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Le racisme. Ténèbres des consciences
Amar Hanania-Alain ; Féral Thierry
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747575218
Dès que fleurissent des croix gammées ou autres symboles et slogans rappelant les années noires du nazisme, les germanistes se retrouvent en première ligne et ne peuvent qu'accuser le coup. Pourtant " bochiser " relève de la malhonnêteté intellectuelle. Basé sur la méthode dite contrastive, cet ouvrage le prouve. Fruit de la collaboration d'un médecin psychiatre passionné d'éthique (à laquelle il a consacré de nombreux articles) et d'un germaniste spécialiste de la question nazie, il explique que le pire n'est pas réservé à ceux auxquels on pense au premier chef et se veut comme un argumentaire où l'on trouvera, dans l'intérêt de l'avenir de tous, des données concrètes et solides sur les mécanismes d'exclusion qui, aujourd'hui comme hier, rendent responsables d'un soi-disant déclin ces " personnages douteux " que seraient les étrangers. Wilhelm Reich le formulait déjà magistralement en pleine tourmente. contrairement à ce que voudraient faire croire un faux raisonnement et des clichés erronés - mais ô combien confortables pour se délester de ses propres responsabilités en la matière -, antisémitisme, racisme, fascisme ne sont pas des phénomènes spécifiquement allemands. Le vœu commun des auteurs est de l'avoir montré.
Otto Gross (1877-1920) et Wilhelm Reich (1897-1957) : deux psychiatres et psychanalystes dont le radicalisme théorique a exercé une influence non négligeable sur les cercles culturels et l'évolution idéologique de leur temps, et qui ont pour une bonne part été à l'origine des courants d'émancipation dits " gauchistes " qui vont éclore à partir des années 1960 (même si Gross n'a pas été explicitement reconnu en tant que tel). Tout en rendant à ces deux pionniers de la résistance à " l'unidimensionnalité humaine " l'hommage qui leur est dû sans pour autant tomber dans l'hagiographie, le Docteur Hanania Alain Amar montre dans ces pages comment la " pensée révolutionnaire " est victime de " castration ", non seulement par l'idéologie dominante, mais aussi par le dogmatisme de ceux qui prétendent en détenir l'exclusivité. Aussi plaide-t-il à juste titre - avec de troublantes révélations sur les " castrateurs " - pour une réintégration de Gross et Reich dans l'histoire des idées sans pour autant leur ménager les critiques qu'ils méritent. Un livre courageux qui ne laissera pas indifférents ceux qui s'intéressent aux péripéties de la psychanalyse, aux pionniers de la contestation des " establishments " de toute nature qui rêvaient de libérer l'individu de ses aliénations multiples, et bien évidemment à cette Allemagne avant-gardiste du début du XXe siècle dont nombre de facettes obscures ou délibérément occultées restent encore à éclairer. " Thierry Feral.
H. Alain Amar nous offre de nouveaux récits dans lesquels il nous transporte et nous égare d'histoire en histoire, laissant le lecteur repérer seul sa route, avec certes quelques indices sur ce qui relève de la réalité ou de la fiction... encore qu'il précise bien que toute fiction comporte une part de réalité. Tour à tour drôle, voire cynique, émouvant mais pudique, H. Alain Amar renouvelle le genre par des textes clairs, emplis d'humour et de références, clins d'œil à la littérature, au cinéma et à la BD. Onze récits nous permettent aussi, pour certains, un parcours ethnologique vivant et riche d'enseignements. Au total, des histoires dignes des conteurs du temps jadis...
Les germanistes accordent généralement peu de place à Arthur Koestler (1905 – 1983). Pourtant, comme l'avaient montré tant le professeur de littérature contemporaine Alfred Kantorowicz, réfugié en France en 1933 et alors secrétaire général de la Ligue de protection des écrivains allemands en exil, que, dans les années 1980, les chercheurs de Paris VIII réunis autour de Gilbert Radia, le rôle de Koestler fut loin d'être négligeable durant les "années brunes", ce qui lui valut d'ailleurs d'être "brûlé" par les nazis, puis incarcéré en Espagne et en France, avant de s'établir en Angleterre. Dans cet essai, Hanania Alain Amar s'attache, comme il l'a déjà fait pour Otto Gross et Wilhelm Reich, à restituer ce que fut la "réalité de ce personnage hors du commun, aussi bien admiré que bafoué pour son combat, certes contre les fascismes, mais aussi contre tous les totalitarismes. L'originalité de l'étude du D'Amar réside dans le repositionnement de Koestler parmi les intellectuels de langue allemande, définitivement partis pour l'étranger, dont la sincérité, la lucidité, l'engagement et le courage comptèrent au XX" siècle, et dont l'image ? tantôt "héroïque", tantôt sulfureuse, suscite aujourd'hui encore d'âpres polémiques.
Don Quichotte, Don Juan, deux mythes éternels, deux images emblématiques de l'Espagne du XVIle siècle, qui ont acquis une dimension universelle et intemporelle. L'auteur s'est plu à imaginer une rencontre et des dialogues entre ces deux personnages illustres, dans le cadre d'un procès, intemporel lui aussi, absurde - au sens où l'entendait Albert Camus. Le chef d'accusation est en effet troublant : " crime odieux de quête de l'Absolu ". L'auteur fait revivre ces deux figures qui n'ont pas fini de faire parler d'elles. Précédant cette fantaisie dramatique, des explications concernant l'origine, le sens et les diverses adaptations des deux mythes figurent en première partie
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.