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Revue de Métaphysique et de Morale N° 4, octobre-décembre 2024
Andrault Raphaële ; Anfray Jean-Pascal
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130861591
La Revue de métaphysique et de morale publie des dossiers thématiques et des contributions individuelles, ainsi que des recensions, des discussions critiques et des bulletins consacrés aux parutions récentes, françaises ou étrangères, les plus notables dans un domaine donné. Les dossiers thématiques sont consacrés à de grandes questions aujourd'hui débattues dans la communauté philosophique internationale, ou bien à de nouvelles recherches en histoire de la philosophie. Ni les contributions publiées ni les dossiers constitués n'ont vocation à être l'expression d'une école de pensée. Conformément à sa tradition, la Revue entend contribuer au renouvellement de la réflexion dans les divers champs de la philosophie, au développement de la critique rationnelle, et à la plus large ouverture de la discussion philosophique sur la base d'une information scientifique de premier ordre.
Dans les ouvrages consacrés aux questions de la foi, de la loi divine et de la reconnaissance institutionnelle de l'Eglise catholique, on ne traite que des croyants, mais pas de la hiérarchie catholique (évêques, pape) et de ses contradictions. Pourtant, elle peut enseigner à la fois l'affirmation des dogmes (fondée sur l'Ecriture) et la "piété populaire" (transmise par la seule tradition orale, qui change selon les lieux). Ainsi, on néglige souvent l'existence d'un nouveau concordat conclu en 2004 entre l'épiscopat et la République et d'un contrat entre le secrétaire de l'enseignement catholique et le ministère de l'éducation nationale, le tout avec une interprétation de la laïcité impliquant le point de vue religieux. On relève en outre des essais qui posent la question des orientations confessionnelles dans le cadre des statuts de l'Union européenne. Cet ouvrage apporte un complément à ces études tout en restant ouvert au débat.
Résumé : La valeur des émotions ? c'est-à-dire aussi la nature des relations entre nos émotions et les valeurs de tous ordres que nous associons aux objets de notre expérience ? est l'une des grandes questions aujourd'hui débattues en philosophie de l'esprit et en philosophie morale. Ce numéro propose sur ce sujet un dossier dirigé et présenté par deux spécialistes reconnus, J. Deonna et F. Teroni. Nos émotions correspondent-elles à des " sentiments de valeur " (C. Boisserie-Lacroix) ? Ont-elles une valeur " prudentielle " spécifique (R. Keller, M. Ombrato) ? Quelle est l'utilité des émotions dites " négatives ", peur, horreur, tristesse, etc., et pourquoi prend-on goût aux fictions qui les suscitent (M. Cappelli) ? L'amour est-il fondé sur des raisons (E. Kroeker) ? Quel rôle la mystique de l'âge classique a-t-elle réservé aux émotions (L. Simonetta) ? Telles sont quelques-unes des questions abordées. Les interrogations contemporaines en philosophie morale se retrouvent dans deux articles, l'un discutant le minimalisme moral de Ruwen Ogien (G. Lefftz), l'autre le statut normatif des directives anticipées pour la fin de vie (C. Etchegaray). Le numéro est complété par la recension d'un important ouvrage sur Rudolf Carnap ainsi que par une nouvelle livraison de la Chronique de métaphysique et de philosophie de la connaissance.
En 1960, les évêques français avaient accepté à l'essai la loi Debré, voulue par la Ve République naissante afin de régler une "question scolaire" récurrente sous la précédente. En 1994, ils ont enfin estimé qu'elle avait fait ses preuves, la gauche elle-même ayant satisfait ou reconnu légitimes leurs revendications: un meilleur financement, la prise en compte de leur autorité sur les écoles et de l'orientation confessionnelle de l'enseignement. Pour obtenir satisfaction, ils se sont appuyés sur la liberté de l'enseignement consacrée par la Constitution et le droit international, mais en interprétant ces textes à la lumière de leurs propres principes. Ils ont également appliqué ceux-ci à l'évolution de la législation. Ils ont enfin tenté de les concilier avec le combat politique qu'ils ont mené pour leur cause. Depuis peu certains membres de l'épiscopat déplorent à nouveau les limites apportées par la loi à sa liberté d'enseignement. Elle assure en effet également la liberté de conscience des élèves et des enseignants; les dispositions des uns et des autres étant souvent aujourd'hui étrangères au "caractère propre" catholique, celui-ci, dans la pratique de la classe, tend à s'effacer Biographie: L'auteur est ancien professeur de Lettres dans des établissements catholiques sous contrat à Angers
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.