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Rue des tambourins
Amrouche Taos
JOELLE LOSFELD
17,76 €
Épuisé
EAN :9782909906621
Je garde le souvenir d'un sommeil déchiré, de loin en loin, par le sifflement du train dans la nuit. Depuis, où que je sois, dès qu'un train siffle, la nuit, je sens comme un fin poignard fendre mon âme, et ce sont les petites gares d'Afrique du Nord qui surgissent illuminées, avec leurs grands eucalyptus, leurs faux poivriers et leurs bouquets de géraniums, ces petites gares désertes, trop neuves et trop blanches sous le ciel vide. Nous étions dix, en nous comptant tous. Et la grappe que nous formions ne m'avait jamais tant frappée par sa lourdeur et le serré de ses grains". Marie-Corail, Kouka pour ses proches, émerge de la petite enfance et ouvre des yeux pleins d'angoisse et de douceur sur l'univers mouvementé et bruyant d'une famille en exil volontaire en Tunisie, loin de la Kabylie natale. L'adolescente qu'elle devient, déchirée entre deux cultures, cherche désespérément ses racines. Lorsqu'elle découvre l'amour, son combat intérieur est si intense et si violent qu'elle ne saura pas faire de choix entre les deux hommes qu'elle aime.
Voici ce que me reproche Mlle Anatole : - Une trop forte personnalité. - Une échelle des valeurs différente de la vôtre. - Des opinions, des pensées, des façons de parler qui me sont propres. - Nier la volonté (! ). - Parler de Rousseau et de Gide à tous moments... . Je pensais trouver chez vous - jeunes filles à l'idéal haut placé - la compréhension véritable et non celle qui s'en tient aux apparences... . Non, vous n'aimez pas : vous faites le don, mais l'élan, l'amour, en sont absents..." Taos Amrouche (1913-1976) est la première romancière algérienne de langue française. Soeur de l'écrivain Jean Amrouche, elle a été comme lui formée à la double culture berbère et française. Affirmant de façon irréductible sa maghrébinité, elle consacre une partie de sa vie à recueillir le patrimoine oral, parole et musique, de la tradition kabyle. Dans ses quatre romans fortement autobiographiques, elle analyse son déracinement, l'exil, la solitude et exprime le besoin d'émancipation des femmes étouffées par la tradition.
Giono Jean ; Amrouche Jean ; Amrouche Taos ; Godar
A l'été de 1952, quand Jean Amrouche et Taos Amrouche enregistrent à Manosque ces Entretiens avec Jean Giono, celui-ci a publié six romans en six ans, et quels romans ! Un roi sans divertissement, Mort d'un personnage, Noé, Les Ames fortes, Les Grands Chemins, Le Hussard sur le toit. Au moment où plusieurs des romanciers de sa génération se détournent du roman, lui fait au contraire figure de romancier à l'état pur, d'une richesse et d'une puissance sans cesse renouvelées. C'est pourquoi Jean Amrouche ne se propose pas seulement avec lui, comme il l'a fait précédemment avec Gide et avec Claudel, de fixer le regard d'un écrivain sur son oeuvre. Il entend aussi obtenir un témoignage privilégié sur la création romanesque. Et en effet Giono, qui trois ans auparavant en a déjà fait la matière de son roman Noé, redevient volontiers pour ses auditeurs ce qu'il appelle ici le "spectateur émerveillé" de sa création.
Avec Solitude ma mère, les Editions Joëlle Losfeld commencent la réédition des ?uvres de Taos Amrouche dans la collection Arcanes. "Taos Amrouche avait une présence rayonnante, excessive comme une tragédienne antique, rires et larmes mêlés: seule sur scène, chantant a capella, elle soumettait en un instant son public à la présence charnelle de sa voix qui remplissait tout l'espace - elle a elle-même, en toute clarté, comparé l'acte de chanter à l'acte sexuel. Elle y joignait une exigence spirituelle toujours insatisfaite. Un goût pour les choses lumineuses, fleurs, fruits, une aspiration à une plénitude qui serait fusion de la chair et de l'âme. [...] Mais, plus que tout, lui importaient ses romans pour elle, seuls ceux-ci livraient, mis en mots, tout ce qu'elle sentait vivre en elle de lumineux et de tragique." François Maspero
Taos Amrouche avait une présence rayonnante, excessive comme une tragédienne antique, rires et larmes mêlés : seule sur scène, chantant a capella, elle soumettait en un instant son public à la présence charnelle de sa voix qui remplissait tout l'espace - elle a elle-même, en toute clarté, comparé l'acte de chanter à l'acte sexuel. Elle y joignait une exigence spirituelle toujours insatisfaite. Un goût pour les choses lumineuses, fleurs, fruits, une aspiration à une plénitude qui serait fusion de la chair et de l'âme. [... ] Mais, plus que tout, lui importaient ses romans : pour elle, seuls ceux-ci livraient, mis en mots, tout ce qu'elle sentait vivre en elle de lumineux et de tragique". François Maspero.
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
Résumé : Charlie est affublé d'un surnom particulier, gamal, qui vient du vieil irlandais et qui signifie idiot, retardé. Bien qu'étant un adolescent un peu spécial, Charlie est pourtant tout sauf stupide. Poussé par son psychiatre, le Dr. Quinn, qui lui a conseillé d'écrire mille mots par jour, Charlie relate, dans son journal, les événements traumatisants qu'il a vécus. Mais il ne sait pas par où commencer, il n'est pas certain non plus de vouloir revivre l'histoire horrible de ses deux meilleurs amis, Sinéad et James. Charlie rechigne à la tâche, il n'arrive pas à écrire, ne voulant pas retomber dans un passé douloureux, encore présent. Où commence réellement son histoire ? Quand Sinéad l'a défendu devant tous leurs camarades pour la première fois ? Quand elle, est tombée amoureuse de James, brisant ainsi le coeur de tous les autres garçons de la classe ? Ou quand Charlie a été accusé d'un crime qu'il n'a pas commis ? La narration extrêmement intelligente et pleine d'humour de l'auteur rend le personnage de Charlie très attachant, malgré l'histoire tragique qu'il nous raconte.
Dans une Floride appartenant à un futur proche, un "meilleur des mondes" à la fois sombre et extrêmement vivant - finalement assez peu différent du nôtre -, quelques personnes âgées habitent dans les caravanes d'un village pour retraités. Parmi eux Vincent Margiotta et son épouse Lillian, un couple de septuagénaires qui ne cessent de se quereller depuis que cette dernière a décrété vouloir vivre seule. Ils reçoivent la visite de Denise, leur petite-fille, et de son ami Tink qui vont emmener Vince et l'une de ses amantes, Vola Byrd, dans un voyage vers Key West, pour tenter d'escroquer des trafiquants de drogue... Joe Ashby Porter invite le lecteur dans un feu d'artifice où l'on croise les figures d'Hemingway et de Gertrude Stein, de Fidel Castro, ou encore de Winnie Mandela. Dans ce roman plein d'humour, la vie, l'amour et la mort sont étroitement mêlés.