Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La CGT. Organisation et audience depuis 1945
Andolfatto Dominique ; Labbé Dominique
LA DECOUVERTE
26,68 €
Épuisé
EAN :9782707127723
Comment la Confédération générale du travail est-elle organisée ? Qui la dirige ? Combien a-t-elle d'adhérents et qui sont-ils ? Quelle est l'influence de la CGT parmi les salariés ? Comment le PCF la contrôle-t-elle depuis un demi-siècle ? En répondant à ces questions, les auteurs montrent dans ce livre que si la diversité des structures syndicales qui composent l'organisation semble grande les dirigeants ont poursuivi une politique constante d'émiettement des cellules de base pour les placer sous la double tutelle des fédérations professionnelles et des unions départementales et régionales. L'organisation en est devenue plus homogène, voire monolithique, mais elle s'est considérablement affaiblie. Depuis le début des années soixante, la machine confédérale a connu un gonflement considérable sans que ne se desserre le contrôle des communistes. Le livre révèle la manière dont ce contrôle s'effectue grâce à une " double direction ", qui est décrite en détail, notamment deux de ses aspects très caractéristiques de l'univers communiste : le " secteur organisation " et la fabrication des congrès. L'ouvrage donne enfin à voir l'érosion considérable des électeurs et des adhérents de la CGT. A la Libération, elle comptait près de 5 millions de membres soit pratiquement un salarié sur deux ; elle en a aujourd'hui à peine 600 000, soit un taux de syndicalisation inférieur à 3 %. Les auteurs avancent trois causes essentielles à ce déclin. Deux sont propres à la CGT : le repli sectaire de cette organisation depuis 1978 et la chute du communisme. Au-delà, la CGT, comme les autres confédérations, est atteinte par la crise du modèle syndical français. Ce livre est issu de recherches menées depuis quinze ans et notamment d'une étude réalisée pour le ministère du Travail.
Résumé : Les partis politiques sont souvent décriés, présentés comme en crise, voire rejetés sans autre forme de procès. Ils sont pourtant historiquement et intrinsèquement liés au développement de la démocratie. Ils sont aujourd'hui encore à l'origine d'innovations majeures : introduction de primaires ouvertes, prise en compte du genre dans leur mode de fonctionnement, renouvellement du travail programmatique, internet militant... pour ne citer que quelques exemples. Les partis jouent aussi un rôle-clé dans la consolidation des régimes en transition démocratique. Ce livre se propose de mettre en évidence la manière dont le phénomène partisan et la question démocratique se nourrissent l'un l'autre et évoluent de concert dans la période contemporaine. Il s'appuie sur des études de cas concrets dans plusieurs pays et régions du monde. Les contributions portent sur des démocraties installées de longue date ? en France, en Grande-Bretagne, en Italie, en Scandinavie, aux Etats-Unis, en Inde ? ou plus récentes et fragiles ? en Russie, en Ukraine, en Tunisie. La première partie examine les transformations, pas toujours abouties, des organisations partisanes au regard de nouveaux défis démocratiques : la conversion de la droite française aux primaires, la démocratie numérique, la féminisation de la politique... La deuxième partie porte sur les dérives du jeu politique qui découlent d'évolutions diverses : la montée de l'extrémisme aux Etats-Unis, en France et en Scandinavie, les limites de la régulation juridique des partis,... La troisième partie analyse les évolutions plus globales des systèmes partisans au prisme de changements idéologiques, institutionnels ou sociologiques : mise en cause de la tripartition du jeu politique français, recomposition du paysage politique italien, transitions démocratiques dans l'ex-espace soviétique ou en Tunisie.
Quel a été le rôle des organisations syndicales dans l'évolution de la société française depuis un siècle? Comment analyser la désyndicalisation contemporaine? Ce livre propose de répondre à ces questions en partant d'un moment fondateur de l'histoire syndicale: le congrès de la CGT à Amiens. en 1906. A travers l'histoire du syndicalisme français, c'est une autre histoire qui s'écrit, celle qui se joue dans la rue, dans les ateliers et les bureaux,dans des salles de meetings et de congrès et, depuis 1968, dans les grand-messes de la négociation collective. Cette histoire met en valeur d'incontestables succès mais aussi de retentissants échecs, qui se paient par une désaffection syndicale, dont les auteurs analysent ici les raisons et les motivations profondes.
La démocratie sociale est un défi pour les relations du travail que, depuis les années 2000, bien des réformes — Sapin, Rebsamen, El Khomri, Macron — cherchent à relever. Il ne s'agit plus de développer l'expression directe des salariés mais, sur la base de négociations patronats/syndicats, de promouvoir une autorégulation dans chaque branche d'activité, chaque entreprise, voire pour chaque travailleur. Ce livre analyse la démocratie sociale, ses enjeux, ses tensions, en croisant différentes perspectives (science politique, sociologie, sciences de gestion, droit), en prenant appui sur des terrains précis et en cherchant à évaluer l'application des réformes récentes. La réalité des relations sociales en entreprise, le financement du syndicalisme, la représentativité patronale, la fabrique du droit du travail, les tensions propres à la SNCF constituent quelques-uns des thèmes abordés qui éclairent la démocratie sociale aujourd'hui, ses impasses ou ses succès.
Une même question a été posée à une équipe de chercheurs spécialisés dans les relations du travail dans les principales économies post-industrielles de ce début du 21e siècle : comment a évolué la régulation sociale dans les entreprises depuis une trentaine d'années ? Leurs réponses montrent que les restructurations économiques, l'européanisation et la mondialisation ont conduit à d'importants changements, rarement volontaires, dans les relations entre les "partenaires sociaux" : organisations syndicales et patronales, sans oublier l'Etat, qui joue souvent un rôle d'arbitre. Ainsi, les modèles nationaux hérités du 20e siècle ont été remis en cause. Les particularismes se sont effacés pour laisser place à des cadres plus fragiles et plus fluctuants. Ce livre dresse un état des lieux précis des principaux changements qui ont affecté les syndicats et le dialogue social dans les entreprises en Europe et Amérique du Nord. Il permet de dépasser les idées reçues concernant les modèles anglo-saxon, scandinave, rhénan et latin.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.