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La différence interdite. Sexualité, éducation, violence, Trente ans après Mai 68
Anatrella Tony
FLAMMARION
20,00 €
Épuisé
EAN :9782080674975
Jamais, ni avec autant de vigueur, notre société n'a revendiqué pour ses membres le droit à la différence: différence des goûts, des cultures et des valeurs, différence des choix de vie, des façons d'aimer, des modèles de famille... Jamais, pourtant, l'accès à une véritable différence n'a été aussi difficile. Nous vivons dans le sillage des aspirations fusionnelles de Mai 68. Refus de la fonction du Père, défaillance de la relation éducative, intériorité en crise, retour des frayeurs primitives, les symptômes sont nombreux de ce qui fabrique peu à peu une société indifférenciée où les rôles et les espaces se confondent. L'adulte joue à l'enfant, la figure paternelle disparaît derrière celle de la mère, la violence se banalise, l'intime est sur la place publique, l'imaginaire se substitue au réel, et la sexualité éclate en multiples orientations. D'où vient que notre société se plaît à valoriser des tendances sexuelles partielles jusqu'à vouloir les inscrire dans la loi? D'où vient qu'elle déplore le manque des repères qu'elle a elle- même contribué à effacer? Reconnaître la différence implique d'accepter la différence des sexes, des générations et des rôles au sein de la famille. Reconnaître l'autre, ce n'est pas tout accepter de lui ni l'encourager dans ses conflits psychiques, c'est lui permettre d'effectuer cette patiente élaboration personnelle, à l'issue de laquelle il peut expérimenter une certaine liberté. Mai 68 n'a libéré personne. L'heure n'est plus à la nostalgie.
L'adolescence est une quête intérieure souvent difficile. Les adultes parlent fréquemment du " malaise des jeunes ", comme s'ils découvraient cet âge de la vie, oubliant qu'ils sont passés, eux aussi, par ce parcours semé d'essais et d'erreurs, de grandes joies et de profondes tristesses, d'espoirs amoureux et de douleurs inconsolables. Malaise il y a, certes, mais il est plutôt celui des adultes face aux jeunes. Les rapports entre parents et enfants, enseignants et élèves, ont beaucoup évolué au cours de ce siècle qui s'achève. Les relations sont plus simples, les échanges plus faciles. Pourtant les adultes se disent désorientés devant les comportements des adolescents qui eux-mêmes s'avouent perdus en face de ces adultes qu'ils n'arrivent pas à bien cerner. La relation éducative, comme lieu d'initiation, d'apprentissage et d'ouverture sur les réalités, a été progressivement délaissée. Les représentations sociales ont laissé croire que l'adolescent pouvait se débrouiller seul, sans les adultes. Cette attitude a favorisé le développement de personnalités impulsives, en crise à l'égard des valeurs, qui intériorisent difficilement les normes à partir desquelles la vie est possible et ont du mal à réfléchir sur elles-mêmes. Autant de symptômes qui sont le signe d'une carence éducative. Les chroniques, ici rassemblées, sont des témoignages sur les relations entre les adultes et les adolescents. Elles révèlent l'état de notre société et soulignent les questions à traiter par l'adulte afin qu'il puisse se situer comme éducateur et, de ce fait, accepte de se différencier des adolescents.
Résumé : A l'heure où l'on se préoccupe de " faciliter " les étapes du divorce, ne serait-il pas plus constructif de s'interroger sur ce qui fonde et épanouit le lien conjugal, voire sur ce qui le guérit quand il traverse des crises ? Si les politiques et les sociologues ont les les yeux rivés sur les fameux 38 % de couples qui se séparent, ils semblent oublier que près de deux unions sur trois tiennent " pour le meilleur et pour le pire " et ne s'étonnent pas non plus que, malgré la récente concurrence du Pacs, le mariage, tant civil que religieux, connaisse un regain significatif. Que recherchent donc les personnes qui se marient ? Et à quoi s'engagent-elles ? A quelles conditions peuvent-elles construire une relation authentique et durable ? Vivre une sexualité épanouissante ? Devenir père ou mère ? Notre société n'a décidément pas peur des contradictions : d'un côté, elle s'effraie que la famille soit " en désordre " ; de l'autre, elle semble ignorer que le lien conjugal est la clé de voûte de l'édifice familial. C'est pourtant à ce titre qu'il doit être préservé et valorisé bien plus nettement que les autres formes d'union. Si le mariage demeure le choix de vie le plus répandu, ne serait-ce pas parce qu'il a fait ses preuves...
Résumé : Notre société se complaît volontiers dans la représentation d'une sexualité entièrement " libérée ". Spots publicitaires, affiches, campagnes de prévention pour la lutte contre le sida en témoignent. Mais est-il pertinent, fût-ce sous un prétexte sanitaire, de valoriser comme une norme sociale une sexualité infantile, éclatée dans des pulsions partielles ? Qu'on favorise chez les jeunes une prise de conscience de leur responsabilité, c'est une bonne chose : mais il ne saurait être question de cautionner socialement tous les comportements. Pour sa part, l'Eglise présente un autre discours qui s'appuie sur une conception relationnelle de la sexualité. Comment, en effet, ne pas reconnaître que la jouissance sexuelle acquiert toute sa dimension dans la reconnaissance de l'autre ? Ce discours, cependant, ne parvient pas à être entendu. Mauvaise foi des uns ? Excès des autres ? Procès d'intention ? Obscurantisme ? Tony Anatrella aborde dans ce livre le débat le plus polémique de la morale sexuelle d'aujourd'hui.
Résumé : La dernière décennie a vu émerger une " société dépressive ", menacée d'implosion, où l'individu en l'absence de toute dimension extérieure à lui-même, se trouve ramené à sa seule subjectivité et venu de la considérer comme le commencement et la fin de tout idéal de vie. Tête-à-tête destructeur entre une intériorité en crise et une vie pulsionnelle qui s'installe dans ses états premiers ; régression qui a aussi pour effet de dissoudre le lien social dans le mépris des racines de notre civilisation. Tony Anatrella sait que le malaise contemporain est profond, mais parce qu'il refuse de croire que ce suicide collectif est inéluctable il a voulu poursuivre le déchiffrage socio-psychologique qu'il avait amorcé dans le Sexe oublié, et analyser sans complaisance les causes de ces maux dépressifs que sont plus particulièrement le divorce, l'homosexualité, la toxicomanie et le suicide. Non à la société dépressive inaugure, avec rigueur et précision, une réflexion en tous points nécessaire.