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Les Maquisards de Hemley Boum. Un art du vivre-ensemble
Amougou Ndi Stéphane ; Ngwe Raphaël
PUBLIBOOK
11,40 €
Épuisé
EAN :9782753906105
Roman politico-historique, Les Maquisards de Hemley Boum révèle qu'une nation résulte toujours d'une violence fondatrice dont il faut savoir transmettre l'odyssée. Aussi constitue-t-elle une narration du point de vue du peuple, de sorte qu'elle se manifeste effectivement comme l'émanation de son H/histoire narrée. Pour ce qui est du Cameroun, la nation émane du maquis, ce hors-monde au coeur du monde où se projette ce que doit être le Cameroun. Territoire relationnel et symbolique, le maquis s'impose à la mémoire collective comme ce lieu d'enracinement d'humanité qui rappelle la sacralité de la nation née du sacrifice des maquisards, ces hommes et femmes qui se sont faits proches parce qu'ils se sont rapprochés, animés d'un même idéal : la liberté de vivre ensemble. Telle est l'économie du présent essai que nous livrent Stéphane Amougou Ndi et Raphaël Ngwe.
Sous la houlette du Renouveau National depuis plus d'un quart de siècle, le Cameroun connaît deux crises majeures : une crise sociale sous les traits d'une profonde fracture sociale matérialisée par des inégalités criantes au sein de la société, et une crise civique ayant transformé l'Etat en une véritable truanderie subsaharienne. Ainsi, en plus des carences quotidiennes sur le plan national, de nombreux Camerounais subissent une discrimination statistique traduisant le fait qu'ils sont tous assimilés à des truands à cause de l'esprit peu vertueux d'un groupe au pouvoir. D'où le constat d'un profond divorce entre les élites et les populations dans un écosystème sociopolitique où la libido accumulative et la satisfaction des plaisirs des orifices deviennent les buts ultimes. La République ne cherche plus les objectifs de progrès, de justice et d'égalité, mais la construction de droits aménagés qui supplantent les droits prévus par la citoyenneté camerounaise. Celle-ci est confinée à la politique du perroquet qui consiste à répéter ce que pensent et disent les possédants. En conséquence, le j'ai donc je suis est ce qui fait la tendance lourde du " Biyaïsme " en ce sens qu'il prend la place du je pense donc je suis incompatible avec le pulsionnel, l'archaïque et le vertige narcissique qui caractérisent le Renouveau National. Le Cameroun est ainsi inscrit dans un processus de (dé) civilisation des moeurs dont le point culminant est l'opération Epervier. D'où une justice pénale érigée en assureur en dernier ressort des carences du champ politique alors que l'Etat de droit recule. La suite logique est un décalage abyssal entre le lexique politique du Renouveau National et ses résultats réels. Comment un régime qui suscita moult espoirs aux Camerounais s'est transformé en une masturbation politique au service du plaisir solitaire de garder le pouvoir coûte que coûte au point de se considérer comme fin de l'histoire ? Le pays peut-il en sortir et comment ? Le " Biyaïsme ", symboliques, idéologies et pratiques politiques du Président Biya au pouvoir au Cameroun depuis 1982 sert ici de modèle empirique. Ce livre en fait une analyse sociopolitique et propose trente mesures pour sortir le Cameroun, tant de la crise sociale que de la crise civique.
Quiconque lit ce livre en sort avec une nouvelle idée de l'Afrique. L'auteur parle des cinquante ambigües pour caractériser les cinquante années d'indépendance africaine. L'analyse politique, économique et sociale de la période 1960-2010 donne un bilan en clair-obscur qui impose ce constat. Dans ce livre, écrit avec rigueur et méthode dans un langage abordable par un large public, Thierry Amougou interroge les dynamiques sociopolitiques et économiques africaines et y décèle, sous contrainte des acquis des études du développement et des grands défis du XXIe siècle, des avancées, des stagnations, des innovations, des bifurcations imprévisibles et des dégradations. La conception du pouvoir politique et ses conséquences sur la vie, l'Etat, le développement et les classes populaires ainsi que la nouvelle question sino-africaine sont passées au crible. Ses conclusions n'augurent, ni d'un " paradis ", ni d'un " enfer ", mais tout simplement d'un continent à la marche singulière vers sa continuité en tant qu'entité historique.
Le Christ était-il chrétien ? Peut-on construire l'idéal à partir de la Bible où doit-on le faire à partir des réalités tangibles ainsi que le propose l'auteur ? Les " chrétiens institutionnels " arrivent-ils à être des imitateurs du Christ ! Celui-ci aurait-il pu, de son vivant, faire ce qu'ils font au XXIe siècle ? Quels regards les Africains portent-ils sur le " Dieu des Blancs " au XXIe siècle ? Est-il possible. en Afrique, environnement de carences multiples. de vivre Dieu et sa foi sans détournements purement utilitaires de ceux-ci ? Les conservatismes politicoéconomiques et spirituels ont-ils des liens ? Quelle est leur contribution à certains problèmes de développement africains ? Peu catholiques et volontairement provocantes, ces questions n'en sont pas moins cruciales. Chercher à y répondre permet à l'auteur de mettre en évidence un ensemble de défis, non seulement pour l'Eglise catholique et les chrétiens en général. mais aussi pour le monde et l'homme contemporains. Par ailleurs, le regard d'Africain et d'universitaire qu'il pose sur ce questionnement rend ce livre aussi riche que déroutant, tant l'analyse va à contre-courant des idées reçues et du politiquement correct.
Si l'on entend par "étalements urbains" les formes et processus d'extension des espaces et des mobilités sociales qui les accompagnent, une telle considération ne saurait suffire à rendre compte de l'ensemble des mécanismes sociaux sur lesquels reposent ces processus, sans une véritable analyse critique. Les villes peuvent-elles véritablement s'étaler comme une tache d'huile? Telle est la question centrale que tentent d'éclairer les propos contenus dans cet ouvrage. Les villes, ou plus généralement les espaces urbains, constituent des formations sociales et spatiales dont les constructions et les évolutions obéissent à des processus interdépendants. Privilégier cette hypothèse, c'est sans doute considérer les phénomènes d'"étalement urbain" comme effets, et non comme causes des transformations qui caractérisent nos villes depuis plus d'une vingtaine d'années. Pourtant articulées entre les univers politique, économique, social et technique, la maîtrise et la compréhension de ces "étalements", en Gironde comme ailleurs, semblent échapper aux compétences locales mobilisées tant les outils et les stratégies utilisés ne s'appuient que de manière relative sur une approche objective des mécanismes à l'oeuvre. Examiner le phénomène d'"étalement urbain", en intégrant la parole d'autres agents du champ social à base locale, c'est tenter de mettre en évidence les spécificités territoriales et les enjeux à la fois économiques, politiques et sociaux dont les effets activent ou consolident les phénomènes observés.
Pourquoi les noms d'habitants s'écrivent-ils tantôt avec une majuscule, tantôt avec une minuscule ? Que retenir de façon non intuitive sur l'accentuation des lettres capitales et sur la cédille en français ? Quelle est cette tendance normale à l'écrit dans plusieurs langues, mais considérée comme abusive en français standard ? Pourquoi certaines abréviations n'exigent-elles pas de point abréviatif ? Quelles valeurs guident le choix de la virgule dans les productions écrites ? Qu'en est-il des titres de fonction ou de l'abréviation des déterminants ordinaux ? Quelles habitudes relèveraient de la norme endogène du français au Gabon ? Ainsi se déclinent quelques thèmes de cette étude inspirée de formes non standard, issues de vingt-trois archives du baccalauréat général gabonais, sessions 2020 et 2021. "Oser se relire de façon avertie" , pour rectifier ses erreurs et assumer des choix d'écriture, rappeler certaines conventions orthotypographiques et grammaticales françaises, tel est le défi de cet ouvrage. Apprenants, formateurs, éditeurs, administratifs, hommes de média, écrivains, francophones et non francophones, pourront en faire un vademecum original.
L'auteur a délibérément choisi de renverser l'image de l'"enfant prodige", souvent idéalisée dans les premières biographies du compositeur, pour révéler toutes les facettes de l'homme et du musicien, en dehors des mythes et des légendes. Il met en lumière les moments sombres et lumineux d'une vie courte marquée par le doute et la souffrance. Cet ouvrage aborde l'aspect musical sans se perdre dans une analyse structurelle exhaustive de l'oeuvre mozartienne, largement traitée par les spécialistes et exégètes. Au contraire, il met l'accent sur l'élément clé qui transparaît dans les compositions du musicien, en lien avec son expérience de vie et d'artiste dans une époque de transition sociale, où les artistes cherchaient à s'émanciper des régimes monarchiques et de l'aristocratie de cour. Une exploration captivante qui invite le lecteur à découvrir une perspective nouvelle sur Mozart, au-delà des clichés et des analyses conventionnelles.