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Kant et les kantismes dans la philosophie contemporaine 1804-2004
Apel Karl otto ; Billier Jean-Cassien ; Canivez Pa
PU SEPTENTRION
24,99 €
Épuisé
EAN :9782859399702
La pensée kantienne recèle la " clef de la philosophie moderne ". C'est par de tels éloges qu'en 1904, tandis que la seconde vague du néokantisme déferle dans l'Europe entière, est saluée la mémoire de Kant. Aucune philosophie n'a pu faire l'économie d'un débat avec cette pensée. Aucun site de la culture n'a échappé à son influence : les mathématiques, la physique, la physiologie, la psychologie, la morale, le droit, la politique, la création artistique, l'esthétique, la linguistique, l'anthropologie, tous ont, dès le dix-huitième siècle, été travaillés de l'intérieur par des thèmes ou des méthodes venant de Kant. Si cette philosophie est bien un " monument d'airain ", c'est surtout une formidable source de créativité, l'origine d'une dynamique philosophique encore efficiente. Le plus bel hommage, aujourd'hui encore, consiste sans doute non pas à ajouter un élément supplémentaire aux études historiques, mais plutôt à s'efforcer de prendre la mesure de cette efficience, de ressaisir l'importance contemporaine de la pensée kantienne et d'en retracer les voies. C'est à une telle visée que correspondent les études qu'on va lire, issues de communications dans le cadre d'un colloque international à l'occasion du bicentenaire de la mort de Kant, organisé à l'Université de Lille 3 par le Centre d'études critiques (Paris IV) et le Centre Eric Weil (Lille 3) en février 2004.
Une suggestion de Karl Popper est à l'origine de ce petit livre. A la différence de celui-ci, pour qui "ce qui est en jeu dans le langage humain, ce sont les propositions", Karl Otto Apel entreprend ici de montrer l'importance du paradigme qui a vu le jour avec la théorie des actes de langage et, bien avant Austin, avec la sémiotique de Peirce. En abordant à la lumière de ses propres recherches les deux paradigmes associés à la double structure du langage humain, K. 0. Apel s'attache à évaluer les conséquences majeures du "tournant pragmatique" de la philosophie du langage. Il offre ainsi au lecteur une exceptionnelle synthèse des idées qu'il n'a cessé d'éprouver et d'enrichir depuis la publication de Transformation der Philosophie, en 1973.
Rien n'est dans l'entendement qui n'ait d'abord été dans le sens, à l'exception de l'entendement lui-même. Par cette disjonction de l'empirique et de l'apriorique, Leibniz inaugure l'une des distinctions fondamentales de la théorie de la connaissance jusqu'au XXe siècle. Mais qu'en est-il au juste de ces sens et, plus généralement, du corps dans la connaissance ? Font-ils partie du donné empirique ou des conditions aprioriques de la connaissance ? Par un détour qui relie les spécificités de la théorie des quanta à la perception quotidienne du monde, Karl Otto Apel décrit comment la distinction épistémologique classique escamote la question du corps. S'appuyant sur la biologie de von Uexküll et la pensée de Heidegger, Apel entame une transformation de la philosophie kantienne en vue d'une anthropologie de la connaissance où le corps tient une place centrale.
De sa relation critique à Heidegger, Apel a surtout dégagé la nécessité, en partie contre son ancien maître, de problématiser à nouveau le processus moderne de rationalisation. Dans Expliquer comprendre, il enregistre comme une des caractéristiques les plus contestables des mises en question de la technicisation du monde l'identification pure et simple de la rationalité à la démarche technoscientifique, comme si l'intervention de la raison se bornait à la "mise à disposition" objectivante du monde. Ainsi les efforts de ceux qui, depuis Schleiermacher et Dilthey, sont intervenus dans la controverse entre explication et compréhension n'ont-ils pu empêcher que l'hypothèse d'une rationalité spécifique de l'interprétation ne s'efface soit devant le privilège du modèle explicatif, soit devant le modèle d'un pur surgissement du sens, extérieurement à tout contrôle rationnel : là contre. Apel juge nécessaire de réaffirmer, au terme de sa reconstruction minutieuse des diverses phases de la controverse, la "rationalité de la démarche compréhensive passant par la communication langagière entre les hommes". Parallèlement, l'ouvrage met en lumière comment le processus moderne de rationalisation a abouti à une dissociation du théorique et du pratique, en vertu de quoi s'est mis en place "ce système de complémentarité, idéologiquement caractéristique de l'Occident au XXème siècle, entre un scientisme ou un pragmatisme publics et un existentialisme privé, qui est éprouvé par beaucoup comme l'ultima ratio d'un ordre social pluraliste démocratique et libéral".
Ce second volume complète la transformation de la philosophie que Karl-Otto Apel a entreprise, et manifeste le double aspect de cette transformation. D'une part, Apel montre en quoi la philosophie du XXe siècle a accordé au langage le statut d'un a priori; d'autre part, il présente une version de la philosophie transcendantale qui remplace le sujet de la connaissance par une communauté de communication. La première partie inclut tous les textes qu'Apel a consacrés à Heidegger et à Wittgenstein et fait voir de manière claire qu'il y a une convergence entre ce que Wolfgang Stegmiiller considérait comme des voies antithétiques: un courant analytique et une philosophie dite continentale. Apel met en dialogue l'herméneutique d'origine heideggérienne avec la critique du sens d'origine wittgensteinienne, ce qui lui permet de dévoiler leurs présuppositions respectives. Afin de rendre compte du dialogue soutenu qu'Apel a entretenu avec Heidegger et Wittgenstein, deux textes plus récents ont été ajoutés aux textes de 1973. La seconde partie du volume analyse en quoi le langage doit être compris comme un usage intersubjectif et argumentatif, ce qui permet de transformer le sujet transcendantal classique en un sujet communautaire et intersubjectif. Apel démontre pourquoi le "je pense" de facture classique doit être remplacé par un "j'argumente" de nature pragmatique et sémiotique. Ainsi le sujet transcendantal se voit transformé en une commnauté de communication et d'argumentation
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.