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Le transfert de Lacan suivi de Réflexions sur le contrôle
André Serge
BORD DE L EAU
7,00 €
Épuisé
EAN :9782356873279
Le transfert de Lacan. La communauté analytique est déterminée par ce que l'on appelle, sans trop savoir ce que ces termes recouvrent, le transfert sur Lacan. Convenons que ce n'est pas la personne de Jacques Lacan qui est en jeu, mais bien la position qu'il occupe dans la psychanalyse, car nul n'indique et n'incarne, comme Lacan, la voie éthique de la psychanalyse dont le désir du psychanalyste est l'accomplissement. La question du contrôle. Certains psychanalystes ont été amenés à interrompre un contrôle en cours, d'autres se demandent avec qui en entreprendre un. Que disent les psychanalystes du contrôle ? La littérature analytique à ce sujet est rare. Lacan lui-même n'a pas beaucoup parlé du contrôle et n'en a jamais fait une doctrine. Les pratiques du contrôle méritent d'être interrogées. Ce court essai tente d'en faire un recensement critique.
Résumé : Que veut une femme ? Le premier constat que fait Freud est que l'homme ne cesse de parler de ce qu'il ne peut pas dire : la mort, le père, la femme... Que signifie " être une femme " ? C'est la Question par excellence. Quant à ce " que veut une femme ", comme l'affirme la sagesse ancestrale, on n'en est pas plus certain. D'où l'incessante oscillation entre le culte de la femme comme mystère, énigme, et la haine de cette même femme comme mystification, mensonge. Positions qui postulent toutes deux que la femme est une cachette, dissimulant au monde on ne sait quel secret, et qui entretiennent de ce fait la méconnaissance de la féminité. Ce livre a pour objet de montrer comment, de Freud à Lacan, la psychanalyse est parvenue, elle, à de tout autres conclusions.
Qu?est-ce que le masochisme pervers pour la doctrine analytique ? Serge André part de son expérience clinique avant de parcourir les élaborations successives de Freud et de Lacan. Freud situait le masochisme comme l?une des faces d?un processus à double polarité qu?il appelait le sado-masochisme. C?est la thèse des "Trois essais sur la théorie de la sexualité". Plus tard, avec "Un enfant est battu", il met en évidence la structure du fantasme masochiste. Ensuite, dans "Au-delà du principe de plaisir", il nuance l?idée selon laquelle le masochisme serait un mode de fonctionnement de la pulsion sexuelle, par l?introduction de la pulsion de mort. Enfin, il reformule la question et la reprend au niveau fondamental dans "Le problème économique du masochiste". Lacan, quant à lui, insistera sur ce que Freud n?a pas aperçu : le rôle signifiant de l?instrument de la douleur masochiste. Le fouet, c?est le signe du maître et de la loi à qui ont doit obéissance. Quant à la douleur, les mélancoliques nous en donnent la plus belle expression lorsque leur délire en arrive à concevoir qu?en tant que sujets, il leur est impossible de mourir. Le masochiste se situe d?emblée au nom de cette douleur d?exister, au nom de la déchéance corrélative de l?amour du père ou de la loi signifiante lorsqu?il n?y est pas reconnu comme sujet. La question que le masochiste met à l?épreuve de sa pratique, c?est de savoir ce qu?éprouve le corps dont on jouit à coups de signifiants, à coups de discours du maître. Ce qu?il met en scène, c?est une caricature mimétique de la jouissance que l?homme suppose à la femme. Le contrat masochiste a pour fonction de faire désirer au-delà de la jouissance aberrante qu?il propose. Au niveau de la jouissance, le masochiste est l?esclave, mais au niveau du désir, le vrai maître, c?est lui.
Monument ou trophée, le fétiche désigne à la fois la castration et le triomphe sur la castration. Non seulement il est une protection contre la menace de la castration, mais il a pour fonction d'épargner au fétichiste de devenir homosexuel, en prêtant à la femme ce caractère par lequel elle devient supportable en tant qu'objet sexuel (Freud). Le transfert du pervers ne se fait pas sur le sujet-supposé-savoir, car c'est bien lui, le pervers, qui vient à nous, psychanalystes, avec un savoir. C'est au nom de ce savoir que le pervers nous parle, comme délégué d'une loi dont il veut que nous nous reconnaissions nous-mêmes sujets. Il en résulte que le transfert pervers ne vise pas le sujet-supposé-savoir, mais plutôt le sujet-supposé-jouir.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?