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Drap-noir
Anor Michel
MERCURE DE FRAN
15,15 €
Épuisé
EAN :9782715220270
Drap-Noir habite la Mistoufle, une cité quelque part en France ou ailleurs. Ses parents ayant été "mangés par des poissons" quand il était petit, il est élevé par sa grand-mère, Ma Bertha, la femme aux trente-six amants, et par son oncle Pilate, militant communiste passionné par le théâtre. Adolescent, il découvre peu à peu l'univers décevant et cruel des adultes, abandonne l'école et commence à fréquenter les grands de la Mistoufle, des durs auxquels il doit donner des preuves de son courage. Il se lie avec Minet-Bleu, jeune fille à la dérive qu'il installe chez lui et que Ma Bertha, après quelques réticences, finit par accepter. Tout pourrait aller pour le mieux si un drame ne menaçait cette belle harmonie. Avec ce premier roman parfaitement maîtrisé, Michel Anor nous plonge dans un univers populaire habité par des personnages généreux et hauts en couleur auxquels il prête vie d'une plume alerte et gouailleuse.
Ce volume a pour ambition de donner à lire un choix limité de poèmes écrits sur une période qui s'étale sur près de vingt ans. Impossible de retracer ici de manière approfondie toute l'étendue des textes écrits, car c'est le propre d'une anthologie que de procéder à des choix plus ou moins arbitraires, toujours subjectifs et sujets à regret. Tandis que l'être brûle de l'autre côté de la pensée, á l'envers des mots et des silences. Pour se risquer à faire connaître une opposition sensible à un air du temps déjà trop nauséabond. Une autre manière épique de se souvenir de soi pour les autres.
Résumé : " Mes clients sont nombreux. Ils sont de Morchy, ville moyenne, très moyenne, de Morchy et de ses environs, des plaines à corbeaux et des terrils rabotés. Ils me racontent des histoires, les clients, pendant mon travail, des histoires minuscules, la vie des vieux increvables et la mort brutale des enfants sages, rumeurs futiles, racontars et confidences. J'en pense ce que je veux, et mon imagination musarde. Je connais des chemins. " Michel Anor a laissé à Achille Rosamel, un photographe tendre et ironique, le soin de recueillir les mots de " cette petite humanité logée entre le nez et le menton, de cette chair frileuse qui s'épanouit sous la pose " : il y a là Lurette, jeune femme effrontée que, pourtant, le drame surprend en négligé d'enfant ; le docteur Bernadette, vieux galant rimailleur qui reporte l'amour défunt sur ses tortues qu'il nourrit de madrigaux de sa façon, et puis Solange et ses seins ses merveilles du monde - sapides et offerts comme une évidence. Bien d'autres encore... Ses portraits et récits forment un réseau d'histoires vicinales dont il se fait le topographe. C'est le théâtre d'un monde populaire, la scène d'honneur des gens simples. Le style de Michel Anor est comme la chair, c'est un signe, reconnaissable entre tous, sans habiletés vulgaires ni rehauts. Il écrit avec la tendresse de qui étreint du regard.
Clara raconte avec malice des histoires de crapaud philosophe et de cochon repenti aux enfants des écoles. Sa voix de comédienne les ensorcelle et les amuse. Clara vit seule et considère les cérémonies du quotidien et de l'amour avec un léger sourire incrédule. Après une aventure sans lendemain avec Théo, un homme marié terne et indélicat, elle se laisse émouvoir par Ulysse, un monsieur aux manières embarrassées, un personnage étrange qui trouve autant de joie délicate à respirer le parfum des livres qu'à humer le corps des femmes. Cet homme raffiné, si peu viril, propose à Clara, dont la voix le séduit, un jeu trouble et rituel. Il lui demande de lui lire à chacune de leurs rencontres des extraits d'un cahier bleu, un journal qui semble dédié mystérieusement à la Femme, une prose qui se construit peu à peu à la manière d'un puzzle, une ?uvre qui s'amplifie et se déploie jusqu'à figurer le corps troublant de Clara. Grâce à une grande maîtrise de l'écriture, Michel Anor sait utiliser toute la finesse de la langue pour raconter l'histoire d'un amour peu commun entre deux êtres différents mais complémentaires, l'un donnant vie aux mots inventés par l'autre.
Résumé : " Les gens d'ici l'appelaient petite ou la tiot'. Comment va la tiot' ? Ils posaient la question tout près de sa figure, si près de son nez qu'elle sentait les odeurs. " Elle s'appelle Muche. Une fleur qui s'épanouit bravement dans les flaques du quartier de la Wassingue. Quand elle en a assez de marcher sous la pluie, elle pousse la porte du café des Porions. Là-bas, derrière le comptoir enfumé, il y a la Toutoule, la serveuse, la femme du Polaque. Elle tranche avec un couteau la mousse d'une bière. Muche l'aime bien, la Toutoule, elle est son amie pour toujours. Mais un homme apparaît, un étranger. Il vit dans une péniche et porte un imperméable de détective... Fleur de pluie est le roman d'une enfance badine et cruelle. Il est aussi le théâtre d'un monde populaire, la scène d'honneur des gens simples.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.