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Arthur Koestler. La rage totalitaire
Amar Hanania Alain
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782296547988
Les germanistes accordent généralement peu de place à Arthur Koestler (1905 – 1983). Pourtant, comme l'avaient montré tant le professeur de littérature contemporaine Alfred Kantorowicz, réfugié en France en 1933 et alors secrétaire général de la Ligue de protection des écrivains allemands en exil, que, dans les années 1980, les chercheurs de Paris VIII réunis autour de Gilbert Radia, le rôle de Koestler fut loin d'être négligeable durant les "années brunes", ce qui lui valut d'ailleurs d'être "brûlé" par les nazis, puis incarcéré en Espagne et en France, avant de s'établir en Angleterre. Dans cet essai, Hanania Alain Amar s'attache, comme il l'a déjà fait pour Otto Gross et Wilhelm Reich, à restituer ce que fut la "réalité de ce personnage hors du commun, aussi bien admiré que bafoué pour son combat, certes contre les fascismes, mais aussi contre tous les totalitarismes. L'originalité de l'étude du D'Amar réside dans le repositionnement de Koestler parmi les intellectuels de langue allemande, définitivement partis pour l'étranger, dont la sincérité, la lucidité, l'engagement et le courage comptèrent au XX" siècle, et dont l'image ? tantôt "héroïque", tantôt sulfureuse, suscite aujourd'hui encore d'âpres polémiques.
H. Alain Amar nous offre de nouveaux récits dans lesquels il nous transporte et nous égare d'histoire en histoire, laissant le lecteur repérer seul sa route, avec certes quelques indices sur ce qui relève de la réalité ou de la fiction... encore qu'il précise bien que toute fiction comporte une part de réalité. Tour à tour drôle, voire cynique, émouvant mais pudique, H. Alain Amar renouvelle le genre par des textes clairs, emplis d'humour et de références, clins d'œil à la littérature, au cinéma et à la BD. Onze récits nous permettent aussi, pour certains, un parcours ethnologique vivant et riche d'enseignements. Au total, des histoires dignes des conteurs du temps jadis...
Incontestable continuateur des Lumières par son constant souci de battre en brèche la puissance niveleuse des mystifications qui se posent en vérités absolues, le docteur Amar n'omet jamais d'insister aussi sur l'importance du sentiment et du rêve sans lesquels l'existence se voit réduite à une froide mécanique. Ces Effusions du coeur, tantôt rebelles, tantôt empreintes de délicatesse et de tendresse, renvoient à cette "volonté de ne pas subir" dont parlait Albert Camus... (Thierry Feral).
Dans un passé récent - mais sans doute les " ressorts " d'autrefois sont-ils les mêmes aujourd'hui - lorsque Hitler avalise ou encourage les entreprises criminelles de Himmler (conduit à s'entourer de scientifiques aptes à réaliser ses projets), se produit une sorte de libération d'instincts sadiques, meurtriers, ou à tout le moins agressifs et coercitifs. Dès lors tout devient possible. C'est un processus d'infantilisation, de déresponsabilisation qui opère. Mais le pire est que les humains, loin de tirer des leçons de l'Histoire, continuent à fonctionner de façon identique. Si le diagnostic est aisé à établir, les remèdes proposés sont dérisoires (lois, réglementations, déclarations indignées) face aux égoïsmes des individus et des nations, face à la recherche effrénée du pouvoir. Les " savants " n'ont pas toujours mesuré les effets de leurs découvertes et de leurs actes, et c'est à ce niveau que la réflexion éthique - au sens noble du terme et non pas galvaudé comme cela se passe aujourd'hui - est incontournable. Essayer de reconstituer par l'intérieur au lieu de n'en considérer que les dehors ce que fin la " folie " du troisième Reich, débusquer les mécanismes et implications qui le rendirent possible, refuser le retranchement derrière la polarisation sur l'Allemagne et les Allemands afin d'occulter et de refouler ce qui s'est produit et se produit encore ailleurs, tel est l'objet de cet essai qui, loin de dédouaner ou vouloir excuser quoi que ce soit, accuse et nous met face à nos responsabilités.
Qu'est-ce qu'un mystique ? Qui en sont les précurseurs - les grands prophètes - et les héritiers avec leurs dérives ? Y a-t-il une frontière nette entre le mysticisme et le délire mystique ? Peut-on être mystique de nos jours ? Quid du syndrome du voyageur et plus précisément de celui de Jérusalem ? Autant de thèmes que l'auteur aborde, avant de mettre en scène, avec humour et gravité, Dieu et ses Envoyés, dans une fantaisie dramatique en quatre actes.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.