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Clara
Anor Michel
MERCURE DE FRAN
13,80 €
Épuisé
EAN :9782715221604
Clara raconte avec malice des histoires de crapaud philosophe et de cochon repenti aux enfants des écoles. Sa voix de comédienne les ensorcelle et les amuse. Clara vit seule et considère les cérémonies du quotidien et de l'amour avec un léger sourire incrédule. Après une aventure sans lendemain avec Théo, un homme marié terne et indélicat, elle se laisse émouvoir par Ulysse, un monsieur aux manières embarrassées, un personnage étrange qui trouve autant de joie délicate à respirer le parfum des livres qu'à humer le corps des femmes. Cet homme raffiné, si peu viril, propose à Clara, dont la voix le séduit, un jeu trouble et rituel. Il lui demande de lui lire à chacune de leurs rencontres des extraits d'un cahier bleu, un journal qui semble dédié mystérieusement à la Femme, une prose qui se construit peu à peu à la manière d'un puzzle, une ?uvre qui s'amplifie et se déploie jusqu'à figurer le corps troublant de Clara. Grâce à une grande maîtrise de l'écriture, Michel Anor sait utiliser toute la finesse de la langue pour raconter l'histoire d'un amour peu commun entre deux êtres différents mais complémentaires, l'un donnant vie aux mots inventés par l'autre.
Drap-Noir habite la Mistoufle, une cité quelque part en France ou ailleurs. Ses parents ayant été "mangés par des poissons" quand il était petit, il est élevé par sa grand-mère, Ma Bertha, la femme aux trente-six amants, et par son oncle Pilate, militant communiste passionné par le théâtre. Adolescent, il découvre peu à peu l'univers décevant et cruel des adultes, abandonne l'école et commence à fréquenter les grands de la Mistoufle, des durs auxquels il doit donner des preuves de son courage. Il se lie avec Minet-Bleu, jeune fille à la dérive qu'il installe chez lui et que Ma Bertha, après quelques réticences, finit par accepter. Tout pourrait aller pour le mieux si un drame ne menaçait cette belle harmonie. Avec ce premier roman parfaitement maîtrisé, Michel Anor nous plonge dans un univers populaire habité par des personnages généreux et hauts en couleur auxquels il prête vie d'une plume alerte et gouailleuse.
Résumé : " Les gens d'ici l'appelaient petite ou la tiot'. Comment va la tiot' ? Ils posaient la question tout près de sa figure, si près de son nez qu'elle sentait les odeurs. " Elle s'appelle Muche. Une fleur qui s'épanouit bravement dans les flaques du quartier de la Wassingue. Quand elle en a assez de marcher sous la pluie, elle pousse la porte du café des Porions. Là-bas, derrière le comptoir enfumé, il y a la Toutoule, la serveuse, la femme du Polaque. Elle tranche avec un couteau la mousse d'une bière. Muche l'aime bien, la Toutoule, elle est son amie pour toujours. Mais un homme apparaît, un étranger. Il vit dans une péniche et porte un imperméable de détective... Fleur de pluie est le roman d'une enfance badine et cruelle. Il est aussi le théâtre d'un monde populaire, la scène d'honneur des gens simples.
Résumé : " Mes clients sont nombreux. Ils sont de Morchy, ville moyenne, très moyenne, de Morchy et de ses environs, des plaines à corbeaux et des terrils rabotés. Ils me racontent des histoires, les clients, pendant mon travail, des histoires minuscules, la vie des vieux increvables et la mort brutale des enfants sages, rumeurs futiles, racontars et confidences. J'en pense ce que je veux, et mon imagination musarde. Je connais des chemins. " Michel Anor a laissé à Achille Rosamel, un photographe tendre et ironique, le soin de recueillir les mots de " cette petite humanité logée entre le nez et le menton, de cette chair frileuse qui s'épanouit sous la pose " : il y a là Lurette, jeune femme effrontée que, pourtant, le drame surprend en négligé d'enfant ; le docteur Bernadette, vieux galant rimailleur qui reporte l'amour défunt sur ses tortues qu'il nourrit de madrigaux de sa façon, et puis Solange et ses seins ses merveilles du monde - sapides et offerts comme une évidence. Bien d'autres encore... Ses portraits et récits forment un réseau d'histoires vicinales dont il se fait le topographe. C'est le théâtre d'un monde populaire, la scène d'honneur des gens simples. Le style de Michel Anor est comme la chair, c'est un signe, reconnaissable entre tous, sans habiletés vulgaires ni rehauts. Il écrit avec la tendresse de qui étreint du regard.
Ce volume a pour ambition de donner à lire un choix limité de poèmes écrits sur une période qui s'étale sur près de vingt ans. Impossible de retracer ici de manière approfondie toute l'étendue des textes écrits, car c'est le propre d'une anthologie que de procéder à des choix plus ou moins arbitraires, toujours subjectifs et sujets à regret. Tandis que l'être brûle de l'autre côté de la pensée, á l'envers des mots et des silences. Pour se risquer à faire connaître une opposition sensible à un air du temps déjà trop nauséabond. Une autre manière épique de se souvenir de soi pour les autres.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.