façon de rappeler ses limites ou de lui imposer un certain contour, de la mettre en contact avec le monde vers lequel elle déborde tout en la séparant de lui, ne serait-ce qu'artificiellement. Toutes sortes de "bords" peuvent aider à penser le monde des arts et ses ambivalences, à différents niveaux de réalité : l'artiste est pris entre la sensation que l'art "déborde", ne lui laissant aucun dehors saisir, et l'impérieuse nécessité où il se trouve de "déborder" lui-même ; le lecteur ou spectateur est pris dans des réseaux complexes de cercles savants plus ou moins conscients du vaste hors-champ constitué par tous ceux qui n'ont pas l'art dans leurs vies et n'ont aucune pensée de ses enjeux politiques ; diverses institutions, enfin, hiérarchisent et "bordent" les gestes critiques. Le présent volume interroge ces différents acteurs, dans le sillage de cheminements critiques familiers, émanant d'artistes comme l'écrivain Italo Calvino ou le plasticien Jorge Méndez Blake (dont une oeuvre illustre la couverture), ou de philosophes comme Jacques Derrida et Jacques Rancière. La première section, Traductions critiques : mots et figures du débordement, interroge le rapport entre langue et action et à travers lui les moyens de l'écrivain. La deuxième section, Gestes critiques : interprétation et performance, pose l'horizon d'une réception dans l'espace public du théâtre ou de la rue, aborde la question du débordement comme "confluence". La troisième section, Débordement dans le genre, propose une déclinaison de la notion de genre à travers les représentations des femmes au XVIIe siècle et le croisement des questions du genre, de la race et de la classe sociale dans les littératures du début du XXIe siècle. La dernière section, Au bord du contemporain, interroge spécifiquement la façon dont le récit contemporain travaille les cadres. L'ambition du volume n'est pas seulement de parler des débordements, d'en faire la liste ou d'en rappeler la diversité. Il montre que ce sont surtout des occasions de rencontres, des invitations à des assemblées publiques et à des croisements de corps et de voix.
De Feuerbach à Derrida, de la gastronomie au cannibalisme et de la saveur à la terreur, cette étude décline les différentes postures du sujet mangeant. Plus précisément, et résolument ancré dans un corps placé au centre du présent volume, c'est d'abord un sujet phagique jouissif qui triomphe dans l'autobiographie gastronomique. Mais l'étude examine également les modalités d'apparition d'un sujet dysphorique, émietté, spectralisé ou vampirisé, aussi bien dans les littératures de l'éclatement de soi que dans les mises en spectacle des déchirements identitaires de l'art corporel. Les contributions permettent enfin de voir comment la métaphore (auto)phagique, pathologique chez les grands lecteurs, toujours digestive, voire stercoraire, se littérarise dans une quotidienneté diarique recyclée ad nauseam, se redéfinit philosophiquement dans un rapport circulaire au monde et voit son essence sondée par la philosophie anti-idéaliste et postmoderne. Enrichies de l'apport de disciplines différentes, les AutoBioPhagies aspirent en effet à réunir ce que la tradition occidentale a désuni : les deux fonctions principales de la bouche, celle de la parole et celle de la nourriture.
Doxiadis Apostolos ; Papadimitriou Christos ; Papa
Biographie de l'auteur Apostolos DOXIADISConcept, récit et scénarioApostolos a fait des études de mathématiques, puis s est repenti pour devenir écrivain. Son roman Oncle Petros et la conjecture de Goldbach (Christian Bourgois, 2000), traduit en plus de trente langues, est généralement considéré comme le livre phare de la « fiction mathématique ». S il s est essayé à différents supports narratifs, Apostolos est hélas hermétique à la musique.Christos PaPapadimitriouConcept et récitLe jour, Christos est professeur et chercheur en informatique théorique à l University of California, Berkeley. Le soir, il devient auteur de romans comme Turing : a novel about computation, publié en 2003 (MIT Press), ou joueur de clavier dans un orchestre de rock, « Positive Eigenvalues ».Alecos PapadatosDessinsAprès avoir travaillé dans l animation pendant vingt ans, Alecos est passé des images mobiles aux images fixes de son amour d enfance : la bande dessinée. Après une longue journée de travail, il aime se délasser en jouant du bouzouki.Annie Di DonnaCouleurAnnie a étudié la peinture en France. Elle a travaillé dans l animation pendant vingt ans avant de passer à la bande dessinée. Quand elle ne dessine pas, assure-t-elle, elle aime « danser jusqu à l aube ».