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PASSION DE PERPETUE ET DE FELICITE SUIVI DES ACTES. Edition bilingue français-latin
Amat Jacqueline
CERF
51,00 €
Épuisé
EAN :9782204053860
Le présent volume rassemble, pour la première fois, le texte et la traduction des écrits qui ont maintenu vivante la mémoire des événements survenus à Carthage, sans doute le 7 mars 203, sous Septime-Sévère. De fait, le martyre de Perpétue, de Félicité et de leurs compagnons a été rapporté par deux récits assez amples, l'un en latin, l'autre en grec, les Passions, et par quelques résumés, latins, plus tardifs, plus hagiographiques, mais très diffusés, les Actes. Ces textes qui dérivent tous, bien que différemment, de la Passion en latin tirent de celle-ci leur grande densité humaine et chrétienne. Bien évidemment, ces documents posent de multiples questions. En même temps, ils offrent un éclairage irremplaçable sur les communautés chrétiennes au temps où la persécution, tout en se durcissant, n'introduit pas encore dans l'Eglise la redoutable division entre les "confesseurs" et les "apostats". Une ferveur marquée par un prophétisme dans l'Esprit, qu'il n'y a nullement à réduire à la déviance montaniste, soulève ces jeunes femmes et ces jeunes hommes - dont la plupart sont catéchumènes -pour qui déclarer ce qu'ils sont, chrétiens, est devenu l'unique aventure qui vaille. Les récits, à leur tour, sont emportés par cette vérité, cette simplicité, cette force. Rien d'étonnant si, même en perdant de leur élan avec les années, ils ont traversé les âges.
Résumé : Cet ouvrage explore le champ encore méconnu des relations entre la forêt et la Grande Guerre, qui fut un puissant agent de transformation des territoires. Car à l'issue du conflit, de la mer du Nord à la Suisse, la déchirure ? villages détruits, terroirs agricoles abandonnés, forêts brisées, sols bouleversés ? courait sur près de 800 km. Dès l'instant zéro que fut l'hiver 1918-1919, la cicatrisation des milieux s'enclencha, sous l'effet de deux dynamiques végétales : l'une, spontanée, oeuvre de la nature ; l'autre, contrôlée, qui fut l'oeuvre des acteurs du territoire. La zone rouge fut ainsi un creuset d'expériences. Durant la Reconstruction, tandis que de jeunes formations végétales s'épanouissaient sur les espaces dénudés et vacants, les pouvoirs publics reconstituaient le foncier. La domanialisation permit d'identifier des sites de mémoire et des espaces à boiser. Il fut alors dévolu à l'arbre et à la forêt un rôle décisif, mais silencieux et peu connu, dans la reconstruction des structures territoriales et des paysages. L'étude aborde les questions d'environnement, de gestion forestière, d'aménagement territorial, celles aussi des débats sociétaux autour de la patrimonialisation des sites mémoriels. La démarche, transdisciplinaire, fait appel à la géographie des milieux et des hommes, à l'histoire militaire et forestière, à l'écologie, la foresterie, l'histoire du patrimoine.
Un grand cuisinier et un neurobiologiste nous font partager leurs émotions et leurs réflexions sur le goût et les goûts, autour de quelques mets fétiches. Essayez ce plat ; appréciez ces saveurs - laissez-moi vous expliquer ce qui se passe dans l'arrière-boutique de votre nez - échangeons neurones et salmis ! Rougets, lamproies, écrevisses, foie gras, pigeons, lièvres, vins et fromages sont le prétexte à ces échanges gastronomiques. Au fil des pages, un soupçon de science, une pincée d'humour, une poignée de recettes... et une bonne dose de plaisir. Bon appétit !
Résumé : Le sujet de cet ouvrage, peu abordé par les historiens mais fort moderne, passionnera tous les amoureux des animaux de compagnie. Les Romains ont en effet un goût très prononcé pour des commensaux très variés et membres à part entière de la " famille ", On découvre ainsi que le chien parfumé, paré de colliers précieux et de bracelets aux pattes, dont on tire l'horoscope et dont on fête les anniversaires, n'est pas une nouveauté américaine. Les soins, la nourriture et l'éducation diffèrent parfois de nos habitudes, mais rejoignent souvent les méthodes de nos vétérinaires. Les singes (mode venue de Grèce), les chats (importés d'Egypte), et les perroquets (acheminés des Indes), restent des animaux de luxe. Mais les Romains savent aussi s'entourer, pour les faire " parler ", d'une multitude d'oiseaux indigènes, sans oublier leur attirance pour les bêtes sauvages apprivoisées et les reptiles qui errent à table entre les coupes. Fondé essentiellement sur les textes des auteurs antiques ; un livre qui, pour la première fois, conduit son lecteur dans l'intimité du Romain ami des bêtes.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !