Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les partis politiques, ateliers de la démocratie
Andolfatto Dominique ; Goujon Alexandra
UNIV BRUXELLES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782800416069
Les partis politiques sont souvent décriés, présentés comme en crise, voire rejetés sans autre forme de procès. Ils sont pourtant historiquement et intrinsèquement liés au développement de la démocratie. Ils sont aujourd'hui encore à l'origine d'innovations majeures : introduction de primaires ouvertes, prise en compte du genre dans leur mode de fonctionnement, renouvellement du travail programmatique, internet militant... pour ne citer que quelques exemples. Les partis jouent aussi un rôle-clé dans la consolidation des régimes en transition démocratique. Ce livre se propose de mettre en évidence la manière dont le phénomène partisan et la question démocratique se nourrissent l'un l'autre et évoluent de concert dans la période contemporaine. Il s'appuie sur des études de cas concrets dans plusieurs pays et régions du monde. Les contributions portent sur des démocraties installées de longue date ? en France, en Grande-Bretagne, en Italie, en Scandinavie, aux Etats-Unis, en Inde ? ou plus récentes et fragiles ? en Russie, en Ukraine, en Tunisie. La première partie examine les transformations, pas toujours abouties, des organisations partisanes au regard de nouveaux défis démocratiques : la conversion de la droite française aux primaires, la démocratie numérique, la féminisation de la politique... La deuxième partie porte sur les dérives du jeu politique qui découlent d'évolutions diverses : la montée de l'extrémisme aux Etats-Unis, en France et en Scandinavie, les limites de la régulation juridique des partis,... La troisième partie analyse les évolutions plus globales des systèmes partisans au prisme de changements idéologiques, institutionnels ou sociologiques : mise en cause de la tripartition du jeu politique français, recomposition du paysage politique italien, transitions démocratiques dans l'ex-espace soviétique ou en Tunisie.
Le développement de la négociation en entreprise, la conflictualité sociale, l'avenir des garanties collectives mettent les syndicats au premier plan. Mais ces derniers, souvent redoutés, demeurent mal connus. Ce livre éclaire leurs fonctions économiques et sociales avant de décrypter le paysage syndical. Malgré l'éclatement des organisations, des caractéristiques communes apparaissent lorsqu'on étudie l'univers intérieur des syndicats, les militants, le mode de direction, les budgets, les défis du renouvellement générationnel. Cette description met en lumière les décalages avec les réalités du travail, les limites de l'action syndicale, sa professionnalisation. Elle précise les débats sur la représentativité syndicale et le dialogue social. Les évolutions en cours attestent-elles que les syndicats français ne seraient plus l'"homme malade de l'Europe sociale"?
La crise économique oblige à repenser les relations sociales. i Ici aussi, les entreprises et administrations doivent innover. Cela rend le dialogue social d'autant plus nécessaire que bien des défis doivent être relevés : emploi, formation, stress au travail, égalité professionnelle, protection sociale... Un cadre juridique nouveau, issu de la loi du 20 août 2008, pousse également à réinventer la démocratie sociale. Compte tenu de ces enjeux, la nouvelle édition de ce livre invite à redécouvrir les organisations syndicales. Comment leur identité et leurs forces ont-elles évolué ? Comment expliquer des divisions qui perdurent ? Comment se transforme leur répertoire d'action, notamment le recours à la grève ou à la négociation collective ? Cet ouvrage, croisant les perspectives - science politique, sociologie, droit -, brosse un tableau précis, appuyé sur des analyses et indicateurs originaux. II montre aussi que les syndicats français cherchent à s'affirmer dans l'arène européenne.
Résumé : " Géant " politique, longtemps adulé ou redouté, le PCF ne paraît plus qu'une butte-témoin d'un passé discuté, un lieu de mémoire mêlant émotion et désenchantement. Ce livre interroge d'abord le déclin de ce parti, revisitant - des " années Marchais " à aujourd'hui - ses représentations du monde, ses positionnements ambigus, ses révolutions manquées... La trajectoire historique ici tracée privilégie les témoignages inédits ainsi que le décryptage d'événements - rupture de l'Union de la gauche, crise du mouvement ouvrier, relation à l'URSS, chute du mur de Berlin - dont, trop souvent, les discours idéologiques, voire savants, consacrés au PCF se sont désintéressés. La " mutation " - qui aurait dû fêter ses dix ans en 2005 - a cherché à ouvrir une nouvelle perspective, en engageant des révisions doctrinales et en réévaluant la question de la participation au pouvoir. Mais les militants communistes, souvent repliés sur des positions " orthodoxes ", ont préféré les surenchères radicales ou d'incroyables nostalgies qui ont permis de cultiver le mythe et de nourrir l'illusion. Cet éclatement du parti et la concurrence d'autres entrepreneurs de protestation ont conduit à la déroute électorale de 2002, aux confusions intérieures du congrès de 2003, au brouillage identitaire. Les résultats des élections régionales de 2004, ceux du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005 - lors duquel le PCF a appelé au vote " non " -, auraient-ils cassé cette spirale du déclin ? Un état des lieux précis des ressources électorales, militantes et financières de l'organisation permet de faire le point et d'évaluer quelles dynamiques caractérisent aujourd'hui le néo-communisme que veut porter Marie-George Buffet.
Résumé : Comment la Confédération générale du travail est-elle organisée ? Qui la dirige ? Combien a-t-elle d'adhérents et qui sont-ils ? Quelle est l'influence de la CGT parmi les salariés ? Comment le PCF la contrôle-t-elle depuis un demi-siècle ? En répondant à ces questions, les auteurs montrent dans ce livre que si la diversité des structures syndicales qui composent l'organisation semble grande les dirigeants ont poursuivi une politique constante d'émiettement des cellules de base pour les placer sous la double tutelle des fédérations professionnelles et des unions départementales et régionales. L'organisation en est devenue plus homogène, voire monolithique, mais elle s'est considérablement affaiblie. Depuis le début des années soixante, la machine confédérale a connu un gonflement considérable sans que ne se desserre le contrôle des communistes. Le livre révèle la manière dont ce contrôle s'effectue grâce à une " double direction ", qui est décrite en détail, notamment deux de ses aspects très caractéristiques de l'univers communiste : le " secteur organisation " et la fabrication des congrès. L'ouvrage donne enfin à voir l'érosion considérable des électeurs et des adhérents de la CGT. A la Libération, elle comptait près de 5 millions de membres soit pratiquement un salarié sur deux ; elle en a aujourd'hui à peine 600 000, soit un taux de syndicalisation inférieur à 3 %. Les auteurs avancent trois causes essentielles à ce déclin. Deux sont propres à la CGT : le repli sectaire de cette organisation depuis 1978 et la chute du communisme. Au-delà, la CGT, comme les autres confédérations, est atteinte par la crise du modèle syndical français. Ce livre est issu de recherches menées depuis quinze ans et notamment d'une étude réalisée pour le ministère du Travail.
L'essor des partis et des entrepreneurs " populistes " représente l'un des phénomènes politiques les plus notables de ces deux dernières décennies, en particulier à droite de l'échiquier politique. Ce populisme de droite radicale s'incarne dans une multiplicité d'acteurs en Europe, à l'image des succès récents de ces partis en Italie, en France ou en Autriche. Les thèmes populistes ont également dominé la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis et le référendum britannique sur le Brexit en 2016. Au travers d'un état des lieux de l'important volume de recherches internationales consacrées à la question, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature du phénomène populiste tel qu'il se donne à voir. Quels en sont les contours idéologiques ? Peut-on dégager des facteurs explicatifs communs du succès de ce populisme de droite radicale sur les continents européen et américain ? Le développement des droites populiste radicales participe d'une évolution structurelle des sociétés contemporaines, sous l'effet de profondes transformations économiques, culturelles et politiques. A l'image de l'Italie, de la Hongrie et des Etats-Unis, nombre d'acteurs populistes occupent désormais une place centrale au sein du jeu politique national et constituent un défi croissant pour l'équilibre des démocraties libérales.
Résumé : Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Dehon Catherine ; Hallin Marc ; Paindaveine Davy ;
Résumé : Ce livre a pour objectif de former à une utilisation active et pratique des méthodes statistiques inférentielles, tout en initiant les étudiants à la démarche théorique et mathématique sous-jacente. Il se veut accessible aux étudiants non mathématiciens de filières universitaires. Il présente les concepts et les techniques de base de l'inférence statistique en respectant un compromis équilibré entre un certain formalisme mathématique et un caractère plus appliqué au travers de nombreux exemples et exercices. L'ouvrage est constitué de deux parties. La première reprend les éléments de la théorie des probabilités indispensables au développement et à la bonne compréhension de l'inférence statistique. La seconde partie aborde, de manière systématique et rigoureuse, les problèmes d'estimation ponctuelle et par intervalle de confiance, les tests d'hypothèses, l'analyse de la variance et le modèle de régression linéaire, pour conclure par une introduction à la théorie de la décision.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).