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LE LOGOS PROPRE AU LANGAGE HUMAIN
APEL KARL OTTO
ECLAT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782905372932
Une suggestion de Karl Popper est à l'origine de ce petit livre. A la différence de celui-ci, pour qui "ce qui est en jeu dans le langage humain, ce sont les propositions", Karl Otto Apel entreprend ici de montrer l'importance du paradigme qui a vu le jour avec la théorie des actes de langage et, bien avant Austin, avec la sémiotique de Peirce. En abordant à la lumière de ses propres recherches les deux paradigmes associés à la double structure du langage humain, K. 0. Apel s'attache à évaluer les conséquences majeures du "tournant pragmatique" de la philosophie du langage. Il offre ainsi au lecteur une exceptionnelle synthèse des idées qu'il n'a cessé d'éprouver et d'enrichir depuis la publication de Transformation der Philosophie, en 1973.
Initiateur avec Habermas de ce que l'on appelle l'éthique de la discussion, Apel a réuni dans son dernier recueil Discussion et responsabilité, qui paraîtra en deux tomes, une somme d'études qui représente sans doute la tentative la plus poussée d'un examen systématique des problèmes éthiques, tant du point de vue de l'histoire de la philosophie moderne et contemporaine, que de celui des réalités contemporaines. Le premier de ces deux tomes - L'Ethique après Kant - réunit donc les études qui font le point sur les conditions de possibilité d'une éthique universaliste moderne. De Kant à Rawls, de Hegel aux éthiques contemporaines de la vie bonne, la difficulté a continuellement résidé dans la possibilité de construire un lien légitime entre le sujet moral et sa communauté d'appartenance comme si celle-ci faisait écran entre lui et son humanité. Liant les présupposés de la pragmatique transcendantale et les travaux de Lawrence Kohlberg sur les stades de la conscience morale, Apel parvient à élaborer une éthique dont les principes et les procédures formels - ceux de la discussion argumentée - dessinent un universel postconvetionnel qui permet de fonder les conditions normatives d'une vie en commun équitable, associant les diverses formes de vie socioculturelles et individuelles - et donc les conditions d'un pluralisme de la réalisation du bonheur, limité par l'universel.
De sa relation critique à Heidegger, Apel a surtout dégagé la nécessité, en partie contre son ancien maître, de problématiser à nouveau le processus moderne de rationalisation. Dans Expliquer comprendre, il enregistre comme une des caractéristiques les plus contestables des mises en question de la technicisation du monde l'identification pure et simple de la rationalité à la démarche technoscientifique, comme si l'intervention de la raison se bornait à la "mise à disposition" objectivante du monde. Ainsi les efforts de ceux qui, depuis Schleiermacher et Dilthey, sont intervenus dans la controverse entre explication et compréhension n'ont-ils pu empêcher que l'hypothèse d'une rationalité spécifique de l'interprétation ne s'efface soit devant le privilège du modèle explicatif, soit devant le modèle d'un pur surgissement du sens, extérieurement à tout contrôle rationnel : là contre. Apel juge nécessaire de réaffirmer, au terme de sa reconstruction minutieuse des diverses phases de la controverse, la "rationalité de la démarche compréhensive passant par la communication langagière entre les hommes". Parallèlement, l'ouvrage met en lumière comment le processus moderne de rationalisation a abouti à une dissociation du théorique et du pratique, en vertu de quoi s'est mis en place "ce système de complémentarité, idéologiquement caractéristique de l'Occident au XXème siècle, entre un scientisme ou un pragmatisme publics et un existentialisme privé, qui est éprouvé par beaucoup comme l'ultima ratio d'un ordre social pluraliste démocratique et libéral".
Apel Karl-Otto ; Bouchindhomme Christian ; Simonel
L'une des tâches essentielles de la philosophie, au moment où Karl Otto Apel publiait son ouvrage, en 1973, devait consister à fonder, en un sens critique, l'abstraction des théories appartenant aux sciences particulières, et ce plus précisément en rapport avec les intérêts de connaissance de l'homme. Ce qui voulait dire simultanément : dans le sens d'une médiation entre la théorie et la praxis. Apel établit donc ici le programme d'une théorie de la science et de la connaissance, à la fois fondé en termes anthropologiques et en termes de philosophie sociale. Mais aussi, à partir de la réflexion sur les horizons de sens possibles de la médiation entre la connaissance et la praxis existentielle, il érige les principes régulateurs en vue d'un progrès méthodique de l'orientation de l'homme dans le monde, tout en mettant ces principes à l'épreuve de la reconstruction historique. Par Transformation de la philosophie, il faut donc entendre une transformation de la philosophie transcendantale du sujet privé en une philosophie transcendantale de l'intersubjectivité. Karl Otto Apel a été professeur de philosophie à l'université de Francfort. Il a contribué à l'introduction en Europe du pragmatisme américain, particulièrement celui de Peirce, et il est à l'origine, avec Habermas, de ce qu'on a appelé la deuxième école de Francfort. L'importance de son oeuvre se mesure aujourd'hui à la place prise dans le débat philosophique contemporain par la position qu'il a élaborée - conjointement mais chacun selon sa singularité - avec Jürgen Habermas sous le nom d'" éthique de la discussion ".
Apel Karl otto ; Billier Jean-Cassien ; Canivez Pa
La pensée kantienne recèle la " clef de la philosophie moderne ". C'est par de tels éloges qu'en 1904, tandis que la seconde vague du néokantisme déferle dans l'Europe entière, est saluée la mémoire de Kant. Aucune philosophie n'a pu faire l'économie d'un débat avec cette pensée. Aucun site de la culture n'a échappé à son influence : les mathématiques, la physique, la physiologie, la psychologie, la morale, le droit, la politique, la création artistique, l'esthétique, la linguistique, l'anthropologie, tous ont, dès le dix-huitième siècle, été travaillés de l'intérieur par des thèmes ou des méthodes venant de Kant. Si cette philosophie est bien un " monument d'airain ", c'est surtout une formidable source de créativité, l'origine d'une dynamique philosophique encore efficiente. Le plus bel hommage, aujourd'hui encore, consiste sans doute non pas à ajouter un élément supplémentaire aux études historiques, mais plutôt à s'efforcer de prendre la mesure de cette efficience, de ressaisir l'importance contemporaine de la pensée kantienne et d'en retracer les voies. C'est à une telle visée que correspondent les études qu'on va lire, issues de communications dans le cadre d'un colloque international à l'occasion du bicentenaire de la mort de Kant, organisé à l'Université de Lille 3 par le Centre d'études critiques (Paris IV) et le Centre Eric Weil (Lille 3) en février 2004.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Les textes traduits ici constituent un ensemble dont l'essentiel est consacré à définir les règles de l'initiation et de l'éducation spirituelle soufie. Leur portée est avant tout pratique. On peut ainsi mesurer à quel point Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221) fut plus un guide spirituel soucieux de conduire ses disciples jusqu'à leur but, qu'un doctrinaire. Cependant, la pratique du soufisme ne saurait se séparer d'une doctrine d'ensemble qui la fonde et qui l'organise dans la cohérence du discours. On trouvera donc dans ces traités maints éléments qui complètent ce que Najm al-dîn Kubrâ a davantage développé dans Les Eclosions de la beauté et les parfums de la majesté, paru à L'éclat en 2002. Sont traduits ici : Traité pour le fou d'amour ; Traité des dix principes ; Les bons usages des soufis ; Livre des bons usages de l'itinéraire vers la présence ; Traité du voyageur stupéfait ; Traité de la retraite spirituelle ; Conseils pour l'élite ; Réponses aux neuf questions ; Traité de soufisme ; Traité des bons usages des itinérants ; Les voies de la connaissance du manteau mystique ; Traité du navire ; Réponses à quelques questions I et II.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.