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DISCUSSION ET RESPONSABILITE. Tome 1, L'éthique après Kant
Apel Karl-Otto
CERF
33,00 €
Épuisé
EAN :9782204054201
Initiateur avec Habermas de ce que l'on appelle l'éthique de la discussion, Apel a réuni dans son dernier recueil Discussion et responsabilité, qui paraîtra en deux tomes, une somme d'études qui représente sans doute la tentative la plus poussée d'un examen systématique des problèmes éthiques, tant du point de vue de l'histoire de la philosophie moderne et contemporaine, que de celui des réalités contemporaines. Le premier de ces deux tomes - L'Ethique après Kant - réunit donc les études qui font le point sur les conditions de possibilité d'une éthique universaliste moderne. De Kant à Rawls, de Hegel aux éthiques contemporaines de la vie bonne, la difficulté a continuellement résidé dans la possibilité de construire un lien légitime entre le sujet moral et sa communauté d'appartenance comme si celle-ci faisait écran entre lui et son humanité. Liant les présupposés de la pragmatique transcendantale et les travaux de Lawrence Kohlberg sur les stades de la conscience morale, Apel parvient à élaborer une éthique dont les principes et les procédures formels - ceux de la discussion argumentée - dessinent un universel postconvetionnel qui permet de fonder les conditions normatives d'une vie en commun équitable, associant les diverses formes de vie socioculturelles et individuelles - et donc les conditions d'un pluralisme de la réalisation du bonheur, limité par l'universel.
Rien n'est dans l'entendement qui n'ait d'abord été dans le sens, à l'exception de l'entendement lui-même. Par cette disjonction de l'empirique et de l'apriorique, Leibniz inaugure l'une des distinctions fondamentales de la théorie de la connaissance jusqu'au XXe siècle. Mais qu'en est-il au juste de ces sens et, plus généralement, du corps dans la connaissance ? Font-ils partie du donné empirique ou des conditions aprioriques de la connaissance ? Par un détour qui relie les spécificités de la théorie des quanta à la perception quotidienne du monde, Karl Otto Apel décrit comment la distinction épistémologique classique escamote la question du corps. S'appuyant sur la biologie de von Uexküll et la pensée de Heidegger, Apel entame une transformation de la philosophie kantienne en vue d'une anthropologie de la connaissance où le corps tient une place centrale.
Apel Karl-Otto ; Bouchindhomme Christian ; Simonel
L'une des tâches essentielles de la philosophie, au moment où Karl Otto Apel publiait son ouvrage, en 1973, devait consister à fonder, en un sens critique, l'abstraction des théories appartenant aux sciences particulières, et ce plus précisément en rapport avec les intérêts de connaissance de l'homme. Ce qui voulait dire simultanément : dans le sens d'une médiation entre la théorie et la praxis. Apel établit donc ici le programme d'une théorie de la science et de la connaissance, à la fois fondé en termes anthropologiques et en termes de philosophie sociale. Mais aussi, à partir de la réflexion sur les horizons de sens possibles de la médiation entre la connaissance et la praxis existentielle, il érige les principes régulateurs en vue d'un progrès méthodique de l'orientation de l'homme dans le monde, tout en mettant ces principes à l'épreuve de la reconstruction historique. Par Transformation de la philosophie, il faut donc entendre une transformation de la philosophie transcendantale du sujet privé en une philosophie transcendantale de l'intersubjectivité. Karl Otto Apel a été professeur de philosophie à l'université de Francfort. Il a contribué à l'introduction en Europe du pragmatisme américain, particulièrement celui de Peirce, et il est à l'origine, avec Habermas, de ce qu'on a appelé la deuxième école de Francfort. L'importance de son oeuvre se mesure aujourd'hui à la place prise dans le débat philosophique contemporain par la position qu'il a élaborée - conjointement mais chacun selon sa singularité - avec Jürgen Habermas sous le nom d'" éthique de la discussion ".
L'éthique de la discussion est une "pragmatique transcendentale" destinée à fonder "la validité universelle d'un principe de justice, de solidarité" . Elle se présente aussi comme une éthique de la responsabilité au sens de Weber ou Jonas.
Résumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.