Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'épiscopat français et la liberté de l'enseignement. Sous la Cinquième République
Andrault Marc
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782296055414
En 1960, les évêques français avaient accepté à l'essai la loi Debré, voulue par la Ve République naissante afin de régler une "question scolaire" récurrente sous la précédente. En 1994, ils ont enfin estimé qu'elle avait fait ses preuves, la gauche elle-même ayant satisfait ou reconnu légitimes leurs revendications: un meilleur financement, la prise en compte de leur autorité sur les écoles et de l'orientation confessionnelle de l'enseignement. Pour obtenir satisfaction, ils se sont appuyés sur la liberté de l'enseignement consacrée par la Constitution et le droit international, mais en interprétant ces textes à la lumière de leurs propres principes. Ils ont également appliqué ceux-ci à l'évolution de la législation. Ils ont enfin tenté de les concilier avec le combat politique qu'ils ont mené pour leur cause. Depuis peu certains membres de l'épiscopat déplorent à nouveau les limites apportées par la loi à sa liberté d'enseignement. Elle assure en effet également la liberté de conscience des élèves et des enseignants; les dispositions des uns et des autres étant souvent aujourd'hui étrangères au "caractère propre" catholique, celui-ci, dans la pratique de la classe, tend à s'effacer Biographie: L'auteur est ancien professeur de Lettres dans des établissements catholiques sous contrat à Angers
'Tous les individus sont animés, quoiqu'à des degrés divers'. Cette proposition de Spinoza approuvée par Leibniz n'a cessé d'alimenter une lecture vitaliste de la nature. Comprise à partir du développement des savoirs médicaux après Descartes, elle révèle pourtant de tout autres enjeux. Elle suppose une interprétation nouvelle du pouvoir de la raison et du statut de l'observable, liée à l'essor du mécanisme. La vie selon la raison suit une méthode comparatiste qui éclaire ces décisions philosophiques. Par l'analyse contextuelle des concepts d'organisme, de vie et de siège de l'âme, "écueil de la philosophie et de l'anatomie moderne" , l'ouvrage reconstruit l'ensemble d'une culture scientifique et soulève un point essentiel : le geste par lequel Spinoza et Leibniz reconfigurent les rapports traditionnels entre deux types de discours sur les facultés de l'âme - la métaphysique et la physiologie. Au-delà de la confrontation doctrinale, c'est donc tout un pan de la philosophie et de l'histoire des sciences de la vie qui se trouve ici mis en lumière.
Dans les ouvrages consacrés aux questions de la foi, de la loi divine et de la reconnaissance institutionnelle de l'Eglise catholique, on ne traite que des croyants, mais pas de la hiérarchie catholique (évêques, pape) et de ses contradictions. Pourtant, elle peut enseigner à la fois l'affirmation des dogmes (fondée sur l'Ecriture) et la "piété populaire" (transmise par la seule tradition orale, qui change selon les lieux). Ainsi, on néglige souvent l'existence d'un nouveau concordat conclu en 2004 entre l'épiscopat et la République et d'un contrat entre le secrétaire de l'enseignement catholique et le ministère de l'éducation nationale, le tout avec une interprétation de la laïcité impliquant le point de vue religieux. On relève en outre des essais qui posent la question des orientations confessionnelles dans le cadre des statuts de l'Union européenne. Cet ouvrage apporte un complément à ces études tout en restant ouvert au débat.
Eva et Matthias, deux jeunes de 24 et 25 ans, rêvaient d'aventure depuis des années. Après avoir travaillé chacun de leur côté, ils s'aperçoivent qu'ils sont en désaccord avec la société actuelle. Ils plaquent tout afin de partir explorer la planète et ses nombreux peuples pour découvrir une nouvelle façon de vivre en accord avec leurs valeurs. Au cours de l'hiver 2021, ils franchissent le cap et achète un Peugeot J7 de 1979, abandonné au fond d'un jardin depuis onze ans. Leur défi : donner une nouvelle vie à ce véhicule historique. Après cinq mois de travaux extérieurs et intérieurs, le J7 devient une véritable maison sur roues autonome pour parcourir les routes d'Europe. Leur fourgon les a conduit jusqu'au mythique Cap-Nord en traversant une quinzaine de pays, leur a fait découvrir le sud de l'Europe jusqu'aux frontières de l'Asie, en Turquie orientale. Au total, un parcours de plus de 50000 kilomètres à bord de Ginette le J7.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.