Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La relance de la dynamique personnelle
Ambrosi Jean
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782296541863
En une première partie, avec " les éléments pour une histoire naturelle ", Jean Ambrosi propose un regard d'une grande acuité sur la condition humaine où chacun peut se reconnaître dans son exception : un bien étrange attelage conçu pour aller sur quatre pieds et qui n'en utilise plus que deux... un chariot qui avance et cahote au rythme des conflits qui ne cessent d'opposer le cerveau-directeur (la Raison) et le conducteur invisible (l'Instinct). Tel est le sujet que la Relance considère et rencontre. Ni médecine ni psychothérapie, la Relance est " une autre discipline ". Sans conteste généraliste, elle répond aux difficultés particulières à la personne : traumatismes, deuils non terminés, effets d'une usure accélérée, charges de toutes sortes... et il semble que les états regroupés sous l'appellation commune de " dépression " soient plus effectivement abordables selon cette approche. Elle a été élaborée par Jean Ambrosi. L'auteur énonce le principe qui la fonde, précise à qui elle s'adresse, fait état des possibilités offertes, signale ses limites. Cet essai s'articule en chapitres concis. Le vocabulaire est accessible au plus grand nombre et l'auteur propose à plusieurs reprises de s'impliquer sans risques dans de courtes expériences privées qui prolongent et personnalisent le propos. La Relance est pratiquée depuis quinze ans dans les cadres institutionnels et privés. Elle est présentée ici pour la première fois à l'attention du grand public et des professionnels.
La Médiation Thérapeutique a fait l'objet de " descriptions " théoriques, éthiques et pratiques. La Médiation Thérapeutique porte avant tout un regard différent sur " la personne ". Elle considère avant tout les ressources dont elle dispose pour accéder à un équilibre perdu. Au nombre des déficits à combler pour la personne, les deuils non accomplis dont l'auteur nous dit qu'ils " constituent sans aucun doute le mal contemporain le plus répandu " et les charges fantômes héritées de la lignée qui inaugurent un concept souvent entrevu mais jamais abordé au plan concret, celui de la préhistoire de la personne... La Médiation Thérapeutique est à l'écoute des ressources de la personne, lui permet de les percevoir, de les utiliser. Une telle attitude est étayée par une éthique explicite grâce au mode relationnel qui s'y déploie, la Relation de Sympathie. Avec les " instruments " dont elle dispose (" le Mouvement " , " le Troc " ,...) la M.T. manifeste son originalité, sa différence, annonce les possibilités offertes et fait état de ses limites. En termes clairs, à l'intention du grand public, comme des praticiens de disciplines adjacentes, Jean Ambrosi fait état du véritable virage épistémologique dont la Médiation Thérapeutique témoigne.
Le narcissisme concerne chacun, le plus souvent dans sa fore " ordinaire ", mais à l'extrême à travers des attitudes éminemment manipulatrices et destructrices du partenaire. Pourquoi Narcisse est-il motivé à agir de la sorte ? Est-il en quête de sa propre image ? D'un jumeau imaginaire parfait trop tôt disparu ? Ou du " plus profond objet perdu ", de ce compagnon de tout un temps, le placenta qui a achevé son parcours de vie au moment où l'enfant est venu au monde ? Ce volume aurait pu s'intituler " l'actualité du complexe Narcisse " et l'accent mis sur toute une catégorie, " les Narcisses traditionnellement redoutés par la psychanalyse, qui n'avaient jusque-là que très peu consulté et commencent aujourd'hui solliciter analystes et psychothérapeutes. L'auteur rapporte que de nombreuses cultures étrangères à la nôtre pratiquent un rituel concernant le deuil du placenta,... en de nombreux lieux d'Afrique, d'Océanie, d'Amérique du sud,... l'on craint que si la dépouille placentaire de l'enfant n'est pas honorée celui-ci devienne un adolescent et un adulte " exclusivement tourné sur lui-même ", inapte à participer à la vie sociale, à se marier procréer,... et sa " pathologie sociale " répond trait pour trait aux formes narcissiques qu'il nous est donné de rencontrer en Occident. L'auteur, psychothérapeute " occidental ", s'est trouvé face à nombreuses personnes trop rapidement étiqueté " narcissiques ", souvent porteuses d'un mal-être douloureux inexplicable ", révélant parfois le deuil non accompli et qui exige de l'être, d'une " entité " assimilable au placenta.
Le transfert n'est pas l'apanage des faibles, des craintifs, des peureux (ou encore des patients en psychanalyse et en psychothérapie). Il est trait commun de la condition humaine. L'auteur découvre comment, à l'occasion de chaque nouvelle rencontre ou de chaque retrouvaille, chacun met en route ce réflexe conditionné qui laisse croire que "nous connaissons l'autre... avant même de le connaître", qui nous pousse à élaborer une stratégie relationnelle aléatoire à partir d'une analogie qui l'est tout autant. Le transfert s'organise à partir d'une image analogique. Au-delà de sa fonction première, cette image est également porteuse "d'une charge dynamique" équilibrante pour la personne. Une relation thérapeutique "la plus respectueuse possible de la personne", oblige à prendre délicatement distance par rapport au transfert, à écarter l'analogie aléatoire, et à conserver bien précieusement la "charge dynamique" qui va organiser le changement auquel la personne aspire. Ainsi accède-t-on à la relation de sympathie, thérapeutique en elle-même.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.