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Les changements sociaux en Tunisie. 1950-2000
Amri Laroussi
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782296043107
Le changement social se confond-il avec le développement que s'assigne consciemment une société sous la férule directrice de son élite? Quelle est la part de la planification, de la prédictibilité, de la centralisation? Quelle est la part de l'inattendu, du foisonnant, de l'anarchique et du divergent? Quelle bonne part du social s'assurent l'en bas et l'en haut? Quelle est la part du tangible pour jauger les évolutions que connaît une société, quelle est la part du souterrain, de l'informel, et même de l'ambigu et du paradoxal? La rationalité, y compris économique, le positivisme régi par le paradigme du chiffre, ont-ils, à eux seuls, suffi pour couvrir le champ des actions des hommes en interaction sociale durant un demi-siècle de bruit et de fureur, de mouvements sociaux, mais aussi de fulgurances individuelles, tout aussi bien dans le domaine ordinaire de la vie quotidienne que du domaine extraordinaire de l'art? Quelle est la part de l'environnement extérieur, quel est le poids des forces internes à l'?uvre dans le changement social qui régit la marche d'une société? C'est pour répondre à ces questions que les acteurs tant individuels que collectifs, ont été interpellés par un aréopage de chercheurs, pour étudier le changement social en Tunisie aux niveaux les plus divers des actions et des phénomènes sociaux: famille, jeunes, élites, notables, corporations, groupes sociaux en termes de classe (bourgeoisie urbaine, paysannerie parcellaire, classe ouvrière), en termes d'organisations (syndicat) en termes d'institutions et de structures: lieux de culte, etc. Les approches sont diverses, on y retrouve les adeptes de l'individualisme, mais aussi les tenants du holisme. Des essais tant théoriques que pratiques ont abordé les deux approches sous l'angle du lien et de l'articulation tels que: le "relationnalisme méthodologique" ou les "acteurs collectifs", sous de nouveaux éclairages et de nouvelles déclinaisons.
Dans un signe ayant un sens profond et un souffle ayant le parfum de l'âme purifiée, règne le discours spirituel d'at-Tawhîdî dans son ouvrage Les Signes divins et les souffles spirituels. Connu comme un homme de lettres et un intellectuel des salons, après son retour définitif dans sa ville natale, il nous suggère qu'il peut concentrer en sa personne un modèle scrupuleux et parfait, et, à son auditoire, il divulgue qu'il peut encore accéder au rôle d'intercesseur dans le sens des titres qu'on accorde aux "Justes de l'au-delà". Pour conceptualiser cette expérience spirituelle tardive, il signale que le salut consiste dans une ascension, corps et âme. Faut-il donc interroger ce cheminement ou rester muet devant l'amertume de cette ascension ? Pour l'un comme pour l'autre, l'auteur délivre à son auditoire un message d'espérance utile dans ce long Moyen Age, mais effrayant, surtout quand il s'agit d'un discours relevant de l'eschatologie.
Ce recueil établit un parallèle entre deux trilogies : sur un carré de terre, la femme, le sud et la civilisation ; sur l'autre, l'homme, le nord et l'incivilisation. Ces deux mondes, berceaux de la dialectique de la vie, tantôt se télescopent et tantôt s'embrassent. Loin de l'hyménée, depuis quelques centaines d'années, nous assistons, muets, au plus terrible attentat à la pudeur perpétré par le boréal à l'encontre de son homologue outre hémisphère.
Comment les musulmans, depuis les origines, perçoivent-ils leur prophète ? Quelle relation entretiennent-ils avec lui, dans l'intimité de leur foi et collectivement, comme communauté une ou selon leurs appartenances particulières ? Les études réunies ici répondent à une double inscription, dans le temps et dans l'espace, de la dévotion au Prophète. Elles intéressent aussi bien le Proche et le Moyen-Orient que le Maghreb, les mondes turc et persan et le sous-continent indien et couvrent trois périodes qui correspondent aux trois parties du volume : l'islam primitif ou encore la période "fondatrice" ; la période de formation ou de constitution des savoirs et des appartenances (IXe-XIe siècles); et enfin, du XVe au XXe siècle, l'affirmation croissante de la vénération du Prophète et de son rôle dans la réalisation spirituelle et dans les attentes messianiques. Les articles en Varia qui suivent abordent de multiples sujets. Les missionnaires jésuites confrontés à la consommation de boissons alcoolisées dans le Nouveau Monde (XVe-XVIIIe siècles). Les représentations du pape Pie IX dans l'Amérique latine du premier XIXe siècle. La formation des enfants de choeur dans la France rurale. La transformation des thérapies chamaniques dans l'Amazonie péruvienne. Enfin, la place du religieux dans les destins comparés de la France et de la Grande-Bretagne.
Ce livre vient appuyer les travaux de l'auteur sur la sociologie des ruptures, appliquée, ici, aux questions du développement local, croisées avec celles de la femme rurale dans la petite exploitation familiale tunisienne. Il traite de la centralité de la femme comme élément de reliance et de survie du groupe face aux facteurs de rupture qui le menacent. Cette centralité consiste en la prise en charge féminine de l'essentiel des tâches qui font vivre le groupe : production agricole, élevage, reproduction domestique, etc. Elle se manifeste sous la forme d'une double riposte, à la fois symbolique et de subsistance. La riposte par le sol est une manière de tirer de la terre le maximum de denrées et de ressources. La riposte par le sang consiste en la mobilisation du système de parenté dans l'organisation du travail. En filigrane, c'est de sociologie de l'action qu'il s'agit. Ici, individu et communauté coopèrent, et ne sont pas antinomiques, enrichissant, de la sorte, les approches de la négociation sociale. La posture adoptée est celle d'une littérature du réel soumise à la description au ras du sol. Elle revendique l'empirique comme un socle de base incontournable, loin des rationalisations réductrices de la sociologie positive. L'ethnologie, l'anthropologie, la psychanalyse et la philosophie, sont mises à contribution, dans un travail transdisciplinaire, pour traiter du collectif en situation de rupture. Les questions actuelles, sur le développement local, le genre, la gouvernance, la mondialisation, les rapports nord-sud sont abordées dans le vif du sujet. En somme, un ouvrage dans lequel l'engagement de l'auteur dans les débats de son époque, ne le cède en rien à son souci de rigueur scientifique.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.